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Publié il y a 8 mois - Mise à jour le 17.03.2022 - thierry-allard - 3 min  - vu 237 fois

GARD Journée de mobilisation pour l'emploi et les salaires

Ils étaient environ 200 à Nîmes (photo Norman Jardin)

La manifestation nîmoise est passée par l'avenue Général-Perrier (photo Norman Jardin)

Ce jeudi était marqué par une journée de mobilisation intersyndicale sur les questions de l’emploi et des salaires. Dans le Gard, trois manifestations étaient organisées à Nîmes, Alès et Bagnols/Cèze. 

Dans la ville-préfecture, une fois n’est pas coutume, les manifestants avaient décidé de se retrouver au square de la Couronne, rompant avec le traditionnel circuit Maison carrée – préfecture. Ils étaient environ 200 à avoir répondu à l’appel des syndicats (CGT, Solidaires et FSU). Parmi les revendications figuraient la question des salaires et plus de justice sociale à l’heure où le prix du carburant augmente de semaine en semaine.

Le cortège contestait également le projet du président de la République de faire passer l’âge de la retraite à 65 ans. L’égalité salariale entre les femmes et les hommes faisait aussi partie des revendications. Après un passage sur le boulevard Amiral-Courbet et l’avenue Général-Perrier, la manifestation nîmoise s’est terminée place de la Maison carrée.

À Bagnols/Cèze, à l’appel de la CGT, FO, SUD et la FSU, ils étaient quelques dizaines devant le monument aux morts sous la grisaille. Et au sujets de l’emploi et des salaires, « nous avons décidé de rajouter la paix, au-delà du peuple ukrainien, pour tous les peuples qui souffrent de la guerre », précise le secrétaire de l’union locale CGT, Patrick Lescure.

Outre cet acte symbolique, la bataille concerne bien les salaires. « On nous parle du prix de l’essence, mais il n’y a pas que ça. Tout a augmenté fortement depuis dix ans, et les salaires, les pensions de retraite et les minima sociaux n’ont pas suivi. Ils doivent être augmentés largement et immédiatement », résume Patrick Lescure.

Ce jeudi matin, lors de la manifestation à Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Reste que le prix de l'essence pèse très lourd pour les petits salaires. « Les AESH gagnent 820 euros par mois et doivent souvent faire plus de 25 kilomètres par jour pour aller d’établissement en établissement, expose Adrien Couffin, de SUD. Elles demandent une prime au Dasen qui ne leur répond pas. » Idem dans la fonction publique plus largement, où « nous avons beaucoup de collègues dans la difficulté notamment avec l’inflation du prix des carburants, sachant qu’avec le gel du point d’indice, nous avons perdu 20 % de rémunération en 10 ans », avance Mohammed Hammani, de la FSU. 

Plus que le dégel du point d’indice annoncé il y a quelques jours par le Gouvernement, que les syndicats considèrent comme une annonce électoraliste, les revendications vont vers « une augmentation plus durable pour permettre aux agents de la fonction publique de retrouver un salaire correct », estime le syndicaliste. La question de l’emploi, et notamment de l’amélioration des conditions de travail, revient aussi. « Il faut un grand plan Marshall de l’emploi », estime Patrick Lescure. 

La CGT alésienne déplore l'explosion du coût de l'énergie

Mobilisée pendant plus d’un mois aux côtés des grévistes de la clinique Bonnefon pour dénoncer "la marchandisation de la santé", l’Union locale de la CGT d’Alès a remis ça ce jeudi matin à l’occasion de cet appel intersyndical. Sur le parking du centre-hospitalier Alès-Cévennes (CHAC), les militants cégétistes ont d’abord rappelé que "les 500 familles les plus riches de France ont doublé leur patrimoine pendant le quinquennat Macron", lequel serait passé de 500 à 1 000 milliards d’euros. Un moyen pour l’organisation syndicale de signifier que "de l’argent il y en a", contrairement à ce qu’essaieraient de faire croire "les patrons qui, comme d’habitude, vous expliquent qu’il n’est pas possible d’augmenter les salaires car ils ne pourraient plus faire face à la concurrence internationale".

Après quoi, la CGT a insisté sur la désolante "stagnation des salaires et la baisse des pensions" à l’heure où "les prix et les factures s’envolent", citant notamment l’augmentation "de 35% du coût de l’essence en un an qui va encore exploser avec le conflit russo-ukrainien", ainsi que celle du prix de l’énergie (+50% en dix ans). Dans ce contexte, l’UL CGT juge "urgente" la revalorisation de l’ensemble des salaires (brut et non pas net), des pensions de retraite, des minima sociaux, de l’allocation chômage et des bourses étudiantes.

La Rédaction

Thierry Allard

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