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DÉPARTEMENTALES Saint-Gilles : Bernard Poujol et Sophie Lajois défendent une « écologie libérale »

Les candidats de "Vivre autrement" sur le canton de Saint-Gilles Sophie Lajois et Bernard Poujol, la présidente de Cap écologie Corinne Lepage et le remplaçant Guy Ekissi (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Il existe une écologie en dehors de la Gauche : c’est ce que veulent démontrer Bernard Poujol et Sophie Lajois sur le canton de Saint-Gilles. 

Le riziculteur bio, connu pour utiliser des canards sur son exploitation saint-gilloise, et l’attachée commerciale installée à Générac très active dans le monde associatif partent en campagne avec le soutien de Cap écologie, le parti de Corinne Lepage et Jean-Marc Governatori, et Génération écologie, sur un positionnement « pragmatique », avance le candidat. 

Un candidat qui se revendique « conservateur sur le plan social », aussi humaniste et profondément écologiste, mais « d’une écologie de terrain. » Seul encarté de son quatuor où on retrouve en remplaçants les saint-gillois Suzanne Severa, responsable d’un accueil de jour de sans-abris et l’éducateur sportif Guy Ekissi, Bernard Poujol assume l’aspect « société civile » de sa liste. 

Une liste qui défend « une écologie libérale », avance-t-il, en opposition avec des écologistes qu’il considère comme « dogmatiques ». L’écologie libérale, késako ? « C’est une écologie qui voit l’économie comme un levier, l’économie est l’arc et l’écologie la corde, les deux sont indissociables », avance l’intarissable candidat. 

Dans leur projet, les candidats de « Vivre autrement » —nom d’un livre publié par Corinne Lepage, qui les soutient, involontairement repris par les candidats — ont « un point névralgique, l’écoute des mutations agricoles. » Concrètement, l’arboriculture, très présente sur le canton de Saint-Gilles, « est un des secteurs agricoles les plus polluants, avance Bernard Poujol. Nous avons dans notre projet une politique de l’eau qui s’inspire d’un capitalisme intelligent, avec l’usine Perrier qui a racheté les terrains autour de sa nappe phréatique pour y installer des agriculteurs bio. Pourquoi ne pas faire le même chose pour l’eau potable des villes ? » 

Les candidats aimeraient aussi travailler avec la Région pour monter sur leur canton « une école professionnelle de réinsertion dans les métiers agricoles », travailler sur le traitement des effluents polluants des agriculteurs ou encore créer une régie départementale pour alimenter les collèges et les Ehpad en produits bio et locaux. On retrouve aussi dans leur programme le soutien à l’extension du Parc naturel régional de Camargue à la Petite-Camargue ou le développement du  micro-crédit. « Notre projet, c’est que tous les actes du Département soient faits dans le choix de l’écologie », expliquent-ils. 

Voyant leur canton comme « un laboratoire d’idées », selon les termes de Bernard Poujol, les candidats, qui ont tous une inclination pour l’Afrique francophone, veulent tisser des ponts avec ce continent. « Nous voulons nous servir de ce lien pour que les entreprises de notre canton trouvent des nouveaux marchés en Afrique francophone », avance Bernard Poujol, qui estime qu’il faut « être ouvert sur le monde, le Rassemblement national tient un discours de rétractation, notre mission est au contraire d’ouvrir le canton vers l’extérieur. » 

Les candidats sont venus à la rencontre de l’ancienne ministre et présidente de Cap écologie Corinne Lepage, le parti représenté par Bernard Poujol dans le Gard à cette élection, chez elle près d’Uzès, ce samedi. Corinne Lepage en a profité pour se dire « très fière » de cette équipe de candidats. « Ils sont parfaits pour représenter les valeurs de Cap écologie, leur engagement de longue date est désintéressé, ouvert sur les problématiques sociales et ouvert sur le monde, tout en ayant des racines », affirme-t-elle.  

Reste à voir si ce positionnement écologiste et libéral réussira à se faire une place entre la Gauche, la Droite sortante et l’Extrême-droite. 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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