Publié il y a 1 an - Mise à jour le 10.09.2022 - anthony-maurin - 2 min  - vu 372 fois

TOURISME Une voie patrimoniale pour le tourisme

L'abbatiale de Saint-Gilles (Photo Archives Anthony Maurin).

L'arrière de l'abbatiale de Saint-Gilles (Photo Archives Anthony Maurin).

Connaissez-vous la "Voie d'Arles?" Les Nîmois son familiers de la route d'Arles mais quel est cette voie ? Tentez les chemins de Compostelle.

De la Méditerranée à l’Atlantique, un itinéraire s’illumine à la faveur de l’automne des senteurs du maquis à l’odeur de l’herbe grasse, des bois de chênes verts aux sapins des Pyrénées. Une sorte de progression à travers le sud qui offre une palette de paysages, de couleurs et d’émotions dont le contraste est révélé par la lumière subtile  l’automne. La "Voie d'Arles".

Trait d’union entre les versants méditerranéen et atlantique, la voie d'Arles appelée également via Tolosana relie Arles à Puente-la-Reina en Espagne où elle rejoint le Camino Francès en un peu moins de 1 000 kilomètres. Les lauzes blanches et les ocres languedociens redoublent alors de beauté sous un soleil apaisé offrant des teintes cuivrées aux décors minéraux bordant l’itinéraire, les coteaux gascons jouent en douceur de leurs courbes élégantes, les contreforts pyrénéens accueillent les pas du pèlerin dans la fraîcheur de leurs forêts. 

Les chaleurs estivales déroutent parfois les marcheurs les plus aguerris. Profitez donc de l’été indien dont jouit la Voie d’Arles en septembre et octobre : les journées douces et ensoleillées laissent place aux nuits fraîches et les matins brumeux. Les réveils dans le fin voile de nuages se dissipant au fil des premières lueurs du jour n’ont pas d’égal. Laissez-vous surprendre par cette image plus intime et originale des paysages languedociens ou gascons. Bien que la voie d’Arles n’est pas sujette à une sur-fréquentation, certains sites ou nœuds touristiques connaissent des flux importants durant la saison estivale.

Optez donc pour un départ dans l’arrière-saison, c’est choisir la quiétude de la Vallée de l’Hérault, prendre le temps d’une visite de l’Abbaye de Gellone ou du centre-ville de Castres, s’attarder sur les terrasses des bastides gasconnes... Les professionnels du tourisme et les hébergeurs seront ravis d’accueillir cette ultime vague de pèlerins, randonneurs et touristes. Exaltés par les voluptés automnales, comptez sur eux pour partager passion et convivialité !

La route d’Arles est ainsi jalonnée de monuments et d’abbayes romanes de renom, reflétant le rayonnement politique et culturelle de ces régions à l’époque médiévale. Le cheminant est plongé dans le style roman provençal dès sa rencontre à Arles avec la somptueuse basilique primatiale Saint-Trophime et l’église Saint-Honorat aux sein de la célèbre nécropole romaine des Alyscamps.

Les abbayes de Saint-Gilles, d’Aniane ou encore l’église d’Oloron-Sainte-Marie sont autant d’invitations à saisir les richesses et les nuances régionales de l’art roman. Une chose est certaine, la basilique Saint-Sernin, le plus grand édifice roman encore sur pied d'Europe, ne laissera pas indifférents les visiteurs qui apprécieront son portail sculpté, son chevet à déambulatoire à chapelles rayonnantes ou encore son étonnante crypte située sous l'abside.

Anthony Maurin

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