Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 07.08.2021 - corentin-migoule - 2 min  - vu 6886 fois

ALÈS (VIDÉOS) Un millier de manifestants, les anti-pass gagnent du terrain

"C'est tellement la merde qu'on ne sait plus quoi écrire". La banderole figurait en tête de cortège à Alès ce samedi. (Photo Corentin Migoule) - Corentin Migoule

600 à Alès samedi dernier, les manifestants anti-pass sanitaire étaient près d'un millier ce samedi, symbole d'une lutte qui grandit à l'approche de l'entrée en vigueur de la mesure dans les bars et restaurants notamment. 

La fronde contre le pass sanitaire grandit à l'approche de l'entrée en vigueur de l'extension de la mesure ce lundi. C'est en tout cas ce que traduisent les chiffres. 600 à Alès samedi dernier, les manifestants étaient à peu près autant au moment de s'élancer de la sous-préfecture, peu après 17 heures. Quelques minutes après, le cortège, en tête duquel figuraient - mégaphones en mains - des ex-occupants du Cratère, grossissait pour atteindre le millier de personnes.

Alain Martin, figure locale de la CGT, affiche la couleur. (Photo Corentin Migoule) • Corentin Migoule

Avant le départ de la délégation pour une déambulation dans les rues d'Alès qui allait durer près de deux heures, les leaders du collectif organisateur s'exprimaient devant la foule : "Pour ou contre le vaccin, ce n'est pas la question", a introduit l'un deux, préférant cibler exclusivement le pass sanitaire, "un outil de contrôle justifié par la bourgeoisie en invoquant la responsabilité collective face au virus".

Contrairement aux pétards et aux chants, la poésie n'était, elle, pas de la partie. (Photo Corentin Migoule) • Corentin Migoule

Également composé d'anonymes venus spontanément manifester leur opposition au pass sanitaire et dénoncer "la dérive sécuritaire" du gouvernement, le cortège a ensuite battu le pavé alésien, en commençant par l'avenue du général De Gaulle. Pétards et chants anti-Macron ont été de la partie. "Et le pass il sert à quoi ? Travaille, consomme, et ferme ta gueule !", ont entonné les manifestants.

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Corentin Migoule
Corentin Migoule Halte des manifestants devant la résidence privée du sous-préfet de l'arrondissement d'Alès, Jean Rampon. (Photo Corentin Migoule)[/caption]

Parmi eux, plusieurs soignants du centre hospitalier d'Alès sont venus dénoncer la vaccination obligatoire pour leur profession. Devenus "les cibles du gouvernement", ces derniers, "applaudis l'an dernier pendant la première vague", se disent tiraillés entre leurs convictions et leur volonté de ne pas perdre leur emploi, même si certains n'hésiteront pas à déposer la blouse.

Après près de deux heures de déambulation dans les rues du centre-ville d'Alès et bien au-delà, le cortège a investi le parvis de l'hôtel de ville peu avant 19 heures. Repas tirés du sac et animations musicales ont achevé ce samedi de fronde grandissante à l'occasion d'une assemblée qui se voulait "populaire".
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