Publié il y a 1 h - Mise à jour le 13.03.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 58 fois

ÉDITORIAL Municipales : le goût du débat toujours intact

Photo d'illustration : Anthony Maurin

À la veille du scrutin municipal, la campagne rappelle une évidence : malgré les divisions et le contexte national, la démocratie locale reste un lieu d’engagement et de participation.

La campagne du premier tour des municipales touche à sa fin. Les dés sont jetés. Pendant plusieurs semaines, chaque camp a tenté de faire la différence : un programme, une méthode, une équipe. Le fond, mais aussi la forme, ont parfois tout opposé. Certains ont privilégié les échanges en petit comité. D’autres ont rempli des salles ouvertes à tous. Les sortants, eux, ont défendu leur bilan. Avec ses réussites. Et ses échecs. Il a aussi fallu composer avec les aléas locaux : des familles politiques divisées, des événements venus percuter la campagne. Et puis il y a eu le contexte national. Une Assemblée nationale fragmentée. Une lassitude vis-à-vis du pouvoir macroniste. Et la guerre au Moyen-Orient. Autant de facteurs qui ont pesé sur le climat politique. Pas sûr que tous les candidats partaient avec les mêmes chances. Pas certain non plus que la nationalisation du scrutin rende service aux administrés. Mais chaque élection a ses turbulences. Inutile de revenir sur la crise du Covid qui avait bouleversé le scrutin de 2020. Une chose est certaine et c’est peut-être l’enseignement principal de cette campagne : les Français aiment le débat. Et la politique. Ils veulent donner leur avis. Participer. Peser. Ils refusent de rester de simples spectateurs. Et c’est plutôt une bonne nouvelle pour la démocratie locale. Mieux encore : certains souhaitent désormais devenir acteurs du destin communal. Intercommunalités de France — l’association nationale représentant les intercommunalités — le confirme dans sa dernière étude. La généralisation du scrutin de liste paritaire dans les communes de moins de 1 000 habitants n’a pas fait reculer les candidatures, contrairement à ce que certains redoutaient. Dimanche, 904 000 candidats brigueront un mandat municipal. Ils étaient environ 903 000 au premier tour de 2020. Autre signe encourageant : la féminisation progresse notamment dans les petites communes. On comptera 432 000 femmes candidates, dont plus de 175 000 dans les communes de moins de 1 000 habitants, contre 135 400 en 2020. Un triplement. Le tableau reste toutefois imparfait : seulement 25 % des têtes de liste sont des femmes, et les élues sortantes se représentent moins souvent que leurs homologues masculins. Il y a donc du progrès. Mais encore insuffisant. Le renouvellement de la vie locale est en marche, mais en faisant encore trop de place aux hommes.

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