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FAIT DU JOUR Iulia Suc, le zeste fraîcheur de la préfecture

Iualia Suc (Photo Anthony Maurin).
Iulia Suc dans les jardins de la Préfecture (Photo Anthony Maurin).

Certains l'écrive alléluia, d'autres, comme les Gardois, penseraient plutôt à " Allez Iulia ! " Iulia Suc, sous-préfète et directrice de cabinet du préfet du Gard Didier Lauga est en poste depuis le mois de juillet dernier.

C'est une jeune femme pleine de vie qui découvre son métier et tout ce qui va avec. " Je suis en pleine réappropriation des lieux ! Je voulais remettre ce bureau au goût du jour en y ajoutant des photos, beaucoup de photos. " Et pour le choix des clichés, Iulia Suc sait où trouver. " J'en ai pris quelques-unes lors de mon survol du département en avion avec la Sécurité civile mais Jean Rampon, le sous-préfet d'Alès, m'en a aussi offerte trois qu'il a pris et développé lui-même. J'ai aussi mis quelques plantes et, même si Béatrice (une collaboratrice, NDLR) m'aide beaucoup, je suis assez fière de mon orchidée car je n'ai pas franchement la main verte ! "

Des photos qui sont le reflet d'un territoire qu'elle ne connaît que partiellement. Arrivée à son poste en juillet dernier, la crise sanitaire n'a pas épargné la néo-Nîmoise. Lyonnaise d'origine, Iulia Suc devient sous-préfète dans le Gard après un master en science politique et un passage à l'ENA (promotion Molière 2018-2019).

Dans le bureau du préfet du Gard Didier Lauga, Iulia Suc fait un point quotidien (Photo Anthony Maurin).

" Ça a été difficile de se déplacer dans le Gard depuis que je suis là... J'ai visité nettement moins de choses que ce que j'avais prévu initialement mais j'ai quand même pu aller me baigner à la mer et à la rivière cet été. J'ai découvert les marchés de Sommières et d'Uzès mais j'attends le moment où l'on va pouvoir sortir normalement pour pouvoir connaître les fêtes votives et les ferias par exemple ! " En parlant de feria, son baptême du feu (ou tout le contraire plutôt) a eu lieu lors de la dernière feria des Vendanges 2020 où elle a dû gérer sa première crise.

" J'étais de permanence à Nîmes et il y a eu l'épisode cévenol ! En six mois on va dire que j'ai eu un bel aperçu des thématiques sur lesquelles une directrice de cabinet doit travailler. La Sécurité civile, les risques incendie et inondation, les fêtes votives et les ferias, la sécurité routière, l'aspect sanitaire.... Ce fut bref mais très intense et dans le même temps, il y avait la Feria des Vendanges à Nîmes et les Journées du patrimoine en préfecture ! " Bien formée à l'ENA puis par son stage en préfecture de Loire-Atlantique, Iulia Suc a la tête bien faite et parle anglais, roumain (de par ses origines), espagnol ou encore russe.

La gastronomie gardoise

Mais revenons à deux choses qui passionnent Iulia Suc. La gastronomie (voire la curiosité culinaire) et la connaissance de son territoire. Connaître le local est un impératif et, honnêtement, quoi de mieux que de le découvrir par la table ? Et pour les paysages Gardois, comment compte-elle les découvrir ? " Je ne suis pas encore allée à Aigues-Mortes ou en Camargue. Je ne connais pas non plus le Mont Aigoual mais je connais plutôt bien Nîmes. J'ai même fait la visite guidée des arènes ! J'adore les visites guidées quand elles sont faites par des gens passionnés qui transmettent leur passion. C'est toujours dynamique et c'est encore mieux quand ce sont les gens du coin qui en parlent. "

Et dans l'assiette alors ? Le Gard et ses nombreux produits d'exception, reconnus et labellisés, plaisent à la sous-préfète. " J'adore les spécialités locales ! La brandade, les croquants Villaret, le jus de pommes reinettes du Vigan, les pélardons, le taureau de Camargue, les vins des Costières, la crème de châtaigne... Je dois goûter cette semaine les petits pâtés nîmois ! J'aime vraiment découvrir les produits locaux. "

Iulia Suc (Photo Anthony Maurin).

Les Gardois, eux, sont encore un peu mystérieux pour Iulia Suc. " On m'avait dit qu'ils étaient réboussiers mais pour l'instant je ne l'ai pas trop constaté. Les gens sont agréables ! Pour le moment j'ai suivi de nombreuses visioconférences mais c'est très particulier car on ne rencontre pas vraiment les gens... " Ce qu'elle aime avant tout dans son métier, c'est peut-être l'imprévu. " On ne peut jamais savoir exactement ce que l'on va faire dans la journée ! C'est la saveur du métier, il faut s'adapter vite et aimer les gens et leur contact. " Alterner l'urgence et les dossiers plus profonds font tout le sel de ce poste atypique. " On aide les gens et on voit l'impact que l'on peut avoir. Nous sommes là pour aider. "

Dévouement total

Aider même si l'administration peut avoir mauvaise presse. Ici, en préfecture, le don de soi est constant et à tous les étages. " Les fonctionnaires travaillent pour l'intérêt général. Je suis toujours étonnée par leur dévouement. En période de crise, personne ne compte ses heures. C'est dommage que parfois les gens oublient cela quand ils parlent des fonctionnaires. "

Iulia Suc échange avec le préfet (Photo Anthony Maurin).

Les qualités pour occuper ce poste de directrice de cabinet du préfet ? " Savoir s'adapter vite et bien, être disponible et être humble car il n'y a jamais de réponse exacte ou parfaite. Il faut être curieux aussi. Le préfet connaît très bien le département et il me donne quelques conseils ! Ici, les équipes sont dévouées, expertes et connaissent parfaitement leurs thématiques. Ces discussions sont importantes. L'ambiance est très bonne, c'est un vrai plaisir. "

Corrida et course camarguaise

N'ayant pas encore eu le temps de voir une course camarguaise ou une corrida, Iulia Suc semble impatiente d'assister à ces premiers événements traditionnellement culturels. À quoi s'attend-elle ? " Pour la course camarguaise comme pour la corrida, je veux y aller avec une personne initiée qui pourra m'expliquer un maximum de choses. Je suis curieuse, je veux comprendre le pourquoi, le comment. En fait, comme pour une visite guidée je veux y assister avec une personne passionnée. Je n'anticipe pas beaucoup sur ce que que je pourrai ressentir.  "

Un dernier mot ? Enfin deux, un sérieux et l'autre plus léger. " En cette fin d'année et particulièrement pour les fêtes, les consignes sanitaires doivent être respectées. La sécurité routière et les accidents récents sont aussi un grand enjeu de la fin 2020 dans le Gard. Enfin, je compte ramener dans ma famille et chez mes amis les meilleurs produits gardois. Des produits locaux sont toujours d'excellents cadeaux mais il ne me faudra pas trop charger la valise parce que je dois prendre le train... ! "

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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