Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.07.2026 - O.L. - 3 min  - vu 58 fois

ARLES La Pegoulado a ouvert les Fêtes d'Arles de belle manière

La reine d'Arles, Amélie Laugier, était en tête du cortège des gardians.

- Olivier Lemierre

Durant tout ce week-end, les Fêtes d'Arles célèbrant la culture provençale et ses traditions (costume, musique, danse) animent les rues de la ville. Après la Pegoulado, le défilé aux lanternes, place ce 4 juillet au spectacle "amourS", une pièce contemporaine dansée, jouée au théâtre antique. Puis ce sera le lendemain 5 juillet la grande fête du costume où les Arlésiennes revêtiront leurs plus beaux atours en soie.

L’association Festiv'Arles, organisatrice des Fêtes d'Arles, peut se féliciter de la Pegoulado qui s'est déroulée dans la joie et la chaleur ce vendredi 3 juillet au soir dans les rues d'Arles, du boulevard des Lices aux arènes. Plusieurs centaines de personnes venues du Pays d'Arles, mais aussi d'ailleurs, souvent membres d'associations de maintien et de transmission de la culture provençale (costumes, musique et danse), ont défilé ce vendredi 4 juillet pendant plus d'une heure, s'éclairant avec des lanternes.

Fifres et tambourins ont animé le défilé, comme ici avec les musiciens de l'Escolo d'Argenço de Fourques. • Olivier Lemierre

Peu après 22 heures, un grand spectacle suivait aux arènes. "Cette année, la Pegoulado d’Arles célébrait un voyage unique, de la Terre à la Mer, un thème qui évoque la richesse et la diversité de notre environnement. Des terres arlésiennes, nourries par la tradition et l’agriculture, jusqu’à l’horizon infini des mers qui invitent à l’aventure et à la découverte. Cette édition met en lumière le lien indissociable entre ces deux univers. La Terre, symbole de racine, de culture et de savoir-faire, rencontre la Mer, synonyme de liberté, d’ouverture et de rêve. À travers costumes, musiques et décors, la Pegoulado est une ode à la nature, à la transmission et à l’harmonie entre ces éléments qui façonnent notre identité provençale", indique la présidente de l'association, Josiane Arnaud.

La Pegoulado toujours populaire

Essentiellement populaire, et on l'a vu encore avec un public venu nombreux, la Pegoulado exprime une tradition vivante et gaie en un très grand défilé. Des textes attestent de la pratique dès 1830, mais la Pegoulado spontanée ou non, est probablement bien antérieure. Pour des raisons festives ou autres (passage du chemin de fer, inauguration du pont de Trinquetaille), la population sortait dans la rue et y déambulait avec chants et musiques.

Mandy Graillon, 1ere adjointe au maire et ancienne Reine d'Arles, défilait comme souvent.

Dans les années 1930, un tour de ville, constitué de gardians et de groupes folkloriques tenant des "pégots" était chargé, le dimanche soir, d’attirer la population dans un grand défilé pour l’amener à un spectacle nocturne aux arènes. "La participation à la Pegoulado est considérée comme un honneur et une responsabilité. Chaque année, les familles perpétuent la tradition en transmettant les costumes, les danses et les chants à leurs enfants. Cette implication intergénérationnelle assure la pérennité de l’événement et renforce les liens au sein de la communauté", précise Festiv'Arles.

Les plus beaux costumes de sortie le 5 juillet

Les Fêtes d'Arles se poursuivent ce 4 juillet avec "amourS", une pièce contemporaine dansée et jouée au théâtre antique. De 21 h à 21 h 30 - Concert Pop par Cyril Briere. De 21 h 45 à 23 h 30 - Spectacle "amours" - réalisé par le directeur artistique et chorégraphe : Richard Bonnot-Saltet. Prix d'entrée : 15 € Gratuité pour les enfants âgés de moins de 8 ans, tarif réduit pour les enfants de 8 à 12 ans et les PMR : 10 €.

Les amazones étaient au rendez-vous avec leurs cavaliers. • O.L.

Le dimanche 5 juillet, place à la fête du costume, décalée de deux heures en raison de la canicule. On peut considérer que la Fête du Costume a pris naissance en 1903, sous l’impulsion de Frédéric Mistral (poète provençal 1804-1914) lorsqu’il a créé la Festo Vierginenco. Toutes les jeunes filles furent conviées à une prise de ruban et d’habit, symbole de leur passage à l’âge adulte (jusqu’à l’âge de 15 ans, elles ne peuvent porter que le costume dit de Mireille). Inquiet pour l’avenir du costume d’Arlésienne, Frédéric Mistral avait voulu officialiser et faire en sorte que le port du costume de "dame" soit non seulement un symbole mais aussi un honneur et un événement. En 1903, dix-huit jeunes filles répondirent à cet appel. En 1904, elles étaient trois cent cinquante, et la fête s’installa au théâtre Antique.

Des pêcheurs tirent les filets. • O.L.

Les jeunes filles reçurent une médaille en vieil argent montée en broche ou en épingle, accompagnée d’un diplôme, dessiné et illustré par Léo Lelée. Accompagnées par plusieurs centaines de personnes portant "lou vesti arlaten", les jeunes filles qui ont pris le ruban lors de la dernière "Festo Vierginenco" aux Saintes-Maries-de-la-Mer en 2025, seront présentées cet été au théâtre Antique.

Les plus beaux et les plus riches costumes, les plus beaux bijoux seront donc de sortie. Le déroulé de l’après-midi du 5 juillet est le suivant : à 18h30, départ du cortège musical de la place de la République au théâtre Antique. Parcours du défilé : place de la République – rue de la République – rue Wilson – boulevard des Lices. À 19h, fête du costume au théâtre Antique. Présentation et spectacle avec les groupes de Tradition.

Même en coton, les costumes étaient d'une rare élégance.

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