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NÎMES Surcharge progressive à l’université

Nicolas Bellon, le Nîmois de Koh Lantah autour de professeurs de préparation mentale et physique (Photo Yannick Pons)
Nicolas Bellon, le Nîmois participant de Koh Lantah entouré de professeurs de préparation mentale et physique (Photo Yannick Pons)

Hier soir à l’université de Nîmes, ans la série de cinq sujets sur le thème  »risques et vulnérabilités : informer et prévenir », la dernière conférence organisée par l’APSY gravitait autour de la préparation physique et mentale.

Tous les intervenants s’accordent à dire qu’une bonne préparation s’articule autour d’un entraînement quotidien susceptible de désorienter les routines et les croyances. La finalité de cet entraînement réside dans la gestion parfaite et consciente du moment de la bataille.

La conférence sur la préparation physique et mentale à une échéance importante a eu lieu ce mardi 19 avril dans l’amphithéâtre numéro 5 de l’université de Nîmes. La gestion du moment présent semble être le point déterminant de la réussite mais il se prépare. Les intervenants, préparateurs mentaux et physiques, ont tous mis l’accent sur l’importance de la préparation et sur l’importance de s’obliger à faire des choses que l’on a pas l’habitude de faire, à créer ce déséquilibre qui pousse mécaniquement le corps et l’esprit vers l’avant.

Surcharge progressive

Karim Korchi, ingénieur et professeur de recherches a décliné sa méthode de préparation physique, liée de très près, voire incorporée, à la préparation mentale. Une phase de diagnostic personnel dépendant de l’échéance à préparer est nécessaire afin de définir ses objectifs. Ensuite, la clé de la réussite réside dans un entraînement qui perturbe l’équilibre personnel. Le professeur insiste sur la surcharge progressive de travail qui selon lui, permet d’atteindre deux ou trois pics de forme dans l’année à bien choisir et identifier.

« L’entraînement c’est un travail. Solliciter l’organisme, perturber temporairement son équilibre afin d’atteindre des améliorations physiques et mentales. Les effets ne sont pas immédiats. Les entraînements placés à la suite les uns des autres provoquent de la fatigue mais des effets cumulatifs bénéfiques à long terme », explique-t-il. Il vaut mieux s’entraîner tous les jours un peu que durement une fois par semaine : « Ce n’est pas optimal de réviser ses partiels au dernier moment », lance-t-il aux étudiants présents.

Gérer le moment présent en conscience

David Leparc affirme que l’on peut obtenir 20 à 30% de performance en plus grâce à une bonne préparation mentale. Pour le préparateur mental, l’environnement familial et sentimental est extrêmement important ainsi que la gestion du moment présent. Apprendre à gérer ses temps faibles, ne pas ruminer la balle perdue au jeu précédent dans un match de tennis par exemple.

La gestion du moment présent reste finalement le fil conducteur du thème du jour. Ainsi, Nathalie Rial, instructrice MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) ajoute une dimension à la préparation mentale. Une dimension de pleine présence essentielle au moment du combat. « La méditation de pleine conscience n’est pas de la relaxation ni une pratique religieuse spirituelle. C’est une posture bienveillante sur soi-même, sur son propre souffle par exemple », martèle-t-elle.

Encore une fois c’est une posture inhabituelle que l’on apprend pas à l’école. Nathalie Rial nous invite, sans attente particulière, à poser notre attention intentionnellement sur l’instant présent, encore lui, dans une attitude non-jugeante. Sur notre propre souffle par exemple. « Aujourd’hui nous avons rendu cela impossible. Chaque minute notre esprit est interrompu par des facteurs extérieurs comme les notifications du portable. Impossible de nous recentrer sur nous-même. On passe trop peu de temps dans le présent. La pleine conscience permet de choisir. Une fois que l’on prend conscience de nos émotions, on peut rester maître à bord et ne pas nous laisser guider par nos émotions. »

Au bout de quelques jours tu te retrouves avec le corps de ta grand-mère

Des émotions Nicolas Bellon en a eu aux Philippines. Le blondinet dont les aventures à Koh Lantah font la fierté de tout Nîmes, conclut cette conférence. Sa préparation à lui, c’est de toujours avoir été sain physiquement. « Pour Koh Lantah, il n’y a pas de préparation », indique-t-il. Ceux qui semblaient les plus forts sont tombés. Le totem maudit c’est probablement le plus difficile jamais tourné selon Nicolas.

Aucune nourriture et de la pluie tous les jours. « Au bout de quelques jours tu te retrouves avec le corps de ta grand-mère. Alors il faut aller puiser profondément au fond de toi-même pour rester en vie. On m’avait dit que je devais perdre mon bras il y a quelques années, et aujourd’hui je suis à Koh Lantah. Un truc comme ça te rend très fort et puis il y a tous ces gens qui me connaissent. Jamais je n’aurais pu revenir à Nîmes après avoir abandonné au bout de quelques jours », ajoute t-il.

Nicolas, le cœur jaune, se prépare à une réunification compliquée avec les Rouges qui sont en supériorité numérique si la réunion des ambassadeurs se passe comme ils ont prévu. Mais il l’a dit, Koh Lantah c’est un rêve de gamin, il n’est pas allé là-bas pour faire de la figuration. Les conférences de l’APSY reviennent dès le mois d’octobre à l’université de Nîmes, pour une nouvelle saison.

Yannick Pons

 

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