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NÎMES « Carence d’Amour », Miguel Sol sur la bonne « voix »

"Moi je veux de l'amour" est le premier single de l'album "Carence d'amour" de Miguel Sol. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

"Carence d'Amour" est le titre du premier album écrit, composé et produit par le Nîmois d'adoption, Miguel Sol.

Miguel Sol, 44 ans, est un musicien émérite. Guitare électrique, flamenca, guitarra portuguesa, ses doigts glissent sur les cordes ou les pincent avec aisance, pour des accords parfaits. En apparence, l'homme, malgré ses chemises à fleurs colorées, semble réservé. Mais donnez-lui le "La" sur sa passion qu'est la musique et il vous dira le reste. Lui-même se surnomme en riant "la pipelette". Son récit remonte à 1994. Cette année-là, le monde fait la rencontre de Phoebe, Monica, Rachel, Joey, Ross et Chandler, apprend la disparition de Kurt Cobain, Itzhak Rabin, Shimon Peres, et Yasser Arafat remportent le Prix Nobel de la paix, François Mitterrand et la reine Elizabeth II inaugurent le tunnel sous la manche.

De son côté, Miguel découvre un trésor caché dans une malle elle-même rangée dans la maison familiale située à Cativelos au Portugal. Il a alors 15 ans et sort de sa cachette la guitare électrique de son père. "C'est là où tout a commencé. J'ai tout de suite voulu apprendre à en jouer", se souvient-il. Apprendre, ce terme est ancré dans la vie du guitariste qui ne s'est jamais contenté d'aller là où on l'attendait. Du rock, il s'essaie au jazz et devient l’élève de Jean-Patrick Voindrot, virtuose de la guitare jazz-rock. Puis après un passage sur les chemins du reggae et de la musique cap-verdienne, Miguel retourne aux sources familiales, dans la variété portugaise. "Puis j'ai découvert « Entre dos aguas » de Paco De Lucia, c'était en 2001 ou en 2002, et je me suis consacré au flamenco, j'ai suivi des cours avec Claude Worms, la référence de la partition flamenca. Il a été un professeur très pédagogue".

Miguel Sol, auteur, compositeur et chanteur, sort son premier album "Carence d'amour". (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

En 2003, le musicien débarque, pour des raisons personnelles, à Nîmes "le berceau du flamenco", insiste-t-il. L'homme joue, se perfectionne, explore par ailleurs l'univers du Fado. Il gratte frénétiquement dans divers groupes, il est heureux mais. Dans toutes les histoires il y a un mais. Miguel ressent cette envie, ce besoin d'écrire et de chanter sans oser le dire, sans oser s'affirmer. Mais il gratte le papier cette fois, y déversant ce qu'il ressent à ce moment-là. "Je n'étais pas bien et écrire m'a permis d'aller mieux", confie-t-il. C'est ainsi qu'est né l'album "Carence d'amour", "un travail autour de l'amour au sens large du terme, qui parle donc du couple, mais aussi du manque de ses proches, de ce besoin de leur dire à quel point on les aime." Côté musique, Miguel Sol a habillé ses textes de toutes les influences qui ont rythmé sa carrière. D'une chanson à l'autre, l'auditeur change d'univers, quel bonheur. Il a fallu du temps à l'artiste désormais accompli pour mettre un point final à son premier opus. C'est chose faite, il est disponible sur toutes les plateformes numériques musicales mais aussi dans les rayons du Cultura de Nîmes, la FNAC d'Alès et d'Aubenas.

 Stéphanie Marin

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