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Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 28.01.2015 - baptiste-manzinali - 3 min  - vu 242 fois

FAIT DU JOUR Nenad Kovacevic "Partir du club, j'y ai pensé"

Nenad Kovacevic, milieu de terrain de Nîmes Olympique depuis 2013. (Photo Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Alors que des rumeurs courent sur un éventuel départ de l'ancien international Serbe Nenad Kovacevic vers le Qatar, l'intéressé dément. Après une période de réflexion, ce milieu de terrain de 34 ans aux 48 titularisations sous les couleurs de Nîmes Olympique, n'envisage qu'une chose : reprendre sa place dans l'effectif.

Objectif Gard : Comment vivez-vous la décision du coach de vous écarter de l'équipe depuis quelques mois ?

Nenad Kovacevic : C'est son choix. Je ne suis pas satisfait de cette situation mais pour le moment je ne peux rien y changer. La seule chose que je peux faire, c'est continuer à travailler avec l'équipe pro et jouer avec la réserve. J'espère réintégrer l'équipe première très vite, même si c'est difficile pour moi en ce moment. Ici, j'ai des amis qui ne sont pas footballeurs et ma famille qui vient me voir assez souvent. Je suis bien à Nîmes depuis mon arrivée, j'ai vraiment envie de rester.

OG : Vous n'avez pas pensé à partir ou arrêter votre carrière ? Il y a eu des rumeurs concernant un départ pour le Qatar...

Arrêter ma carrière ça non, j'aime le football et je pense avoir toujours le niveau pour jouer. C'est vrai que partir du club, j'y ai pensé au dernier mercato. J'ai eu quelques propositions, mais rien d'officiel venant d'un club, seulement quelques prises de contact. J'y ai beaucoup réfléchi, à savoir si cela allait améliorer ma situation... Mais j'ai un contrat jusqu'en juin 2015. Je veux jouer ici encore deux ou trois ans et finir ma carrière à Nîmes Olympique. J'arrêterais que si j'en suis obligé, une blessure grave ou si je n'ai plus de club. Mais tant que j'ai le choix, je resterai ici.

Quand on a joué la Coupe d'Europe ou dans une sélection nationale comme vous, on peut perdre de la motivation en étant mis de côté dans un championnat inférieur.

J'ai connu plus dur que ça, j'ai l'expérience de chaque club où j'ai joué. Je dois rester concentré pour être disponible pour l'équipe et garder le même rythme de travail car si l'on reste trois ou quatre mois sans jouer, c'est difficile de maintenir la condition physique. Et puis on ne sait jamais, je veux être prêt pour l'équipe si le coach décide de me refaire jouer.

L'histoire des matchs supposés truqués n'a pas abimé vos relations avec le club ?

Je n'ai jamais eu de problème avec M. Pasqualetti ni aucun autre entraineur dans ma carrière, ou alors une seule fois il y a dix ans. Même si je ne comprends pas pourquoi je ne joue pas, je n'ai aucun problème avec lui, on travaille de façon tout à fait normal, je m'entraine toujours avec l'équipe. La seule chose c'est que je ne suis pas sélectionné. À part ça, je m'entends très bien avec tout le monde, même les plus jeunes. L'atmosphère dans les vestiaires est très bonne en ce moment, surtout après ces trois victoires. Je suis un peu plus proche de Romain Sartre car nous avons joué ensemble au RC Lens.

Vous vous attendiez à ce que l'équipe entame une seconde partie de saison avec autant de réussite ?

On vient de gagner trois matchs consécutifs. Même contre l'AS Monaco, nous avons fait un beau match. Tout ça c'est mérité mais il y a un mois en arrière, jamais on aurait pensé prendre neuf points en trois matchs. Le match à Dijon était fou, 2-0 après quinze minutes. C'est une victoire historique, je suis vraiment content même si je ne joue plus. Quand un concurrent joue bien à mon poste, c'est une bonne motivation pour moi.

Cela peut-il durer encore longtemps ?

Janvier-février, c'est une période importante pour la suite de la saison car les terrains sont gras et pas facile à jouer. Les points que l'on va accumuler pendant cette période faciliteront la fin du championnat. On est seulement dixième et on ne pourra pas gagner chaque match. Mais si on prend trois points tous les deux ou trois matchs, cela sera plus simple pour la suite.

Qu'est ce qui a changé au club avec deux nouveaux présidents en seulement quelques mois ?

En début de saison, moi je pensais que l'on allait monter en ligue 1. On avait fait une très bonne préparation. Jamais je n'aurai imaginé cette histoire de matchs truqués, j'ai été très surpris. Le nouveau président (ndrl Christian Perdrier), je pense que c'est quelqu'un de bien pour le club. Il est très intelligent, il a de l'expérience et il sait ce qu'il doit faire. Il peut vraiment aider Nîmes Olympique.

Vous êtes optimiste concernant les retombées sur le club ?

Peut-être qu'il y a quelque chose que l'on ne sait pas, mais je suis optimiste. Je n'ai pas beaucoup d'informations, je me préserve de tout ça. J'évite de lire les journaux. Chacun de ces matchs, je les ai joué, on ne se doutait de rien. Chaque match était dur, j'ai les dvds de ces matchs chez moi, je ne comprends rien à toute cette histoire.

Baptiste Manzinali

Baptiste Manzinali

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