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FAIT DU JOUR Nîmes Olympique : le retour de l’Ange(rs) gardien

bernardoni

Après deux saisons passées à Nîmes, Paul Bernardoni revient pour la première fois aux Costières où il a laissé beaucoup d'amis et des bons souvenirs.

Paul Bernardoni le jour de son arrivée à Nîmes (photo Norman Jardin)

L’ancien gardien de but des Crocodiles revient au stade des Costières cet après-midi avec Angers pour le compte de la 10e journée de Ligue 1 (coup d'envoi à 15h). Avant de retrouver ses anciens coéquipiers, le portier revient sur les deux saisons qu’il a passé à Nîmes et les amitiés qu’il a liées.

Son allure longiligne et ses parades salvatrices font désormais partie du passé du Nîmes Olympique. Paul Bernardoni a quitté les Crocos cet été pour rejoindre Angers. Il y a retrouvé d’autres anciens pensionnaires de la maison rouge comme Butelle, Alioui, Thioub et Bobichon, arrivé avant lui. « Ça m’a aidé, car je suis très proche d’Antonin (Bobichon, ndlr). Comme j’ai débarqué assez tôt, j’ai participé au stage d’avant saison et aux matchs amicaux. »

« Contre l'OM, l'ambiance était extraordinaire »

En quelques semaines son adaptation dans le groupe scoïste est actée. Deux ans plus tôt, un après-midi de juillet où le soleil tape fort sur les arènes de Nîmes, il débarque de Clermont en toute discrétion. Le jeune portier ne tarde pas à rentrer dans le cœur des supporters. Lui se régale de l'ambiance nîmoise et est impressionné à l’occasion de la victoire contre Marseille 3-1 : « c’est là que j’ai découvert les Nîmois et le stade des Costières. Contre l'OM, l'ambiance était extraordinaire. C’est aussi cette saison où j’ai connu mes meilleurs souvenirs avec une neuvième place décrochée à l’issue du championnat.»

Une parade de Bernardoni lors du derby contre Montpellier aux Costières 1-1 (Photo Anthony Maurin).

C’est le temps des copains, ceux qu’il conserve encore aujourd’hui avec la bande des Briançon, Ripart et Paquiez. « On est en contact très régulièrement. Un appel ou un sms, il ne se passe pas trois jours sans que le l’on se fasse un signe. Nous devions louer une maison au mois de novembre pour se retrouver l’espace d’un week-end. » Mais, à cause de la crise sanitaire, les retrouvailles privées sont reportées.

« Nous mettrons notre amitié de côté »

Celles sportives arrivent et elles sont programmées pour cet après-midi 15h. Cette fois Paul sortira du vestiaire des visiteurs et il faudra oublier les copains : « nous sommes des compétiteurs et nous mettrons notre amitié de côté. Ils veulent prendre des points et nous aussi. » Les Crocodiles (18e avec 8 points) qui restent sur trois défaites consécutives n’ont pas le luxe de la jouer sentimentale.

Bernardoni était un des chouchous des supporters nîmois (Photo Anthony Maurin).

Cette satanée crise sanitaire a privé Bernardoni des adieux avec le public nîmois et voilà qu’une fois encore il ne pourra pas le voir : « il y a une pointe de déception avec le huis clos parce que cela aurait été un plaisir de retrouver le stade plein, mais je suis évidemment très heureux de revenir à Nîmes. » Nul doute que les fans du NO auraient aussi aimé saluer leur ancien chouchou. Les joueurs nîmois, il aura l'occasion de les retrouver à l’issue de la rencontre lors des quelques minutes qui précèdent le départ avec le bus, pour un moment éphémère mais sincère.

« J’aurais aimé que le stade soit plein mais ce n’est que partie remise »

Entre Bernardoni et les Nîmois l’alchimie est immédiate. « Le principal, c’est de laisser un bon souvenir en tant que joueur mais aussi en tant qu’homme. Ils savent que j’ai toujours tout donné et je les remercie pour les petits mots qu’ils m’envoient par moment. J’aurais aimé que le stade soit plein mais ce n’est que partie remise. » Au centre d’entraînement de la Bastide, le gardien de but échangeait souvent avec les supporters qui appréciaient sa personnalité. Le gardien n'hésitait pas à faire preuve d'autodérision ou à parler de ses passions comme le cyclisme ou la défense de la cause animale. Les fans du NO ont aussi appris à connaitre Bernie, le chien de Paul qui était parfois mis en scène sur les réseaux sociaux : « il est en pleine forme. Malgré le confinement il a droit à ses promenades, il découvre l’Anjou et c’est chouette. »

Deplagne, Bernardoni, Ferri et Maouassa le soir où Nîmes fêtait le maintien en Ligue 1 (Photo Anthony Maurin)

Le gardien de but, grand amoureux du Tour de France, avait grimpé le Mont-Ventoux en mai 2019, en compagnie des Crocos Valette, Briançon, Paquiez et Bobichon. Alors il ne ratera rien de la 108e édition de la Grande Boucle qui passera à Nîmes en juillet prochain : « j'aurais aimé profiter de l’occasion pour revenir dans le Gard, d’autant que le Tour ne passera pas à Angers, mais nous serons en période de préparation de la saison 2021/2022. »

« Je ne voulais plus être prêté. D’entrée de jeu, le club m’a dit que le transfert serait impossible »

Loin des stéréotypes du footballeur frimeur, l’ancien nîmois se démarque par sa simplicité et son authenticité. Mais alors pourquoi ne pas être resté dans un club où il se sentait si bien ? « J’avais dit à Reda (Hammache, le directeur sportif du Nîmes Olympique, ndlr) que je ne voulais plus être prêté et que je voulais privilégier un transfert. D’entrée de jeu, le club m’a dit que le transfert serait impossible. Du coup mon choix été fait et Angers m’a plu tout de suite. » La page est tournée et ce sont désormais les couleurs angevines qu’il défend. Voilà neuf matches qu’il garde les buts du SCO et il fait un premier bilan : « c’est plutôt bien, mais je suis déçu de mon dernier match (Angers – Nice 0-3). Au niveau des résultats, il nous faut être plus régulier, nous n’arrivons pas encore à enchaîner. »

Les supporters nîmois n'ont pas oublié leur ancien gardien de but (photo Anthony Maurin)

Une analyse qu’il fait aussi pour les débuts de saison des Crocodiles, « je trouve qu’ils sont parvenus à prendre des points compliqués comme à Lyon ou à Montpellier. Ils sont dans les temps pour décrocher le maintien. » Une victoire dans le derby qui a particulièrement attiré son attention : « je me souviens que j’étais en week-end à Annecy. J’étais super content pour eux, surtout que c’est Renaud qui a marqué, c’est tout un symbole pour le club. »

« On ne gagnait pas un match, je me demandais ce que nous allions faire »

Les bons moments n’effacent quand même pas les mauvais et la saison dernière. « Dans l’hiver, on ne gagnait pas un match. Il y a eu le 6-0 à Bordeaux et trois jours plus tard le 4-0 contre Lyon où je n’avais pas été bon. Le plus dur c’était la période des fêtes de Noël où je me demandais ce que nous allions faire", se souvient le gardien international Espoirs.

Bernardoni a fait sa valise l'été dernier (Photo Norman Jardin)

Aujourd’hui, Paul ne s’attend pas à une partie de plaisir : « quand on joue contre Nîmes c’est toujours compliqué. Je sais que Jérôme Arpinon les a un peu secoués après la défaite contre Metz. » Espérons qu’à leur tour les Nîmois secoueront les Angevins et qu’ils décrocheront une troisième victoire de la saison. Une fois la rencontre terminée, ce sera à nouveau, le temps des copains.

Norman Jardin

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