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GARD Futur siège à côté de la CCI et élections consulaires : l’UPE 30 fait le point

Marco Lucca, président de l'UPE 30 (Photo Corentin Corger)
Annulé en 2020, Place à l'entreprise reviendra le 14 septembre au Mas Merlet (Photo Corentin Corger)

Marco Lucca, président de l’Union Pour les Entreprises du Gard - l'UPE30 -, première organisation patronale du Gard, a fait le point après dix mois de mandat. Il revient sur le futur siège près de la CCI, les élections consulaires de l'automne, l’événement "Place à l'entreprise" et la tendance économique actuelle. 

Quasiment 10 mois après son élection à la tête de l'UPE 30, la première organisation patronale du Gard qui compte 300 adhérents, le président Marco Lucca a souhaité faire un bilan. Un mandat de trois ans débuté le 31 août 2020 et marqué par la pandémie pour ce chef d'entreprise gérant des magasins Weldom (Bagnols) et Boulanger (Bagnols et Sommières) où il compte près de 90 salariés. Lors d'un séminaire le 4 mars dernier, l'organisation qui vient de fêter ses 55 ans, a mis en place quatre commissions : mandats, l'après-covid, la communication et l'adhésion.

Le premier sujet abordé dans ce point presse est le changement de siège pour l'UPE 30. L'emblématique immeuble du Talabot, vieillissant, a été vendu 650 000 € et les trois salariés du syndicat ont désormais leur bureau sur les quais de la Fontaine dans un espace plus adapté de 90 m2. Une solution provisoire en attendant fin 2023 de pouvoir s'installer sur l'avenue Président Salvadore Allende, dans le prolongement du parc Georges Besse, à côté de la future Maison de l'entreprise de la CCI. "Ce sont deux financements complètement à part, qu'il n'y ait pas de confusion", se défend Marco Lucca.

Un projet qui risque d'être au centre de l'actualité dans les prochaines semaines après les révélations du journal Les Échos concernant le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) à venir qui semblerait peu positif sur la gestion de la chambre consulaire et donc sur cette Maison de l'entreprise. "Je ne vais pas commenter ce rapport, cela ne nous concerne pas", balaye le président de l'UPE. "On n'a jamais eu de subventions, tient malgré tout à éclaircir Valentine Wolber, sa déléguée générale, qui joue la transparence : nos revenus proviennent des adhésions et des locations." Le syndicat possède deux petits locaux à Bagnols et Nîmes.

"Je ne suis pas inquiet sur la fiabilité du projet"

Outre la gestion financière, le rapport de la CRC évoque un projet "qui paraît surdimensionné au regard de l'incertitude pesant sur les recettes" au sujet de la Maison de l'entreprise. Juste à côté, l'UPE fait construire un bâtiment de 4 000 m2 pour un coût de 5 M€ dont la moitié en autofinancement. Passer de 90 m2 à une telle surface n'est-il pas disproportionné ? "Il ne faut pas le voir comme ça. On se doit d'être différenciant et je ne suis pas inquiet sur la fiabilité du projet, répond Marco Lucca. Une partie va accueillir le siège et toutes les structures en lien avec l'entreprise : des clubs et d'autres organisations. L'ambition est de créer un lieu d'échanges et de rencontres où les entreprises se reconnaissent."

Un amphithéâtre de 150 places est prévu pour organiser des conférences et différentes manifestations tout au long de l'année. L'objectif est de louer tous ces espaces pour faire entrer des revenus locatifs. Le second sujet, important, porte évidemment sur les élections à la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) programmées les 27 octobre et 9 novembre prochains. Les entreprises doivent élire les 55 membres de cette chambre consulaire. Marco Lucca a envoyé un courrier le 3 février pour proposer une liste commune à la CPME et à l'U2P, deux autres organisations patronales, mais il dit ne pas avoir eu de réponse : "c'est un manque de respect, pas pour moi mais pour les entreprises de l'UPE. Même s'ils ne sont pas en phase avec nous, au moins qu'ils nous répondent." 

"Je ne suis pas si optimiste que ça"

L'UPE 30 va donc mener ses élections seule. Un appel à candidature a été lancé pour construire la liste, "on ne refusera personne", assure Marco Lucca. Le programme sera établi cet été, mais avec quel candidat pour le porter ? "Aujourd'hui rien est décidé", répond le président de l'UPE 30 qui souhaite se consacrer à son mandat. Ce dernier a souhaité surtout évoquer le retour de "Place à l'entreprise", l'événement phare de son organisation qui va réunir le 14 septembre prochain près de 1 000 entrepreneurs au Mas Merlet à Nîmes. Une huitième édition pour un événement annulé en 2020 dont la thématique sera la réindustrialisation et l'attractivité du territoire. Des trophées de l'économie seront remis et différents invités, dont les noms n'ont pas encore été dévoilés, seront présents.

Enfin, ce premier bilan a permis d'évoquer la tendance économique actuelle. La semaine dernière, la Banque de France annonçait que"l’économie gardoise s’en sort plutôt mieux que la moyenne régionale". "Je temporise et je ne suis pas si optimiste que ça. Quid du télétravail ? Cette inconnue me rend un peu inquiet", commente Marco Lucca. La difficulté actuelle, c'est aussi la disponibilité et le coût des matières premières. Et puis concernant le tourisme, les cafés, hôtels, restaurants manquent fortement de main d'oeuvre : "il y a énormément de postes à pourvoir et une inadéquation entre l'offre et la demande", conclut le président de l'UPE 30.

Corentin Corger

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