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ALÈS/NÎMES Coup d’envoi des soldes d’été : des sourires et des grimaces

Julie Barrere et sa "Petite mandarine" participent pour la première fois aux soldes d'été. (Photo Corentin Migoule)
Julie Barrere et sa « Petite mandarine » participent pour la première fois aux soldes d’été. (Photo Corentin Migoule)

À l’exception des Alpes-Maritimes et de la Corse, la plupart des départements de métropole ont donné le coup d’envoi des soldes d’été ce mercredi 22 juin. Et ce pour quatre semaines, soit jusqu’au 19 juillet inclus. C’était notamment le cas à Alès, où les commerçants regrettent le timing, et à Nîmes où le bilan de la journée s’avère mi-figue, mi-raisin.

Ce mercredi 22 juin, au lendemain de la Fête de la Musique marquant le début de l’été, les commerçants alésiens ont levé le rideau de leur magasin avec le secret espoir de se voir assaillis par une horde de clients déchaînés. Il n’en a hélas rien été pour le premier jour des soldes d’été, lesquels, marqués par un démarrage par « petites vagues », dureront jusqu’au 19 juillet. « Ça a toujours été assez calme le premier jour », tempère Émilie, responsable du magasin franchisé « Pause Café », rue Taisson, qui avait fait le choix de fermer la boutique le lundi 20 et le mardi 21 juin car « personne n’achète avant le début des soldes« .

Exclusivement dédiée au prêt-à-porter féminin, sa collection estivale est déjà soldée jusqu’à -50%. « C’est trop tôt ! Il faudrait que ça ait lieu en août quand la saison est finie », commente Émilie. Un constat largement partagé par Frédéric Brunel, gérant de la boutique de prêt-à-porter masculin « Caractère », établie rue Saint-Vincent : « On a fêté le premier jour de l’été hier et on se retrouve à brader notre collection été, c’est très problématique. C’est comme si les restaurants cassaient les prix entre 12h et 14h et de 20h à 22h. » Le dernier nommé, par ailleurs président de l’association Alès commerces en ville (ACEV), milite de longue date pour un report des soldes au mois d’août.

Frédéric Brunel, gérant de la boutique « Caractère », rue Saint-Vincent. (Photo Corentin Migoule)

Malgré des promotions qui se limitent à -20% sur les shorts, les tee-shirts et les polos – un choix délibéré -, Frédéric Brunel note « une légère hausse de la fréquentation » ce mercredi 22 juillet par rapport aux semaines précédentes, avec « plusieurs petites vagues ». Le gérant de Caractère se dit aussi tout étonné d’avoir « déjà reçu des touristes étrangers » qui n’hésitent pas à passer à l’achat. Malgré ce démarrage modéré qui confirme que les soldes « ne sont plus aussi attendus qu’avant », les « promotions déguisées » tout au long de l’année (ventes privées, braderies, etc.) ayant quelque peu « tué le commerce », Émilie et Frédéric se veulent confiants pour la suite. « Les soldes commenceront véritablement ce week-end », estime la première nommée. Et le second d’abonder : « Les hommes se déplacent plutôt le week-end quand ils ont besoin de s’habiller pour une occasion précise. » 

À l’inverse de ses deux confrères expérimentés, la souriante Julie Barrere est une novice dans le milieu du prêt-à-porter. Installée sur la place de l’Abbaye depuis le 22 mars dernier, la gérante de « La Petite mandarine » – tel est le nom de son échoppe – vit sa toute première période de soldes. « C’est tout nouveau pour moi. J’essaie de jouer le jeu, même si j’ai un fonctionnement qui fait que je n’ai que de la nouveauté en petite quantité », indique la jeune femme. Les pièces soldées (de -20% à -50%) représentent donc un tiers du magasin. Quant à la fréquentation, « tout va bien », sourit Julie Barrere qui voit pénétrer dans son magasin quatre clientes au moment où elle prononce ces mots. Et d’ajouter : « C’est par vagues. Depuis ce matin, il y a des temps forts et d’autres durant lesquels c’est plus calme. Mais globalement c’est positif ! »

Inès, gérante du magasin La Fée Maraboutée dans la rue de l’Aspic à Nîmes (Photo Noémie Meger)

À Nîmes, les commerçants du centre-ville étaient eux aussi mitigés sur cette journée de démarrage de ces soldes d’été 2022. Après deux années marquées par la crise sanitaire et les fermetures à répétition, les clients étaient néanmoins au rendez-vous tout au long de la journée comme nous l’explique Inès, du magasin La Fée Maraboutée dans la rue de l’Aspic. « Le flux a été constant, ça bouge ! Dans notre magasin les promotions vont de -20%  à -50% et nous avons mis en place une offre spéciale dès 3 articles en promotion achetés, il y a -20% supplémentaires. » De quoi faire bonnes affaires dès ce premier jour de soldes.

Chez NewPort, ça démarre plutôt bien… (Photo : Noémie Meger)

Chez NewPort, un ce magasin pour homme située Rue des Halles, la bonne humeur était aussi de mise. Une journée réussie pour la commerçante qui a eu du monde toute la journée. « Les fidèles sont là, ils achètent surtout des t-shirts et des polos de marque pour cet été. Même si nous vendons uniquement des vêtements masculins, ce sont majoritairement des femmes qui sont venues acheter chez nous. » Dans sa boutique, de belles promotions de -20% à 50% sont affichés sur des marques comme Tommy Hilfiger, JOTT ou encore Serge Blanco. La responsable du magasin espère que ce n’est que le début et que ces soldes d’été 2022 continueront d’être une réussite pour son établissement.

L’équipe des vendeuses du magasin nîmois pour enfants Du pareil au même (Photo : Noémie Meger)

Enfin, pour le magasin pour enfant Du Pareil au même le bilan de ces ventes-privées et de cette première journée de soldes était plutôt négatif. Les vendeuses par le contexte actuel de guerre et de baisse du pouvoir d’achat qui ne favorisent la consommation. « Nos promotions vont de -20% à -50% mais cela ne suffit pas pour les clients qui réfléchissent de plus en plus avant d’acheter. Le premier jour des soldes est de moins en moins fréquenté à cause des promotions que l’on trouve en ligne ou en magasins toute l’année « , nous expliquent les trois vendeuses. « De plus, nos objectifs sont basés sur la dernière année complète effectuée, c’est à dire 2019. Autant dire que l’on est encore loin du compte… »

Corentin Migoule (à Alès) et Noémie Meger (à Nîmes)

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