Et ce après un communiqué de la candidate du RN à Bagnols Pascale Bordes qui, s’en prenant à la liste de Philippe Broche et à la présence sur celle-ci de trois communistes, a écrit que le candidat est « La marionnette de ceux qui musèlent les opposants, qui traitent les chefs d’entreprise de ‘salauds’, qui accusent la police de tuer, qui s’associent à LFI et à la Jeune Garde, milice d’extrême gauche de Raphaël Arnault, condamné définitivement pour violences. Cette même milice responsable de la mort du jeune Quentin à Lyon, mort pour ses idées. »
« Ces accusations reposent sur un amalgame manifeste : nous ne participons pas à la liste ‘Ensemble changeons Bagnols’ et nous ne soutenons pas cette liste, ni aucune autre. Nous ne pouvons donc pas accepter d’être instrumentalisés dans une polémique qui ne nous concerne pas », répondent les Insoumis locaux. Qui disent « refuser également la récupération politique autour du drame qui a coûté la vie à un jeune militant d’extrême droite ; la famille ayant elle-même exprimé clairement son souhait qu’aucune instrumentalisation partisane ne soit faite. A ce jour, l’enquête judiciaire est toujours en cours et les circonstances exactes des faits restent à établir. Dans une démocratie respectueuse de l’Etat de droit, chacun devrait s’abstenir d’exploiter une tragédie humaine à des fins de polémique politique. »
Évoquant ensuite leurs idées, les militants de LFI affirment défendre « l’humanisme entre tous (Pays, religion, genre,..) le débat démocratique, la justice sociale, l’égalité et le respect des institutions républicaines. Ceci implique une lutte contre le fascisme, doctrine issue de l’extrême droite, qui mène une idéologie allant à l’encontre de l’ensemble de ces valeurs. »
Alors « Plutôt que les amalgames, les caricatures et les anathèmes, nous appelons à un débat politique digne, fondé sur les faits et sur les projets pour nos concitoyens, écrivent-ils. Les Bagnolaises et Bagnolais méritent mieux que des accusations sans fondement : ils méritent des idées, des propositions et un débat respectueux. »
Le groupe d’actions en profite, au passage, pour rappeler « les positions et engagements politiques de la personne qui nous met en cause », à savoir Pascale Bordes, notamment sur sa présence dans un groupe Facebook aux propos racistes et homophobes, et sur la présence sur sa liste de Jean-Louis Morelli, épinglé par l’Humanité notamment pour avoir partagé sur les réseaux sociaux une publication du Parti de la France, nostalgique de Pétain. « Voilà qui sont ces gens », concluent les Insoumis.