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GARD Au milieu des poivrons pourris, il transporte près de 7 millions de drogue sans le savoir !

Photo d'illustration

Ce Néerlandais connu pour plusieurs condamnations, dont une concernant des stupéfiants, a écopé hier de 6 ans de prison au tribunal correctionnel de Nîmes.

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Une odeur de javel et des denrées alimentaires périmées depuis près de 2 ans... Lorsque les douaniers ont pénétré dans la remorque d'un camion sur l'aire de repos de Vergèze dans le sens Sud-Nord, ce 1 novembre 2019, ils étaient certains de tomber sur un trafic de stupéfiants.

Et ils n'ont pas été déçus. Dans des sacs près de 700 kilos de cannabis. Comme souvent sur cette autoroute A9, "cette route de la fortune", pour les trafiquants comme l'explique, ce jeudi 26 novembre, le responsable des douanes à l'audience du tribunal correctionnel de Nîmes. " On sait que l'Espagne est une plate-forme d'entrée des produits stupéfiants. Il passe 10 000 camions par jour sur cet axe. L'Espagne est la porte ouverte de la drogue", complète le fonctionnaire.

Seul détenu depuis un an après le contrôle opéré sur l'aire d'autoroute gardoise, un chauffeur poids-lourd néerlandais d'une quarantaine d'années, ne comprend pas comment la drogue a pu atterrir dans son camion. Il avait chargé des poivrons près de Grenade pour remonter vers Lles Pays-Bas lorsqu'il a été interpellé. Il affirme qu'il devait transporter entre ses deux pays des poivrons périmées, d'une grande surface à une autre de la même enseigne. "Mais pourquoi transporter d'Espagne vers les Pays-Bas des produits périmés", interroge le président Jean-Pierre Bandiera.

"Je ne suis que chauffeur. Je n'ai pas à contrôler ce que je transporte et encore moins à poser des questions aux entreprises avec laquelle mon patron travaille", répond avec l'aide d'une traductrice le mis en examen pour ce trafic de stupéfiants. "Mais enfin vous n'êtes pas surpris de transporter ces produits pourris", relance le magistrat. "Mon patron m'a demandé, j'ai fait"!

Un mystérieux patron d'ailleurs qui n'a jamais édité un bulletin de salaire à son salarié, qui ne payait qu'en liquide pour ne pas laisser de trace, et qui avait avec son employé un téléphone crypté qu'utilisent tous les trafiquants de drogue... Un téléphone qui permet d'effacer tous les contacts et conversations à distance lorsque les forces de l'ordre procèdent à une interpellation. Un patron qui après l'arrestation de son conducteur, n'a jamais essayé de le joindre et qui n'a même pas voulu récupérer son camion !

" Cette forte odeur de javel, peut-être pour diminuer le flair du chien des douanes, vous ne la sentiez pas ? ", poursuit le magistrat. "Non, ce jour-là j'avais un rhume", poursuit le mis en cause qui s'enfonce dans ses déclarations. Le prévenu affirme également qu'il n'a pas touché les sacs dans lesquels étaient entreposés le cannabis. Pourtant son ADN y a été retrouvé.

"Il raconte une histoire à faire rire un enfant, mais qui n'est là que pour masquer une réalité : celle de sa participation entière à un trafic de drogue d'envergure. Un trafic qui devait rapporter 6,8 millions d'euros", affirme pour sa part le vice-procureur, Willy Lubin, qui réclame et obtient de la juridiction pénale nîmoise que ce trafiquant soit condamné à 6 ans de prison ferme. Un chauffeur qui reste en détention.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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