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ALÈS Les projets d’une Agglo « ingénieuse » présentés aux élus locaux

Au pupitre, Christophe Rivenq s'est adonné à une présentation détaillée des projets de l'Agglo. (Photo Corentin Migoule)
Au pupitre, Christophe Rivenq s’est adonné à une présentation détaillée des projets de l’Agglo. (Photo Corentin Migoule)

Face à une assistance studieuse mais peu nombreuse, le président d’Alès Agglomération, Christophe Rivenq, s’est adonné à une présentation détaillée des grands projets de la collectivité. Son leitmotiv : communiquer pour promouvoir l’image du territoire afin de séduire davantage.

Au terme d’une journée de rencontre interservices qui a rassemblé 750 des 2 000 agents que compte l’Agglo (relire ici), le président de la collectivité, Christophe Rivenq, avait convié l’ensemble des conseillers municipaux des 72 communes d’Alès Agglomération, soit 1 200 élus, pour une soirée de présentation des grands projets du territoire. Marqué par un fort absentéisme de ces derniers au regard des nombreuses chaises inoccupées, c’est devant 80 personnes que ce rendez-vous d’élus locaux s’est tenu ce jeudi soir au parc des expositions de Méjannes-les-Alès.

Seul au pupitre et en guise de préambule, celui qui est aussi premier adjoint de la mairie d’Alès a d’abord insisté sur l’importance des services publics en saluant son « armée » de fonctionnaires, « au service de l’ensemble des politiques publiques ». Assis au premier rang, Patrick Malavieille a opiné du chef lorsque le président de l’Agglo a fait un bond dans le passé, pour revenir à une époque où le territoire comptait « six ou sept EPCI∗ », dont la communauté de communes du Pays Grand’Combien. « Quand on va discuter avec des autorités et qu’on représente 135 000 habitants, on est écouté différemment. Alors bravo à ceux qui ont fait ces fusions car aujourd’hui, Alès agglo ça a de la gueule ! », s’est emballé Christophe Rivenq.

Environ 80 élus du territoire ont assisté à la présentation des projets communautaires. (Photo Corentin Migoule)

Muni d’un document de pas moins de 195 pages, projeté dans son dos via un diaporama, Christophe Rivenq a alors livré un long monologue à l’issue duquel les élus les plus studieux ont certainement mieux appréhendé un projet de territoire qu’ils ont, pour ceux qui sont aussi conseillers communautaires, en partie coconstruit. Ainsi, alors que des projets tels que le contournement de Saint-Christol-lez-Alès, la construction de piscines couvertes, la réhabilitation de la ligne Alès-Bessèges, la rénovation du marché de l’Abbaye, ou encore celle des thermes des Fumades, vont redynamiser le territoire, l’Agglo a ciblé quatre « enjeux majeurs » pour y parvenir davantage, sans compromettre une gestion des finances qu’elle a toujours voulue « équilibrée ».

Le premier s’articule autour du fameux Plan alimentaire territorial (PAT) qui a vocation à permettre à l’Agglo d’atteindre « la quasi autosuffisance alimentaire ». La promotion du territoire, matérialisée par plusieurs campagnes de communication dans le métro parisien et, dernièrement, via la création de la marque territoriale baptisée « Le Sud ingénieux » (relire ici), constitue le second pilier. Le programme « Alès Aggl’eau 2030 », qui prévoit notamment des investissements afin de mettre aux normes des installations d’eau potable, en est le troisième. Enfin, s’il n’est pas le plus « glamour », celui ayant trait à la gestion des déchets a fait l’objet de la plus grande attention du président de la collectivité.

Ne plus jeter l’argent à la poubelle

Et pour cause ! L’augmentation récente du coût du traitement des ordures ménagères, ainsi que celle de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), vont engendrer un surcoût de 5,4 M€ d’ici 2026 pour l’Agglo qui « ne peut pas accepter ça », à l’heure où cette même gestion des déchets représente déjà plus du quart de son budget principal de fonctionnement. Au rayon des « solutions » présentées par Christophe Rivenq aux élus locaux ce jeudi soir, l’augmentation de 10% de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) figure en bonne place. « Elle doit créer un électrochoc chez le contribuable et l’inciter à améliorer ses pratiques en matière de traitement des déchets », justifie le dernier nommé, qui ne manque pas de préciser qu’elle est « en partie compensée » par la suppression de la taxe d’habitation.

Mais, puisque cette mesure fiscale ne générera « que » 2 M€ tout au plus, elle n’est, à elle seule, pas suffisante. Les élus communautaires ont donc élaboré 31 actions structurantes, parmi lesquelles l’achat de caméras de chasse pour sanctionner les incivilités, la mise à disposition de composteurs, l’achat de nouveaux broyeurs, et le recrutement d’ambassadeurs du tri. « Si on fait tout ça, on peut baisser de 30 à 40% nos tonnages de déchets et faire des économies considérables », projette Christophe Rivenq, enthousiaste à l’idée de déployer son « plan », couteux (12 M€ d’investissement sur 5 ans), et qui comprend la construction d’une nouvelle déchèterie « sur l’est de l’agglomération », entre autres.

Corentin Migoule

∗ Établissement public de coopération intercommunale

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