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FAIT DU JOUR Alexandre Arcady à l’honneur du festival « Un réalisateur dans la ville »

Alexandre Arcady et Sophie Rigon (photo Norman Jardin)
Alexandre Arcady et Sophie Rigon (photo Norman Jardin)

Le festival « Un réalisateur dans la ville » est de retour avec cette année le réalisateur, scénariste et producteur français, Alexandre Arcady. Cette 17e édition aura un parfum d’Algérie et les pieds-noirs y seront à l’honneur.

Le festival nîmois de cinéma en plein air est de retour. Il débute ce soir et se terminera samedi. C’est Alexandre Arcady qui en est l’invité d’honneur. Six films du réalisateur français seront projetés, cinq aux jardins de la Fontaine et un au CGR. Ce mardi avait lieu, dans le magnifique cadre de « La Maison de Sophie », la traditionnelle conférence de presse de présentation en présence de l’invité d’honneur. Alexandre Arcady a évoqué les six films de sa carrière qu’il a choisis pour le festival nîmois.

Le réalisateur a longuement parlé de ses œuvres et il a livré de nombreuses anecdotes sur les tournages et les acteurs. Il a beaucoup été question de son enfance en Algérie, un sujet que l’on retrouve parfois dans ses films. « Ce sont les films les plus personnels, mais aussi les plus populaires », a souligné Alexandre Arcady. Le réalisateur découvre « Un réalisateur dans la ville » et il a confié : « C'est magnifique, je suis jaloux de ne pas avoir eu cette idée ».

« Je ne connais pas du tout Nîmes, cette ville mondialement connue » 

L’invité d’honneur adore les projections en plein air, car elles lui rappellent son enfance de l’autre côté de la Méditerranée. Pendant le festival, Alexandre Arcady fera une autre découverte : « Je ne connais pas du tout Nîmes, cette ville mondialement connue et j’espère que cette semaine me permettra de la découvrir. » Ce mardi « Un Réalisateur dans la ville » commence avec « Ce que le jour doit à la nuit », un film tiré du roman de Yasmina Khadra et qui aborde l’indépendance de l’Algérie et le rapatriement des « pieds-noirs ».

Cinq films seront projetés aux jardins de la Fontaine (Photo Anthony Maurin).

Le lendemain, il y aura lieu la leçon de cinéma avec le film « K », diffusé au CGR à 15h. Le soir, c’est « Comme les cinq doigts de la main » qui sera projeté en plein air. Il y aura une séance de dédicaces après la projection de « Le petit blond de la casbah ». Jeudi, ce sera au tour de « L’union sacrée » qui raconte la cohabitation entre deux policiers, l’un est juif « pied-noir », l’autre de confession musulmane. Vendredi ce sera le film « Pour Sacha » qui a pour cadre la guerre des Six Jours qui opposa en 1967 Israël à l’Égypte, la Jordanie et la Syrie.

Françoise Fabian, Richard Berry, Patrick Bruel et deux surprises sont attendues

Enfin pour clôturer le festival, c’est « Le coup de Sirocco » qui sera projeté. Là encore le sujet principal est l’exode des pieds-noirs à la fin de la guerre d’Algérie. À l’occasion de la fin du festival, un méchoui sera organisé par une association nîmoise de rapatriés d’Algérie. « J’espère qu’il y aura beaucoup de monde. Cette année, c’est un peu particulier mais il suffit d’avoir un pass sanitaire. Il faut que les gens acceptent ce qui nous arrive sinon il n’y a plus de liberté », a déclaré Sophie Rigon, la présidente du festival.

L’entrée sera libre pour les projections aux Jardins de la Fontaine et 2 000 places assises devraient être disponibles. Les acteurs Françoise Fabian, Richard Berry et Patrick Bruel devraient faire des apparitions lors des projections des films et deux autres acteurs sont attendus... L’organisation tient à tenir leur identité secrète. Pour l’instant.

Norman Jardin

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