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NÎMES Une classe de CE1 visite les halles et découvre la transformation des produits

La réalisation de la saucisse dans le laboratoire de la Ferme du Cantal (Photo Anthony Maurin).
La classe se balade au gré des allées (Photo Anthony Maurin).

"Un jambon ? Ah ! C'est une jambe de vache !", s'exclame un élève à la vue d'une belle pièce de cochon sortie tout droit de la chambre froide de La Ferme du Cantal dans les sous-sols des Halles de Nîmes. Les enfants sont formidables disait l'autre, il n'avait pas tort. 

La ville de Nîmes organise des visites des halles en compagnie d'élèves nîmois. Manger varié, manger sainement, les nouvelles générations grandissent au son de slogans pédagogiques impactant et omniprésents. Pourtant, un écolier sur trois ne sait pas identifier un poireau, une courgette ou un artichaut.

L’éducation au goût et aux produits requiert de nombreux apprentissages de la part des enfants. "Notre but est de faire cette visite avec une dizaine de classes tous les jeudis. Lors de chaque visite nous allons voir le travail de quatre étaliers qui se prêtent au jeu de la discussion avec les élèves qui découvrent cet univers. Certains d'entre eux n'étaient jamais venus dans les halles alors imaginez quand ils descendent au sous-sols ! Pour nous, l'essentiel est de créer du lien entre les étaliers, leurs produits et les jeunes qui ont besoin d'interaction pour comprendre où ils sont", avoue Christophe Pio, conseiller délégué aux Halles. La visite du jour a amené la classe de 16 élèves de l'école de la Placette chez Carmen (poissonnerie), Briguer (pommes de terre), la Ferme du Cantal (boucherie) et aux Fromages de Sylvain.

Chez Cazrmen, le poisson prend vie ! (Photo Anthony Maurin).

Pour Auréle Prohin, conseillère déléguée à la Restauration scolaire et à la promotion du bio : "Pour certains, la langouste présentée par Carmen était une grosse crevette, mais ils ont adoré quand elle a sorti le petit requin. Sarah, notre diététicienne, va faire une point avec les élèves et va essayer de faire un menu choisi avec des produits qu'ils ont pu voir à l'état brut. Ils ont aussi vu leur transformation car pour la Ferme du Cantal, nous avons assisté à la réalisation d'une saucisse. Cette sortie fonctionne assez bien, ça plaît aux jeunes et aux étaliers."

L’éloignement entre les lieux de production et de consommation, l’élargissement du répertoire des aliments disponibles, leurs multiples transformations par l’industrie agroalimentaire et l’impact de la publicité modifient profondément le rapport du consommateur aux aliments.

Chez Sylvain, les fromages font l'unanimité (Photo Anthony Maurin).

Forte de ce constat, la Ville développe donc cette nouvelle initiative intitulée "Parcours du petit croco gastronome" auprès des écoles primaires nîmoises. "En allant à la rencontre des étaliers et de leurs produits, nous souhaitons donner envie aux enfants de goûter toute une palette de produits frais. Bien manger devient un engagement pour les nouvelles générations tentées par la malbouffe. Nous voulons développer chez les élèves nîmois une curiosité positive vis-à-vis de ses aliments qui peuvent couvrir les besoins nutritionnels sans renier le plaisir gustatif", explique Aurélie Prohin. Les "Parcours du petit croco gastronome" seront donc effectués par une classe différente tous les jeudis jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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