Le HUB 125, développé par Enedis, est un hub de recharge conçu pour répondre aux besoins croissants des entreprises qui s’équipent d’engins électriques. Transportable via une simple remorque, ce système permet de recharger simultanément plusieurs équipements, comme des pelles mécaniques électriques ou des véhicules, sans nécessiter de retour au dépôt.
Sylvaine Cazal, directrice territoriale Enedis Gard, souligne l’enjeu de cette innovation : « Ce prototype a été entièrement conçu par Enedis pour montrer que la recharge sur chantier est possible. L’objectif est de réduire l’empreinte carbone de nos activités, en facilitant l’adoption d’engins électriques par nos partenaires. »
Sur le chantier d’Alès, le HUB 125 alimente une pelle mécanique électrique zéro émission, utilisée par SEEB-Entreprise Bonnefille pour des travaux de rénovation de 550 mètres de câbles souterrains. Un investissement de 140 000 €, financé par Enedis, qui s’inscrit dans un programme national de modernisation des réseaux.
Une expérimentation en conditions réelles
Depuis le 5 novembre, le HUB 125 est testé sur différents chantiers en France. À Alès, il est utilisé depuis décembre 2025 et le restera encore quelques semaines. Florent Bonnefille, dirigeant de SEEB-Entreprise Bonnefille, explique : « Avec ce hub, nous rechargeons la pelle électrique directement sur le chantier, le soir ou pendant les pauses. Cela nous permet de travailler toute la journée sans interruption, comme avec un engin thermique, mais sans émissions. »
Le dispositif se connecte au réseau électrique local, aérien ou souterrain, sans nécessiter d’infrastructure lourde. Une sécurité renforcée est assurée par des cadenas réservés aux agents Enedis et aux utilisateurs autorisés.
Vers une généralisation du modèle ?
Enedis envisage de poursuivre les tests du HUB 125 dans d’autres régions après cette phase de pré-industrialisation. L’objectif est double : valider la robustesse du système et inciter les entreprises à adopter des solutions similaires, que ce soit par l’achat ou la location.
« Nous voulons montrer que la transition énergétique est possible sur les chantiers, explique Sylvaine Cazal. En combinant plusieurs leviers, comme la réutilisation des terres excavées et l’électrification des engins, nous réduisons significativement notre impact environnemental. »