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GARD Un atlas dédié aux oiseaux du Gard

Huppe fasciée Upupa epops (Christophe Grousset)
Martin-pêcheur d'Europe Alcedo atthis (Gilbert Lacassin)

25 ans après le premier Atlas des oiseaux nicheurs du Gard, paru en 1993, un nouvel atlas, incluant aussi les oiseaux hivernants et migrateurs, est paru il y a plus d'un an. Il met en exergue le recul de l’avifaune dans le département du Gard.

Cet ouvrage collectif a été publié le 12 décembre 2019 et est proposé au prix de 35 euros auquel il faut ajouter les frais d'emballage et de transport. Cette offre n'est valable que pour la France métropolitaine.

Jean-Pierre Trouillas, président du COGard, est à l'initiative du vaste projet. C'est un naturaliste, amoureux des sciences naturelles, d’histoire, du patrimoine et des traditions. Passionné de photographie, des arts et de la culture, il est curieux de tout avec une furieuse envie de partager ses passions. Ex-éducateur à la retraite, mais toujours prêt à créer du lien par conviction et non par déformation professionnelle, il continue sa belle aventure.

" C’est en 2008 que le Centre Ornithologique du Gard a décidé de travailler sur un nouvel atlas des oiseaux du Gard. En 1993 l’association avait édité le premier Atlas des oiseaux du Gard. 26 ans après, un nouveau point sur l’avifaune gardoise paraissait nécessaire, explique le spécialiste. L’idée de comparer et de mesurer l’évolution des espèces aviaires nicheuses du département était primordiale mais le COGard voulait aller encore plus loin. Il y a incorporé les espèces migratrices et hivernantes transitant ou séjournant dans le Gard. Ce sont donc 321 espèces qui y sont traitées, reflétant l’extraordinaire diversité des biotopes du département qui s’étage depuis le sommet du mont Aigoual jusqu’à la plage de l’Espiguette. "

Huppe fasciée Upupa epops (Christophe Grousset)

Cet ouvrage est une véritable aventure collective, forte, inaliénable, indispensable pour réussir un tel projet. 27 réunions de travail ont été nécessaires pour faire des choix ou valider des options car réaliser un atlas des oiseaux, c’est vivre en premier lieu une aventure humaine au sein d’un groupe qui entretient une émulation visant à produire, sur un créneau donné, un état des populations aviaires.

Un travail de fourmi a permis aux 2 127 observateurs de terrain de récolter 728 000 données entre 2009 et 2O16. Ces nombreuses observations collectées ont été la matière première pour l’élaboration des monographies des espèces. Pour Paul Isenman, chercheur émérite du CNRS et gardois depuis 50 ans, " tout compte fait dans le Gard, tout n’a pas été perdu et il subsiste encore de beaux restes de ce que nos prédécesseurs ont connu. Ce livre avec les moyens modernes d’iconographie et de géomatique nous le montre. Il nous reste maintenant l’ardente obligation de les préserver autant qu’il le faudra. Remercions vivement tous les intervenants sur le terrain et les rédacteurs pour ce travail collectif exemplaire. "
Circaète Jean-le-Blanc Circaetus gallicus (Christophe Grousset)

D’un point de vue technique, la réalisation d’un travail s’articule autour de trois grandes étapes. Le travail de terrain, limité dans le temps par la période d’enquête, se caractérise par une recherche intensive des indices de présence de l’avifaune sur l’ensemble du département. Ensuite, vient le temps de l’analyse des résultats via des représentations cartographiques et l’utilisation d’outils statistiques adaptés. Huit personnes ont travaillé sur la cartographie et trois à l’analyse des données. Enfin, l’édition. 39 personnes on écrit les monographies pendant que d’autres ont relu et rectifié.

En fin d’ouvrage place aux différentes synthèses. Les 21 districts sont passés au peigne fin pour en tirer la substantifique moelle. Une conclusion générale permet de faire l’état des lieux du département du Gard et devrait permettre aux décideurs et différents aménageurs de faire les bons choix pour protéger cette biodiversité exceptionnelle.

Martin-pêcheur d'Europe Alcedo atthis (Gilbert Lacassin).

" À l’heure d’une prise de conscience des dangers menaçant la biodiversité, dans un contexte de changements globaux et locaux qui s’accélèrent, cet ouvrage offre une vue sans précédent de l’avifaune gardoise et de son évolution récente, concluait Jean-Pierre Trouillas. Il répondra aux attentes du promeneur sensible à la beauté de la nature et à l’ornithologue confirmé. Puisse-t-il, de surcroît, plaider en faveur de l’urgence de préserver les écosystèmes dont dépendent les oiseaux ainsi que leurs cortèges floristiques et faunistiques. "

400 pages pour 35 euros dans toutes les bonnes librairies.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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