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LE 7H50 de Juan Martinez, le président de la CCBTA : « Il faut être offensifs et nous le sommes sur notre territoire »

Juan Martinez, le maire de Bellegarde et président de la CCBTA. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)
Juan Martinez, le président de la CCBTA. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Développement économique, environnemental, dossiers à achever, d'autres à poursuivre ou à accélérer : Juan Martinez, le président de la communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence et maire de Bellegarde, fait le point sur les projets du territoire pour cette année. 

Objectif Gard : On a beaucoup parlé ces dernières semaines des maisons de santé en cours de création à Bellegarde et à Beaucaire. D'autres bâtiments poussent un peu partout sur le territoire, il s'agit d'équipements sportifs ou culturels. Où en sont tous ces projets ?

Juan Martinez : Le contrat local d'aménagement, pour lequel nous avons fixé une enveloppe globale de 12 millions d'euros, se termine. La salle de la Calade à Vallabrègues est terminée, de même que la halle des sports de Jonquières-Saint-Vincent qui sera bientôt inaugurée. Le pôle culturel et associatif Élie-Bataille de Bellegarde va bientôt être livré et les travaux de réhabilitation et d'extension de la salle Georges-Brassens à Fourques sont achevés. Elle aussi sera bientôt inaugurée. Reste le centre de congrès de Beaucaire qui j’espère va avancer cette année avec le lancement du concours d’architectes. On devrait commencer les travaux (le coût du projet est estimé à 4,5 millions d'euros, NDLR) en fin d’année ou en début d’année prochaine.

En fin d'année dernière, vous annonciez la construction d’une plateforme logistique de 44 000 m2 sur la zone industrielle Domitia de Beaucaire avec 150 emplois à la clé. D'autres entreprises ont-elles manifesté leur volonté de s'implanter en Terre d'Argence ?

On a des demandes. Mais aujourd'hui, nos zones d'activités sont quasiment remplies. Tout est complet ou sous compromis. Nous travaillons actuellement à augmenter la capacité d’offre de fonciers économiques sur le territoire. On regarde sur Beaucaire, en phase avec le PLU (Plan local d'urbanisme, Ndlr), ainsi que sur Bellegarde puisqu’il y a une vingtaine d’hectares disponibles, notamment sur la zone de Coste-Rouge et de la zone de Broussan, pour de l’aménagement économique. On a également un projet d’extension de la zone de la Broue à Jonquières-Saint-Vincent. La demande est là, nous essayons de trouver des solutions pour y répondre, nous sommes dynamiques, mes services sont plus proactifs qu’attentistes. En parallèle, et cela concerne les entreprises mais aussi les commerces du territoire fortement impactés par la crise sanitaire, nous poursuivons notre engagement en matière aides au développement des circuits courts et aux loyers avec la Région Occitanie. Nous avons mobilisés un million d'euros.

L'habitat et notamment la lutte contre l'insalubrité est également un dossier important sur le territoire...

Trois communes sont concernées par cette Opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain (OPAH-RU, NDLR), soit Beaucaire qui représente la part la plus importante, Bellegarde et Jonquières-Saint-Vincent. Aujourd’hui, nous sommes en partenariat avec l’État, l’Anah (Agence nationale de l'habitat) et le Département pour mener cette opération pour laquelle 7 millions d’euros ont été fléchés. Nous n’avons pas tout consommé. Nous sommes un peu en retard mais des opérations importantes commencent à sortir. La finalisation du volet 2 de l’OPAH-RU aura lieu cette année. Nous avons identifié des îlots particuliers, insalubres et inoccupés, dans ces trois communes pour y mener des actions plus fortes sur l’amélioration. Reste à savoir ce que nous y mettrons en financements publics et pour quelle destination. S'agira-t-il de l’aménagement de l’aire urbaine ou de la requalification de logements pour de la location ou de la vente, on y réfléchit.

Comment explique-t-on un tel résultat en matière d’insalubrité sur le territoire ?

Si on prend l’exemple de Beaucaire, c’est un secteur sauvegardé avec donc des contraintes architecturales. On ne peut pas y faire n’importe quoi. Alors tout de suite, cela entraîne des coûts importants. Ce n’est pas une volonté délibérée de la part des propriétaires de laisser à l’abandon des biens. L’OPAH-RU permet d'obtenir une aide assez importante, jusqu'à 80% pour la rénovation de biens très dégradés. Mais si un propriétaire n’a pas les moyens de payer les 20% restants, cela ne sert à rien. Et puis il y a une autre problématique. Ces trois communes se sont développées, et les gens se sont plus dirigés vers des lotissements. Le centre-ville avait perdu en attractivité mais les investisseurs sont en train d'inverser cette tendance.

Concernant le volet environnemental, l'an dernier au mois de février, la CCBTA venait d'acquérir la plateforme de compostage, anciennement gérée par la Saur à Bellegarde, pour y implanter une recyclerie. Où en est ce dossier ?

C'est un projet très important, à la fois sur le volet environnemental mais aussi sur celui de l'insertion puisque ça permettra de donner un coup de pouce aux personnes très éloignées du monde du travail. Nous allons essayer de le mener cette année. La réflexion que nous menons actuellement porte sur la gestion de cet outil, va-t-on la confier à une association, comme ça se fait souvent, on ne le sait pas encore. Toujours sur le volet environnemental, nous poursuivons le projet de la voie verte de 9 kilomètres entre Beaucaire et Bellegarde, le long du canal Rhône à Sète. On devrait lancer les travaux cette année. Ils se dérouleront en deux phases. Le coût est estimé à 1,2 million d'euros, financé par la communauté de communes et le Département. Nous allons aussi solliciter des aides du Fonds européen et de la Région.

Quels sont les enjeux sur une communauté de communes telle que Beaucaire Terre d’Argence ?

C'est d’avoir une gestion de nos dossiers qu’ils soient économiques ou de territoire, etc, au plus près de nos services et presque de les gérer comme si nous étions une petite commune. Parce que nous avons un territoire à taille humaine. On est 30 000 habitants. Ce que nous avons fait par rapport aux équipements, on peut le critiquer mais c’est la communauté de communes qui a payé pour chaque commune. On a réussi à faire de l’investissement dans chaque commune. Nous avons un territoire intéressant, on a une ressource économique et on peut porter des projets locaux au bénéfice des communes. La volonté pour ce nouveau mandat, c’est de recréer ce cadre identique avec des moyens. Même si on ne pourra peut-être pas investir comme on l'a fait lors du dernier mandat parce qu'il y a une grande inconnue qui est la covid-19. Mais il faut être offensifs et nous le sommes sur notre territoire. Nous portons beaucoup de projets. Je suis très serein et très content. Tout n’est pas parfait mais je trouve qu’on a fait du bon boulot, il faut qu’on continue. Qu’on continue à équiper nos territoires, qu’on continue à investir.

Propos recueillis par Stéphanie Marin

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