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GARD La communauté de communes de Cèze Cévennes et Filieris s’associent pour attirer les médecins

De gauche à droite : Aimé Mohr, Jean-Marie Garcia et Jean-Pierre de Faria. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Hier soir, en mairie de Saint-Ambroix, Jean-Pierre de Faria a signé une convention avec Filieris destinée à attirer des médecins dans la partie Nord du Gard.

Si Jean-Pierre de Faria, le maire de Saint-Ambroix, se veut optimiste, il sait parfaitement que la population de son bassin s’inquiète de la difficulté à trouver un médecin dans le secteur. Surtout que la situation ne s’améliore pas : « Un médecin qui avait 3 000 patients vient de partir », lâche-t-il. Face à lui, le docteur Aimé Mohr, conseiller médical Filieris, est lucide : « Pour 3 000 patients, il faut désormais deux médecins. »

La faute, explique-t-il, au changement d’époque, à l’évolution de l’exercice de la médecine, aux envies des nouveaux médecins qui, après dix ans d’études, arrivent sur le marché de l’emploi avec quelques exigences. « Maintenant, les jeunes médecins ne s’installent pas, ils font des remplacements. Et quand ils s’installent, ils vont dans les pôles urbains. Ils veulent souvent travailler à 80%. Pour les attirer, il faut leur proposer un projet de vie », résume Jean-Marie Garcia, le directeur régional de Filieris Sud. Voilà pour le - rapide - constat.

Les trois hommes n’ont pas l’intention de subir la situation, d’où la signature de cette convention qui permet d’unir les forces des différents acteurs de la santé à celles du monde politique local. Jean-Pierre de Faria, qui représentait Olivier Martin, le président de la communauté de communes,  note des avancées : « Cette convention tombe à point nommé puisqu’une maison de santé pluridisciplinaire se construit dans le centre de Saint-Ambroix. Le dossier est très avancé et la maison de santé pourrait voir le jour d’ici un an, un an et demi. D’ici là, il faut attirer des jeunes médecins, mais aussi faciliter leurs démarches pour s’installer comme trouver les écoles pour les enfants ou un emploi pour le conjoint. »

D’ici 2023, il faudrait « cinq médecins équivalents temps plein pour répondre à la demande de la population », précise le docteur Mohr. Et pour attirer ces candidats, Filieris réalise une démarche active de recrutement et use d’autres stratagèmes comme sa présence lors de congrès ou des campagnes de communication sur les réseaux sociaux… Cela devrait finir par payer.

Tony Duret

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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