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FAIT DU JOUR Arles lance la saison taurine

Les arènes d'Arles un matin de feria... (Photo Anthony Maurin).
Lors de la dernière course de sa carrière professionnelle en tant que matador de toros, Juan Bautista, Jean-Baptiste Jalabert, le directeur des arènes d'Arles (Photo Anthony Maurin).

C'est la première corrida de la saison dans notre région. Arles ouvre le bal en proposant une journée complète dans l'amphithéâtre romain qui aura pour jauge 2 900 personnes pour autant d'aficionados en manque de toros. Interview du directeur des arènes, Jean-Baptiste Jalabert.

Comment allez-vous ?

Je vais bien, on commence à sortir d'une période désagréable, avec beaucoup de paramètres inconnus... Une période pesante pour tout le monde taurin, tous les milieux et tous les pays. Nous sommes dans la phase de relance, on dirait que nous repartons de 0, on ne sait pas comment vont réagir les aficionados et le public occasionnel même si les passionnés se manifestent clairement. Pour cette journée la jauge est réduite donc ça ira mais dès le mois de juillet et pour septembre, car nous avons prévu des grandes corridas, on espère que tout ira bien, y compris pour les bodegas!

 

C'est un geste fort d'avoir malgré tout organisé la novillada sans picadors. Pourquoi ?

Pour la sans picadors, comme je viens de le dire, on recommence de 0 donc il nous fallait montrer un message d'avenir en faveur des élèves et des ganaderos. Je mets aussi la jeune Raquel Martin, de Salamaque, car je l'ai vue en privé et je sais qu'elle est très courageuse et pleine de qualité. Je n'ai aucun doute ! Avec cette course, on est allé au bout de notre envie.

 

Comment organise-t-on une corrida en ces temps de crise sanitaire ?

On fait un petit retour en arrière... Cet hiver, avec la Mairie d'Arles, nous nous sommes rendus compte que nous ne pourrions pas organiser la feria de Pâques à Pâques. Alors notre plan A a été de programmer un week-end en juin que nous avons annoncé à Pâques, comme un symbole. Tous les contrats étaient signés depuis début février, celui de la corrida qui aura lieu ce soir l'a été le 2 février. Nous avons continué à parler avec la sous-Préfecture d'Arles et la Préfecture des Bouches-du-Rhône jusqu'au moment où on a pris connaissance du calendrier de réouverture. À trois jours près on n'avait pas la possibilité d'avoir 5 000 spectateurs et nous avions prévu ce cartel en fonction de cette jauge minimale... On nous a alors conseillé de ne pas essayer de sauver la feria mais seulement un spectacle.

 

Cela a donc nécessité une nouvelle organisation !

Oui, la corrida de rejon est repoussée en septembre, celle de La Quinta sera organisée en juillet. Il n'y a que la novillada sans picadors que nous avons déplacé une fois la dérogation actée pour la corrida de ce soir. Nous nous sommes battus et depuis dix jours nous pouvons lancer la billetterie pour accueillir 2 900 entrées payantes. Il y aura trois secteurs de 1 000, 1 000 et 900 personnes avec des entrées différentes. Nous avons la volonté de faire venir l'aficion aux arènes alors nous prenons des risques, y compris économiques.

 

Comment voyez-vous cette corrida dont on parle tant ?

Je suis très heureux de ce cartel qui est tourné vers l'avenir avec deux toreros français, nîmois. Un va prendre son alternative et l'autre revient après un beau triomphe l'an passé. Daniel Luque et les toros de Pedraza de Yeltes, ça fonctionne très bien dans le sud-ouest, je note un joli engouement mais il reste encore quelques places à la vente (NDLR le 4 juin à 12h). Pour venir aux arènes, nul besoin de pass sanitaire, c'est important de le savoir ! Y compris le matin où d'ailleurs nous n'avons qu'une jauge de 1 000 entrées payantes.

 

Un dernier mot ?

Je veux que le retour aux arènes soit le plus beau et avec le plus d'émotions possible. Arles et Nîmes sont voisines, nous devons supporter les jeunes, El Rafi et Adrien Salenc, c'est une belle corrida, c'est une belle journée ! Après il y aura Istres, il faut aussi aller à Istres. Pour en revenir à Arles, le travail de l'équipe des arènes a été formidable, nos collaborateurs ont fait un super boulot car lancer une feria en douze jours... C'est pas facile !

 

Tout débutera par la novillada sans picadors de 11h et qui verra défiler les becerros des frères Gallon. Face à eux, l'Arlésien de l'école taurine d'Arles, Fabien Castellani. À ses côtés, la jeune Raquel Martin qui débutera dans la catégorie et qui forcément se présentera dans les arènes. Enfin, Antonio Plazas, de l'école taurine arlésienne, fera lui aussi ses débuts. Pour la corrida du jour, c'est à 16h30 que le paseo est fixé. Les toros porteront le fer de Pedraza de Yeltes et seront combattus par Daniel Luque, Adrien Salenc et le jeune El Rafi prendra l'alternative. Le pass sanitaire n'est pas obligatoire pour ces événements.

Réservation au téléphone au 08 91 70 03 70. Sur le site Internet, ici.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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