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NÎMES En matière de sécurité, la Ville mise tout sur la prévention

Communication Interne - Crise sanitaire - Patrouille police

 

Image d'illustration (Photo Police municipale de Nîmes)

La prévention est la clé de voûte de la politique sécuritaire de la Ville de Nîmes. La Stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance vient d’être adoptée au conseil municipal, ce samedi matin. Pivot de la politique de sécurité jusqu’en 2024, elle fixe le cap du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSDP).

Présidé par le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier, le CLSPD rassemble tous les acteurs institutionnels et associatifs, compétents (Polices Nationale et Municipale, Préfète, procureur, instances judiciaires, mais aussi bailleurs sociaux, représentants de l’Éducation ou des transports) autour d’objectifs communs afin d’adapter les réponses à une délinquance évolutive. Pour la période 2021-2024, quatre axes sont définis : l’attention et la prévention du basculement des plus jeunes dans la délinquance (trafic, prostitution juvénile, cyberharcèlement, violence), la prise en compte accrue des plus vulnérables (personnes âgées, accueil des victimes), l’intégration élargie de la population dans la prévention et la lutte contre la délinquance ainsi que le renforcement de la gouvernance et du rôle du maire avec la création de moyens financiers supplémentaires potentiels.

Face à l’urgence des enjeux, la Ville veut enclencher sans retard les actions. Nîmes n’échappe pas au constat national d’une aggravation de la délinquance juvénile. Environ 600 mineurs étaient impliqués en 2019 dans des faits délictueux, contre 800 en 2015, constituant tout de même plus de 17% des mis en cause. Les vols avec violence sont également commis, pour plus d’un fait sur deux, par des mineurs. Le levier de la prévention apparaît là comme indispensable afin de réorienter des comportements déviants naissants. Environ 100 dossiers sont suivis chaque année par le coordonnateur du Conseil pour les droits et les devoirs des familles, qui est un agent de la municipalité. 50 à 70 rappels à l’ordre sont organisés, lorsque le procureur de la République juge que les faits ne nécessitent pas de poursuites judiciaires.

TIG : bientôt 20 par an

La Ville accueille 15 (et bientôt 20) travailleurs d’intérêt général par an. Ce contact avec le service public, le fait de se lever chaque matin, de suivre des règles et respecter des horaires, est bien souvent bénéfique dans l’évolution de la personne, qui va ensuite être suivie par un référent parcours, véritable appui à l’insertion professionnelle et sociale. Ce contact avec l’autorité se déroule dans le cadre scolaire avec les policiers municipaux qui sensibilisent chaque année des classes de CM1/CM2 à la prévention routière et, plus récemment, aux dérives du numérique, et les dangers de l’utilisation des réseaux sociaux. Il peut également se dérouler dans le cadre extra-scolaire où des policiers nationaux, épaulés par un policier municipal, encadrent plusieurs dizaines de jeunes pour des activités de loisirs et d’éducation à la citoyenneté.

Missionnés par la Ville, ils mesurent et préviennent les risques de délinquance sur la voie publique des jeunes livrés à eux-mêmes… Leur rôle va évoluer vers une médiation renforcée auprès des jeunes, via des activités sportives encadrés et un suivi personnalisé. La Ville porte une attention particulière aux publics les plus fragiles, qu’il s’agisse de l’accueil des victimes, de l’accès à la justice de proximité ou d’information aux seniors. Elle est un appui financier et physique des différents dispositifs mis en place. La sécurité de la population est un enjeu prioritaire. Après avoir investi pour contrer le risque attentat (emploi de barrières anti-intrusion lors d’événements), sécuriser ses écoles (dispositif d’alerte centralisé), renforcer ses effectifs de police municipale et développer la vidéosurveillance (446 caméras, 2e réseau de France, qui permet la résolution d’au moins deux affaires par jour), la Ville s’engage à prendre de nouvelles mesures d’ici 2024.

Des marches exploratoires de sécurité sont régulièrement organisées sur les secteurs à problèmes récurrents avec les membres du CLSPD et les riverains pour constater en direct les interventions à mener pour sécuriser efficacement les lieux. Ce renfort du lien de proximité avec les habitants impliqués dans la vie de leur quartier va co-construire la sécurité de proximité : 16 quartiers ont déjà désigné des riverains référents formés et encadrés pour veiller à la lutte contre les cambriolages. Le dispositif va être élargi à d’autres acteurs locaux : associations de résidents, syndics d’immeuble. Le Gard est l’un des départements les plus concernés par le phénomène de la radicalisation. L’échange d’informations confidentielles rendues possibles depuis 2018 a pu améliorer la détection, le signalement et la prise en charge de personnes radicalisées. Un CLSPD restreint va être mis en place prochainement pour accentuer ces échanges.

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