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FAIT DU SOIR David Seve (FDSEA et CAF Gard) : « Nous réclamerons aussi l’aménagement des calamités agricoles »

David Seve a rendez-vous à la préfecture ce mercredi (photo Norman Jardin)

Après les inondations qui ont touché les Cévennes le 19 septembre dernier, le CAF du Gard (Conseil de l’agriculture française) a rassemblé les responsables des organismes agricoles, ce mardi matin. À l'issue de cette réunion, David Seve, le président du CAF Gard, a décliné la logistique qui sera déployée pour assurer l’accompagnement des agriculteurs sinistrés.

Objectif Gard : Quelles sont les décisions qui ressortent de la réunion de mardi ?

David Seve : Nous avons décidé de mettre en place une cellule de crise. Une permanence sera installée à la coopérative des oignons doux des Cévennes à Valleraugue. Elle réunira les syndicalistes, la MSA, la Chambre d’agriculture et Groupama. L’idée, c’est que la personne qui s’y rend puisse tout déclarer à un guichet unique.

Il y aura-t-il des opérations de solidarité ?

Il y a en eu déjà une lundi qui a réuni une quarantaine de personnes. Ils ont donné un coup de main pour déblayer et nettoyer les terrains.

Quelles sont les grosses demandes aujourd’hui ?

Cela concerne surtout les infrastructures. Il y a des ponts et des routes qui ont été emportés par l’eau et ça pose d’énormes problèmes.

« Il y a une soixantaine d’agriculteurs sinistrés »

Combien d’agriculteurs gardois ont été impactés le 19 septembre ?

Il y a une soixantaine d'agriculteurs sinistrés dans un secteur qui s’étend de Valleraugue à Anduze. Le sinistre est très localisé.

De quel genre de dégâts s’agit-il ?

Il y a beaucoup de « perte de fonds », c’est-à-dire des disparitions de terres, de murs, de terrasses qui ont été emportés par la crue.

Qu’en est-il des récoltes ?

Les oignons doux étaient déjà tous récoltés. Mais nous avons un peu de perte en ce qui concerne les pommes et les châtaignes.

« Nous aimerions une aide du génie civil et militaire »

Quels sont les prochaines échéances ?

Nous avons rendez-vous en préfecture ce mercredi, pour faire le point avec les services de l’État.

Qu’allez-vous leur demander ?

Nous aimerions une aide du génie civil et militaire pour remettre en place l’infrastructure le plus vite possible. Il y a des gros travaux de déblaiement car sur certaines parcelles il y a plusieurs mètres de boue. Nous réclamerons aussi l’aménagement des calamités agricoles.

C’est-à-dire ?

C’est un dispositif où tous les agriculteurs cotissent et l’État aussi. Cela permet, en cas de sinistre, d’être aidé sur les pertes de fonds. C’est géré par le DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer). Il faut que la demande soit validée départementalement. Ensuite ça remonte au comité national et ça peut donner lieu à des indemnisations.

« La production d'oignons doux pourrait être réduite de 20% »

Les pertes sont-elles chiffrées ?

Non, mais je l'estime autour de 5 millions d’euros, fonds et récoltes comprises. Il y a 17 000 m2 de murs, 27 kilomètres de chemins, 8 ponts qui sont détruits et 15 bassins de rétentions d’eau fragilisés. Il faut y rajouter six hectares de pommes perdus.

Les inondations auront-elles des répercutions à long terme  ?

Oui. L’année prochaine la production d'oignons doux pourrait être réduite de 20%. Il y a aussi huit hectares de parcelles à relocaliser.

Propos recueillis par Norman Jardin

 

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