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SALON MIAM Figues broyées et piments doux : l’improbable crayon comestible d’Ocni

Benoît Le Guein et Tristan Cano confiants pour l’avenir d’Ocni Factory. (Photo Corentin Migoule)

Fondée en 2014 par un duo détonant, la start-up alésienne n’en finit pas de surprendre. À l’approche des fêtes de fin d’année, les « ovnis » de la cuisine ont imaginé un nouveau crayon comestible réunissant deux mets cévenols qu’ils présentent tout au long du week-end sur le salon Miam.

Depuis sa création au mitan des années 2010, Ocni Factory a migré du centre-ville d’Alès jusqu’à ses nouveaux locaux situés au cœur d’une importante zone d’activité à Méjannes-les-Alès. Il faut dire qu’en une poignée d’années, ces « objets comestibles non-identifiés » ont trouvé un public, conquis par la finesse des copeaux et l’explosion de saveurs qu’ils diffusent en bouche.

Avec ce condiment en forme de crayon, 100 % naturel et végétal, Tristan Cano et Benoît Le Guein ont réinventé l’art de l’assaisonnement. Le premier, qui vendrait du sable à un bédouin, a mis sa force de frappe au service du second, surnommé le « savant-food », qui a laissé mijoté longtemps ce projet culinaire au sortir d’un parcours en hôtellerie-restauration suivi d’un cursus aux Beaux-Arts.

Depuis, le duo s’est entouré de six nouveaux collaborateurs, tandis qu’un septième rejoint l’équipe lors du pic d’activité généré par l’approche des fêtes de fin d’année. « Lors du dernier trimestre, on produit entre 20 000 et 25 000 crayons, tandis qu’on est plutôt autour de 5 à 10 000 le reste de l’année », prévient Tristan Cano, louant le savoir-faire artisanal de l’entreprise.

Après le crayon à tailler, la bouteille à râper

Si plusieurs dizaines de goûts étaient déjà proposées à partir de ces créations à base d’agar-agar biologique ou de vinaigre gélifié (basilic, cèpe, citron confit, gingembre, ail…), les ovnis alésiens de la cuisine viennent de commercialiser une toute nouvelle gamme, en édition limitée de 200 exemplaires, misant sur la réunion de deux mets cévenols. « C’est un crayon à base de figues de Vézénobres broyées et de piments doux », s’enthousiasme
le « monsieur marketing » de l’entreprise. Et d’ajouter : « C’est un mariage qui fonctionne très bien. On peut l’associer avec du foie gras à Noël, du fromage, de la viande rouge ou sur les desserts. »

Vendus sur le site internet d’Ocni, les crayons sont aussi exposés jusqu’à lundi à l’occasion du salon Miam, qui se tient à deux pas des locaux de la start-up. Parce qu’une nouveauté n’arrive jamais seule chez Ocni, un nouveau crayon au fruit de la passion et au citron vert, « qui se mariera bien avec la noix de Saint-Jacques », vient d’être élaboré dans les ateliers méjannais. Commercialisées à l’unité ou en coffrets, ces créations sont sublimées par un nouveau packaging, dont le design a été confié à l’illustratrice nantaise Lucille Duchêne.

« Comme on ramènerait une bouteille de vin ou un bouquet de fleurs quand on est invité à un repas, on peut ramener un coffret de crayons d’assaisonnement à tailler », échafaude Tristan Cano. Mobilisés sur le salon du Made in France à Paris le week-end dernier, le tandem d’enfer y a sensibilisé les nombreux visiteurs à l’arrivée prochaine sur le marché d’un produit détonant : la bouteille à râper.

Actuellement en pré-vente, cette nouvelle création ne sera commercialisée en masse qu’à partir du début de l’année 2022. D’une douzaine de centimètres de haut, cette première bouteille comestible se décline en deux saveurs : moutarde douce au curry et ketchup fumé aux herbes. À râper sans modération sur une bonne entrecôte !

Corentin Migoule

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