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NÎMES Soutien aux étudiants et vacances pour tous : le rôle indispensable du « Secours populaire »

Les bénévoles du Secours populaire français autour de Myriam Fabre (en bleu), secrétaire générale du Gard (Photo Corentin Corger)
Myriam Fabre, au fond, accompagnée des bénévoles du "Secours populaire" de Nîmes (Photo Corentin Corger)

L'association le "Secours populaire" de Nîmes a vu sa fréquentation augmenter de 40% en 2020 en raison de la pandémie. Son rôle est indispensable notamment auprès des étudiants en difficulté, deux fois plus nombreux à être accompagnés ou encore pour permettre aux enfants défavorisés de partir en vacances. Le point sur les actions. 

L’association le "Secours populaire" a pour mission d’agir contre la pauvreté et l'exclusion en France et dans le monde. Dans le Gard, plus de 680 bénévoles sont inscrits et une soixantaine donne de son temps chaque jour pour aider les plus démunis. Un rôle devenu encore plus indispensable durant la crise sanitaire. L'antenne nîmoise a enregistré 44 500 passages en 2020, soit une hausse de 40% par rapport à 2019. "De 30 à 35 personnes avant, on accueillait sur cette période de 100 à 150 personnes par jour", assure Myriam Fabre, secrétaire générale pour le Gard.

Et parmi ce public précaire, on retrouve de plus en plus d'étudiants. Le "Secours populaire" de Nîmes aide aujourd'hui 250 étudiants contre 100 auparavant. Pour répondre à cette demande, une permanence a même été ouverte à la cité universitaire Matisse située à Pissevin. Avec la pandémie, beaucoup ont perdu leur travail saisonnier et se retrouvent donc dans une situation délicate. Une précarité qui s'est aggravée et qui peut toucher tout le monde. "On a même un pilote de ligne qui a perdu son travail à l'étranger et qui s'est inscrit car il n'avait plus de quoi nourrir sa famille", confie une bénévole. Un contexte qui pousse l'association à aller au-delà de la distribution de denrées.

Un lieu de restauration pour les familles hébergées à l'hôtel

"Avec d'autres associations on va créer un tiers-lieu pour permettre aux familles qui vivent à l'hôtel d'avoir un vrai repas", explique Myriam Fabre. Ce lieu devrait ouvrir en septembre dans la rue Sainte-Catherine, près de l'avenue Jean-Jaurès, à la place du restaurant "Le Petit Baobab" qui a fermé. Un cuisinier a déjà recruté et les bénévoles des différentes associations vont se relayer pour assurer un service le midi et le soir destinés à des familles en attente d'un logement ou encore sous le coup d'une procédure d'expulsion.

"On ne fait pas que donner à manger et des habits. On touche à tout : l'alphabétisation, le soutien scolaire et l'aide aux vacances", tient à rappeler Myriam Fabre, secrétaire générale de l'association pour le Gard. Alors dans cette période estivale, de nombreuses actions sont prévues. Si l'opération "famille de vacances" où les enfants sont accueillis dans des familles durant les vacances sera limitée cet été à raison d'une pandémie malgré tout encore présente, celle des "Journées bonheur" va battre son plein.

Parents et enfants auront l'occasion de profiter de différentes sorties comme de l'accrobranche ou visiter Avignon. Du 21 au 24 juillet, un mini camp musical est prévu avec la possibilité de découvrir le slam, l'impro et de jouer d'un instrument au sein du festival Jazz à Junas. Sur la même période, des étudiants de 18 à 25 ans auront l'opportunité de participer au festival OFF d'Avignon en étant logés dans la cité des Papes.

Une journée pour les "oubliés des vacances"

L'association se mobilise également dans le cadre de la venue du Tour de France dans notre département les 8 et 9 juillet. À Uzès, où la Grande boucle passera jeudi prochain, 50 enfants participeront à une initiation au BMX. L'opération "un enfant, un vélo" en partenariat avec Century 21 permettra à six enfants de recevoir chacun un vélo neuf. La remise se fera sur le podium de l'arrivée à Nîmes par le nageur nîmois Yannick Agnel, parrain de cette initiative.

Enfin, le 25 août ce sera la grande journée "des oubliés des vacances" afin de permettre aux personnes qui ne peuvent pas partir de passer au moins une journée au Grau-du-Roi entre plage et visite au Seaquarium. "Pour que les enfants puissent avoir quelque chose à raconter à la rentrée", se réjouit Myriam. Quatre à cinq cars remplis devraient faire le voyage jusqu'à la cité balnéaire gardoise. Huit enfants pourront aussi se rendre une semaine au village "Copains du monde" à Celles dans l'Hérault. Une semaine accompagnée d'enfants étrangers pour développer la solidarité et les valeurs du vivre ensemble.

Ce samedi, le "Secours populaire" agit pour une de ses principales missions : la collecte. Dans ce cas, il s'agit de collecte de fournitures scolaires à Carrefour Nîmes Étoile et à Uzès, destinées aux familles en difficulté qui ne bénéficient pas de primes à la rentrée ainsi qu'aux étudiants. Une deuxième collecte de ce type pourrait avoir lieu fin août. Une collecte alimentaire est programmée le 28 juillet. Quant à la distribution, elle ne va pas s'arrêter cet été à raison d'une permanence maintenue trois fois par semaine. Pas de vacances donc pour le "Secours Populaire" avec une inquiétude pour la rentrée scolaire : "les gens risquent de se lâcher cet été et se de retrouver en difficulté en septembre", conclut Myriam Fabre.

Corentin Corger

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