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NÎMES MÉTROPOLE Zac Mitra : le pari de produire de l’électricité en zone inondable

La centrale comporte 11 000 panneaux (Photo Corentin Corger)
Franck Proust (5e en partant de la gauche) a coupé le ruban sur la centrale photovoltaïque de « Soleil de Mitra » (Photo Corentin Corger)

Ce mardi, Nîmes métropole a inauguré la centrale photovoltaïque « Soleil de Mitra ». Sur une surface totale de six hectares partagée en cinq terrains situés en zone inondable, 11 000 panneaux ont été installés afin de produire la consommation électrique annuelle d’environ 3 000 habitants. 

La zone d’activité Mitra est implantée sur les communes de Saint-Gilles et de Garons. Nîmes métropole a confié la gestion de la concession à la Société d’aménagement du territoire (SAT) dont le président est Julien Plantier. Parmi les projets d’aménagement, la centrale photovoltaïque « Soleil de Mitra » conçue par Éléments, une société créée en 2015 et spécialisée dans le développement, la construction et l’exploitation de projets d’énergies renouvelables. L’entreprise emploie 50 collaborateurs répartis sur quatre agences (Montpellier, Perpignan, Lyon et Paris).

Démarré en 2017, le projet s’est achevé en mars 2022. Il s’agit d’une centrale composée de 11 000 panneaux photovoltaïques répartis sur cinq terrains séparés pour une surface totale de six hectares. Elle permet de produire 7,4 GWh/an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle moyenne d’environ 3 000 habitants. « Notre société a six ans et ce projet c’est cinq ans et demi de travail. On inaugure la première centrale d’Éléments », se réjouit Pierre-Alexandre Cichostepski, président de la société conceptrice qui a sollicité l’Agglo à l’époque avec un secteur d’activité très particulier. 

Des panneaux installés à 1,90 mètres du sol

« Nous on va chercher les terrains délaissés, peu reluisant, qui n’intéresse pas les grands groupes. En clair, les miettes que les autres ne veulent pas », poursuit-il. Dans le cas de la ZAC Mitra, il s’agit de terrains non valorisés situés en zone inondable, ce qui rend l’implantation de cette centrale plus complexe avec la prise en compte du risque inondation. Ainsi, au lieu d’être installés à 60 centimètres du sol comme habituellement, les panneaux sont positionnés sur des pieux à 1,90 mètres de haut de façon à ne pas être submergés. « Il faudrait une crue millénaire pour que l’eau recouvre les panneaux », assure le président d’Éléments.

On n’a pas trouvé plus écologique pour tondre sous les panneaux (Photo Corentin Corger)

La valorisation de cet espace s’inscrit dans une démarche environnementale de Nîmes métropole, qui ambitionne de devenir un territoire à énergie positive d’ici 2050. Cela signifie produire plus d’énergie que ce qui est consommé sur le territoire. « On veut augmenter notre proportion d’énergies renouvelables pour devenir une éco-métropole. Pour cela, il faut réduire de 50% nos consommations d’énergie et multiplier par 10 des installations d’énergies renouvelables », précise Franck Proust, président de l’Agglo, qui veut poursuivre dans ce sens et qui mise également beaucoup sur l’hydrogène comme carburant du futur.

Pour être écologique jusqu’au bout, le terrain est tondu de manière naturelle par un troupeau de moutons. Outre l’utilisation à terme de l’électricité, 93 citoyens gardois détiennent également 40% du capital de cette centrale « Soleil de Mitra » après avoir souscrit à une opération d’investissement participatif en novembre 2021.

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