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NÎMES La ville est toujours une des Terres taurines de France et de Navarre

André Viard (Photo Anthony Maurin).
Une couverture très nîmoise pour le N°83 de Terres taurines, un spécial Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Oui, Nîmes est une ville taurine. Qu'on se le dire et que cela soit bien dit. André Viard, ancien matador de toros qui écrit et confectionne Terres taurines (N°83), s'est penché sur l'histoire de Nîmes. L'histoire taurine bien entendu !

"La mémoire des pierres" est un livre qu'il vous faudra avoir si vous aimez les toros et Nîmes. Il rassemble les deux en y mêlant des anecdotes passionnelles et passionnantes. Pour le maire de la ville, Jean-Paul Fournier, "C'est un très bel ouvrage, bien fait, bien imagé et on ne peut que se réjouir d'un tel hommage !"

André Viard, l'auteur (Photo Anthony Maurin).

Élu à la tauromachie et aux festivités, lui aussi figurant dans les pages du livre, Frédéric Pastor prend la mesure du propos. "Je ne fais pas état du contenu me concernant mais je donne ma vision, celle d'un gamin de 9 ans qui découvre ce monde. On peut voir, dans ce livre, nos aînés, on fait perdurer leur présence dans la vie taurine. J'ai 55 ans et ces personnes sont toujours importantes pour moi comme Nicole, Frédéric Pascal ou Amor Antunez ! On n'arrive pas dans ce monde par un coup de baguette magique. Ces personnes ont joué un rôle important et ont la garantie du savoir et de l'expérience. On doit s'appuyer sur elles !"

André Viard, Frédéric Pastor, Jean-Paul Fournier et Daniel Jean Valade (Photo Anthony Maurin).

Pour l'auteur, originaire du sud-ouest, Nîmes a la force d'un terroir empli d'émulation. Après avoir remercié la Ville et les principaux protagonistes de l'ouvrage, André Viard a rappelé les raisons de sa conception. "Cette histoire n'est pas connue par les moins de 50 ans parce qu'elle n'a jamais été écrite ! Nous sommes les derniers à pouvoir en parler. Être torero, c'est abstrait quand on est jeune. Par contre, à cette époque, on voulait tous aller aux toros. Ici, contrairement à ma région où j'étais seul, c'était une vraie aventure collective, un bouillon de culture où chacun trouvait une place. Il fallait tout inventer, apprendre à toréer et bâtir une profession tout en sachant que le métier de torero est le plus individualiste qui existe !"

Les débuts nîmois de la tauromachie au Mont Margarot... Mais d'autres débuts avaient aussi lieu ailleurs en ville (Photo Anthony Maurin).

Dans ce petit nécessaire de l'histoire taurine nîmoise, réalisé donc par un natif de Mirande, chacun y va de ses anecdotes, de ses rêves d'enfant et tout cela rassemblé donne une mosaïque protéiforme de souvenirs nécessaires à la transmission d'un savoir, d'une culture, d'un patrimoine. "Nimeño II est le premier à montrer qu'il y avait un débouché professionnel, on a alors intellectualisé la condition du torero. Quiconque affronte le toro veut s'approprier sa force et sa puissance, on veut devenir son alter ego. Il faut se réinventer comme ce que Nîmes propose déjà avec les arènes que la Ville met au Bosquet ou encore avec les actions réalisées dans les quartiers par l'association des aficionados practicos. Le potentiel humain à Nîmes n'existe nulle part ailleurs en France. Il y a, en plus de cela, une haute valeur morale, une éthique de vie construite face au toro et sous les yeux du public. Ces parcours méritent que l'on s'y intéresse. Allons chercher le public de demain dans les écoles en le passionnant. Il faut refertiliser le terreau déjà fertile" ajoute André Viard.

Il a fallu des actions choc pour que les toreros de l'époque fassent entendre leurs envies (Photo Anthony Maurin).

Daniel Jean Balade, longtemps élu à la culture et à la tauromachie à la Ville de Nîmes est lui aussi convaincu par le bouquin. "Au XVIIIe siècle, Léon Ménard a écrit l'histoire de Nîmes en cinq volumes, aujourd'hui, André Viard écrit l'histoire taurine de Nîmes ! Il a été sensible à l'aspect historique de la tauromachie à Nîmes, c'est un ouvrage essentiel car enraciné dans la mythologie qui va avec."

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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