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Publié il y a 8 mois - Mise à jour le 29.03.2022 - francois-desmeures - 4 min  - vu 310 fois

ALÈS Le budget primitif de la Ville adopté dans une grande sérénité pour la majorité

(Photo François Desmeures / Objectif Gard)

Paul Planque, pour le Printemps alésien, a reproché à la municipalité une augmentation trop réduite des dépenses de fonctionnement (Photo François Desmeures / Objectif Gard)

Dans un budget contraint, notamment par des dépenses d'énergie en hausse, le premier adjoint, Christophe Rivenq, a défendu les choix de "Gaulliste social" de la majorité face aux accusations d'ultralibéralisme portées par les élus communistes, et là où le socialiste Arnaud Bord a réclamé plus d'audace.

Introduite par un discours du maire, Max Roustan, sur la dramatique situation ukrainienne, la séance du conseil municipal, principalement consacrée au budget primitif 2022, a donné lieu à quelques passes d'arme de circonstance à la veille d'une période électorale chargée. Christophe Rivenq a entamé sa présentation par les contraintes financières qui ont pesé sur l'élaboration du budget, notamment les tarifs de l'énergie. "Pour le fioul, c'est 20% d'augmentation entre 2020 et 2022 ; pour l'électricité, + 132% en quatre ans. Le gaz est au même prix qu'en 2021 mais coûte 40% de plus qu'en 2019."

Même constat concernant l'essence, avec des hausses de 25% pour le sans plomb 98, à 36% pour le gazole, "qui sert notamment aux bennes à ordures ménagères". "En 2023, a constaté l'élu, si rien ne se passe sur le front de la guerre et sur le coût de l'énergie, il est fort probable que les collectivités soient lourdement impactées. Il faut que nos dirigeants soient un peu raisonnables pour limiter le coût des carburants. C'est nécessaire pour maintenir nos services publics."

La hausse de la rémunération des fonctionnaires, ce sera un million d'euros pour Ville et Agglo

Sur les 51,166 millions d'euros du budget de fonctionnement (+ 4,21% par rapport à 2021), 46% sont des dépenses de personnel. Un choix assumé par la Ville, insistera Christophe Rivenq, de maintenir un haut niveau de service public. Un choix remis en cause par des choix gouvernementaux, selon le même : "Annonces liées à la Présidentielle, revalorisation des fonctionnaires de catégorie C... Et il semblerait que le Gouvernement ait décidé d'augmenter le point d'indice des fonctionnaires... Je ne dis pas que cette mesure n'est pas juste mais ce seront deux milliards en année pleine, au plan national, non compensés pour les collectivités. Soit un million en plus à trouver pour nos ressources : 40% pour la Ville, 60% pour l'Agglo."

L'élu Les Républicains prévoit donc une hausse de 5% des 46% de dépenses de personnel, tout en appuyant le choix du maire, Max Roustan, de ne pas augmenter les impôts malgré la fiscalité récupérée par les ménages avec la fin de la taxe d'habitation, en particulier - "qui nous fait tous gagner entre 22 et 35% d'impôts locaux en moins à payer" - mais aussi grâce à la hausse de la population qui produit le même effet sur la dotation globale de fonctionnement perçue et sur les bases fiscales. Malgré le contexte budgétaire, la municipalité a décidé "a minima de maintenir les subventions données aux associations en 2021". Établi à 3,864 M€, le budget est même en hausse de 180 000 €.

800 000 €  pour la rénovation des écoles

En investissement, la Ville prévoit un peu plus d'un million d'euros investi en plus par rapport à 2021, avec 22,198 millions d'euros prévus. Christophe Rivenq a vanté 200 000 € mis pour le lancement de la construction du restaurant scolaire de la montée de Silhol, les près de 2,5 M€ dédiés aux ''états généraux du coeur de ville'', les 800 000 € déboursés pour la rénovation des écoles et les 635 000 € dédiés au pôle national du cirque. Pour le plus grand bonheur des footballeurs de l'OAC, la pelouse du stade Pibarot sera refaite.

Pour le groupe le Printemps alésien, le communiste Paul Planque a regretté que "le budget que vous nous proposez, loin du "quoi qu'il en coûte", est un budget du "comme si de rien n'était"." Il a regretté que l'engagement ne soit pas plus prononcé envers les services publics et pas motivés par "la sacro-sainte doctrine libérale de la maîtrise de la dépense publique".

Constatant une hausse du budget de fonctionnement de 6,77% entre 2020 et 2022, il s'est étonné que les dépenses de personnel n'augmentent que de 3,2%, la subvention au CCAS de 2,24% ou encore les subventions aux associations de 5%. Irrité, Christophe Rivenq a rappelé les contraintes budgétaires et l'engagement proclamé de la municipalité envers les services publics. "Entre Ville et Agglo, on compte 2 200 agents. En ratio par habitant, nous sommes de ceux qui en ont le plus et on en est très fiers !"

Le représentant socialiste du Printemps alésien, Arnaud Bord, après avoir expliqué les motifs de son retrait temporaire des activités de son groupe politique le temps des élections (lire par ailleurs), a reconnu les contraintes qui ont pesé sur l'élaboration du budget. "Le budget est sérieux, rigoureux, mais où est l'audace ?, a questionné le premier fédéral du PS gardois. Il y a peu de nouveautés à se mettre sous la dent." Il a finalement voté contre le budget, comme les autres élus d'opposition de Gauche, tandis que les élus du Rassemblement national votaient pour leur part uniquement contre le budget concernant l'abattoir.

François Desmeures

francois.desmeures@objectifgard.com

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