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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Législatives : quelle semaine ! Après la présidentielle et la victoire d’Emmanuel Macron, tous les couteaux sont sortis. Aucun parti politique ne veut mourir donc chacun tente le tout pour le tout, quitte à y laisser des plumes. Sous le feu des projecteurs depuis plusieurs jours : les Insoumis et leurs nouveaux amis du Parti Communiste, d’Europe Écologie Les Verts et du Parti socialiste. Tous ces héritiers de François Mitterrand se déchirent entre eux. D’un côté, on trouve les partisans du retour à une Gauche plurielle chaperonnée par Jean-Luc Mélenchon. Les autres, avec en tête la présidente de la région Occitanie Carole Delga et le sénateur Denis Bouad, ne veulent pas que la longue histoire du Parti socialiste soit mise sous silence. Difficile de savoir qui voit juste. Mais l’exemple de la non-nomination de Katy Guyot sur la 2e circonscription est la parfaite illustration que les appareils nationaux ne comprennent décidément rien aux enjeux locaux. Sur une terre camarguaise où Marine Le Pen a réalisé son plus grand score dans le Gard il y a quelques semaines à peine, et où deux députés du Rassemblement national se sont succédé depuis dix ans. Qu’importe, depuis son bureau parisien, Olivier Faure sait mieux que personne ce qui est bon pour son mouvement. Et localement, le maire de Vauvert, Jean Denat et le premier fédéral, Arnaud Bord, n’ont semble-t-il pas assez de force de persuasion. On imagine toutefois aisément qu’en 2020, si Paris avait imposé à la mairie de Vauvert un autre candidat, qui plus est Insoumis, certains auraient lancé une révolution. Mais là, il s’agit d’une femme… Honnête, fidèle et engagée depuis des décennies. À Droite, pardonnez-nous l’expression, c’est à peu près le même bordel. Alors que Max Roustan est empêché pour des raisons de santé, le maire de Saint-Ambroix, Jean-Pierre de Faria, devait prendre la relève. Sauf qu’encore une fois, Paris en a décidé autrement. Les Républicains ne veulent pas se mouiller et envoient au casse-pipe une parfaite inconnue venue de l’UDI, dans le cadre d’un accord national Droite-Centre. Mais en réalité, le souhait est de permettre à Philippe Ribot, maire de Saint-Privat des Vieux et président des maires du Gard, de s’ouvrir tranquillement le chemin de la victoire sous les couleurs d’Agir, apparenté à la majorité présidentielle. Dernier exemple de cet incroyable scénario des législatives dans le Gard, toujours sur la 2e circonscription : le retour inattendu d’Yvan Lachaud. Défait en 2020 aux municipales nîmoises, et alors que localement les instances d’En Marche préféraient miser sur Nicolas Balmelle, l’ancien chef de cabinet de Jean-Paul Fournier, c’est l’ancien président de Nîmes métropole qui mènera finalement la bataille. Selon nos informations, c’est Emmanuel Macron en personne qui aurait tranché en sa faveur. Difficile de sous-estimer la vision et les choix du plus jeune président de la Ve République. Surtout qu’Yvan Lachaud semble avoir toutes ses chances. Un sacré pied de nez à ceux qui annoncent régulièrement la mort politique de certaines personnalités.

Carole Delga, des paroles et des actes. En déplacement sur le territoire de la Petite Camargue cette semaine, la présidente de la région Occitanie a promis de se battre pour obtenir l’investiture de Katy Guyot malgré les accords nationaux du NUPES, la Nouvelle union populaire écologie et sociale. Elle a mis ses paroles à exécution et vient d’écrire à Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste. Voici un extrait du courrier : « Pour ces élections législatives, les divisions de l’extrême-Droite et de la Droite nous laissent une chance sérieuse de remporter cette 2e circonscription et de battre le député RN sortant. Pour cela, il est indispensable d’avoir un rassemblement des forces de Gauche autour de la meilleure candidature possible, dans une circonscription où la France Insoumise n’a aucune implantation et sa candidate est méconnue. Aujourd’hui, la meilleure candidate est Katy Guyot. Au-delà d’être socialiste, c’est par son travail et sa pugnacité depuis 40 ans qu’elle s’est fait connaitre et reconnaitre sur ce territoire auprès de tous : citoyens, responsables associatifs, agriculteurs, chefs d’entreprises, etc. (…) C’est pourquoi nous sollicitons solennellement de ta part une dérogation pragmatique, issue d’une concertation locale. » Un courrier signé par Carole Delga, mais aussi par Françoise Laurent-Perrigot, présidente du département du Gard, Denis Bouad, sénateur du Gard et Jean Denat, maire de Vauvert. Ce dernier s’est senti probablement un peu forcé…

« Nicolas Sarkozy, ce traître ! » Si le président de Nîmes métropole, Franck Proust, pensait faire plaisir au maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, en invitant Nicolas Sarkozy pour les 20 ans de l’Agglo, il s’est peut-être trompé… « Nicolas Sarkozy est un traître ! », a lâché le conseiller spécial de Jean-Paul Fournier, Gérardo Marzo, sous le regard approbateur de son patron. Les raisons de ce désamour ? Le soutien que l’ancien président de la République a apporté à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle. Certes, mais si Nicolas Sarkozy avait été présent, le maire comme Gérardo Marzo auraient mis de côté leurs réflexions et surtout, se seraient mis en quatre pour satisfaire l’ancien président de la République.

Franck Proust sur tous les fronts. Après avoir accusé le coup de la décision de la cour d’appel, Franck Proust, président de Nîmes métropole, est désormais tourné vers un seul objectif : les projets de l’Agglo nîmoise. À son retour d’Écosse, il a enchaîné les réunions et prépare activement les prochaines échéances. Entre les deux, il a réuni l’ensemble des délégataires d’Edeis, notamment le maire d’Arles, Patrick de Carolis. Puis il a pris le train pour rejoindre la direction des Républicains pour un Conseil national dans le cadre des élections législatives. Un temps fort autour de Christian Jacob, Laurent Wauquiez (qui sera le 18 mai à Nîmes), Xavier Bertrand ou encore Gérard Larcher, le président du Sénat. Enfin, il a participé à la session plénière du Comité européen des régions à Bruxelles. Débats et interventions ont notamment eu lieu avec les maires de Kiev et de Marioupol en visio. Et après, on va dire que l’on peut se passer d’un politique comme Franck Proust ? C’est bien Nîmois ça !

Gérardo Marzo en colère contre Nicolas Balmelle. Alors que l’ancien chef de cabinet de Jean-Paul Fournier, Nicolas Balmelle, avait pris soin de prévenir le maire de Nîmes de ses intentions avec Emmanuel Macron, ce changement de parti n’est pas du goût, mais alors pas du tout de Gérardo Marzo, le conseiller spécial du maire au sein de son cabinet politique. « C’est un traître depuis le début. Il a quitté le navire avant les municipales de 2020, persuadé que Jean-Paul Fournier perdrait. Deux ans plus tard, il rejoint En Marche. Et maintenant, il est coincé, il sera obligé de soutenir Yvan Lachaud. En matière de fidélité, on n’a jamais fait aussi bien… » Pas sûr que les deux se retrouvent prochainement pour un déjeuner amical…

Où est Antoine Roger ? Plus de son et plus d’image depuis de nombreuses semaines. Absent du voyage en Écosse avec le maire, Antoine Roger, le directeur de cabinet de Jean-Paul Fournier, semble se cacher. Terré dans son bureau, il compte probablement les allumettes et les années qui le séparent de vacances forcées bien méritées. En attendant, malgré son silence médiatique, il continue ici ou là à créer quelques menues tensions chez les élus. Demain lundi, on nous promet un nouveau savon après un épisode resté en travers de la gorge d’un adjoint historique. À force d’en faire une tête de turc, ils vont finir par le rendre sympathique et humain…

Dumas sonde ses concurrents. Françoise Dumas est une nouvelle fois investi sur la 1ère circonscription du Gard pour les législatives du mois prochain par La République en marche. Pour mettre toutes les chances de son côté, la Nîmoise reçoit depuis quelques jours ses adversaires avec l’intention de les convaincre de laisser tomber leur projet pour ne pas qu’ils lui prennent des voix. Le premier, Evrard Zaouche, le monsieur cinéma de Nîmes qui partira en candidat libre, a passé la matinée de vendredi avec la députée. Mais cela n’aurait servi à rien ! Le chef d’entreprise est plus que jamais décidé. Un autre candidat potentiel a été reçu par Françoise Dumas. Il s’agit du médecin nîmois Mounir Benslima. Alors qu’il hésitait entre la 1ère ou la 6e circonscription, la candidate de la majorité présidentielle l’a convaincu de se diriger plutôt sur la 6. Philippe Berta, son collègue, appréciera… Mounir Benslima, qui réside de toute façon sur la 6e circonscription, n’y voit pas d’inconvénient. D’autant qu’il pourrait bénéficier d’un appui politique très important selon nos informations…

Julien Plantier, un homme libre : étape 2. Après avoir annoncé son départ de la direction des Républicains il y a quelques jours, Julien Plantier s’est autorisé une cure de silence. Loin d’être dans l’effacement, le premier adjoint au maire de Nîmes est à la tâche. Il prépare sa première intervention avant le 14 juillet pour exposer son cadre de travail. Selon nos informations, la volonté est de lancer sur toute la Ville des débats sur les sujets qui préoccupent les Nîmois. Sans tabou, en toute transparence et en se confrontant aux oppositions politiques, mais aussi aux associatifs. « On revendique la liberté de penser, de débattre, d’imaginer, on veut retrouver l’optimisme volontaire au service des gens. On est persuadé que les gens attendent le changement », souffle un compagnon de route de Julien Plantier. Mais « Le changement c’est maintenant », ce n’était pas le slogan de François Hollande ?

Nicolas Best prochainement entendu. Après des perquisitions retentissantes en début d’année dans son bureau du CHU de Nîmes, mais aussi à ses domiciles de Nîmes et Lyon, le directeur général de l’établissement hospitalier nîmois a, selon nos informations, reçu sa convocation devant le parquet national financier. Une audition par le service d’enquête de la police judiciaire dans les prochaines semaines doit intervenir. Dans son entourage, la confiance règne. Les griefs retenus seraient liés à une précédente fonction où Nicolas Best avait entretenu des relations exécrables avec quelques collègues. Vengeance ou réalité ? On devrait en savoir plus rapidement.

Denis Bouad change d’avis sur Arnaud Bord… Difficile d’en vouloir au sénateur du Gard, ancien président du Département. Son parti politique est en ébullition et en guerre ouverte. Alors qu’il a toujours été un bon soldat, acceptant de rejoindre le Sénat alors qu’il se plaisait au Département, voilà que la direction de son mouvement le trahit en fomentant un accord avec La France insoumise. Même si Denis Bouad aime bien Nicolas Pellegrini, l’un des représentants de Jean-Luc Mélenchon, les idées de ce mouvement d’extrême-Gauche, très peu pour lui. Alors quand il a appris que le Parti socialiste avait choisi uniquement Arnaud Bord pour la 4e circonscription, son sang n’a fait qu’un tour. Jusqu’à s’emporter contre le premier fédéral du Gard. Regrettant sa prise de parole intempestive, le socialiste a fait machine arrière et a forcé le trait à l’attention d’Arnaud Bord sur un post sur son réseau social pour rattraper ses paroles malheureuses. On dit souvent qu’il faut tourner sept fois sa langue avant de parler ?

 

La rédaction

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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