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SÉNAT « Le plan de relance ne ruisselle pas jusqu’aux petites communes », lance Laurent Burgoa au ministre Olivier Dussopt

Le sénateur Laurent Burgoa dans l'hémicycle du Sénat Photo Objectif Gard

Lors du débat sur le thème « Quel rôle pour le préfet à l’heure de la relance ? » qui se déroulait ce mercredi 24 mars au Sénat, Laurent Burgoa est intervenu dans l’hémicycle en constatant que les importantes sommes débloquées par l’État pour soutenir l’investissement des collectivités locales, de par leur processus d’attribution « ne ruisselaient pas jusqu’aux petites communes ».

En effet le sénateur du Gard regrette que « ces décisions d’attribution sont entre les mains des seuls préfets. Hier, vous jugiez discrétionnaire et d’un autre temps les dotations d’action parlementaire - les réserves parlementaires - aujourd’hui, des sommes considérables sont entre les mains de hauts fonctionnaires qui n’ont de compte à rendre à personne ».

Laurent Burgoa constate surtout une inégalité d’accès à ces crédits du fait de la taille de la collectivité car « les relations privilégiées que les grandes villes entretiennent avec les préfectures mais, surtout, leur importante ingénierie, confèrent aux grandes villes un avantage certain sur les plus moyennes ». Le sénateur du Gard a insisté « vous avez l’air d’oublier que si 80% de la population vit sur 20% du territoire, 20% de la population vit sur 80% de ce territoire et qu’ils ne sont pas des « sous » citoyens et, d’ailleurs, permettez-moi de vous le dire : avec 1000 euros, on fait de bien plus grande chose dans une petite commune que dans une grande et, sans nul doute, avec beaucoup moins de déperdition ».

Afin de pouvoir défendre les communes de petite taille, mais également dans un souci de transparence et donc d’amélioration de la confiance dans le processus d’attribution de ces crédits, Laurent Burgoa a proposé que l’État s’inspire du mode d’attribution de la DETR, la dotation d’équipement des territoires ruraux, qui est soumise à une commission regroupant préfet, parlementaires et élus locaux. Cela sera sans conteste un pas de plus pour
encourager des relations « préfet-maire » plus étroites.

Rappelons que le plan de relance, annoncé en septembre dernier, avait permis l’injection de plus de 9 millions d’euros dans le Gard en 2020 et permis à 33 chantiers d’obtenir une aide de l’Etat.

Abdel Samari

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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