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BAGNOLS/CÈZE La FCPE du lycée Einstein fait part de ses inquiétudes

Le lycée Einstein à Bagnols, photo d'illustration (Photo OG).
Environ 2 200 lycéens, troisièmes et post-bac sont scolarisés au lycée Einstein, à Bagnols/Cèze. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Depuis deux semaines, les lycéens doivent alterner entre une semaine de cours et une semaine de travail à la maison. La FCPE  (Fédération des conseils de parents d'élèves) du lycée Einstein de Bagnols/Cèze reste attentive aux conditions sanitaires et d'enseignements. Mais elle s'inquiète d'un passage total en distanciel.

Et pour cause, "il n'y a pas de processus de distanciel clair qui existe, comme si on n'avait pas tiré d'enseignements du précédent confinement", déplore Frédéric Poty, parent d'élève et tête de liste FCPE au lycée Einstein. Il tient à dire qu'il ne remet pas en cause l'équipe pédagogique avec qui il collabore avec bienveillance et partage. Mais se pose la question de boucler les programmes avant la fin de l'année scolaire : "C'est déjà dur en temps normal mais là, il va falloir le faire en deux fois moins de temps."

Le proviseur du lycée, Thierry Feutry, se veut rassurant sur ce point : "On a un certain nombre d'éléments au plan national avec des supports comme le CNED. Depuis mars, on ne fait que s'adapter. On s'adaptera encore." Pour assurer la continuité pédagogique, les enseignants d'Einstein utilisent Pronote et l'ENT (Environnement numérique de travail) pour stocker les cours et ont recours parfois à des cours en visioconférence.

Aucune classe fermée

Une organisation facilitée du fait que les lycéens disposent d'un ordinateur fourni par la Région Occitanie, "même s'ils n'ont pas tous des bonnes connexions et qu'il y a forcément eu des décrochages", nuance le proviseur. Il y a aussi la peur du côté des parents de se retrouver livrés à eux-mêmes comme pendant le premier confinement : "Professeur, c'est un métier et ce n'est pas le nôtre", énonce Frédéric Poty.

À la date du dernier conseil d'administration, il y avait 58 élèves présentant une suspicion de virus et six confirmés sur un total d'environ 2 200 élèves (lycéens, troisièmes et post-bac ndlr), relate Frédéric Poty. Information confirmée par le proviseur. Il y aurait eu jusqu'à 11 élèves positifs au virus avant les vacances. Aucune des 70 classes n'est fermée actuellement. "On est au travail pour faire passer au fur et à mesure les inquiétudes des parents et des personnels", poursuit le proviseur. Depuis la rentrée, l'application de la distanciation physique a été renforcée. Les élèves mangent en quinconce à la cantine par exemple. "Avec la moitié des effectifs, c'est plus viable", affirme le proviseur.

Il y a un autre élément de contexte pose question aux parents de la FCPE, c'est l'absence d'un demi-poste d'infirmière au lycée. "Les gens sont parfois vulnérables", indique M. Feutry, qui précise que l'infirmière a fait valoir son droit de retrait. Deux équivalents temps plein travaillent à la fois au lycée et au collège pour assurer une permanence dans les deux établissements.

Sans lien avec la pandémie, la FCPE relève un autre probllème : deux classes de terminales n'ont toujours pas de professeur principal. "Certains profs voudraient mais ne peuvent plus l'être car ils sont enseignants de spécialité", atteste la tête de liste FCPE. Bien conscient du problème, M. Feutry précise qu'il est "en cours de résolution", sachant que les inscriptions sur Parcoursup ouvriront le 20 janvier et que le temps presse.

Marie Meunier

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