"Stop Fake News". C'est l'inscription marquée bleu marine sur blanc, sur le t-shirt de Jean-Yves Chapelet. Le maire de Bagnols-sur-Cèze a affiché ce message, pour répondre à une pancarte écrite par une boulangère, mettant en cause la responsabilité du maire, dans la fermeture de son commerce. En janvier 2024, l'artisane avait alerté déjà le public de sa situation précaire.
"Bravo à la municipalité qui a tué le centre"
Rappel du contexte : Patricia Steffen, boulangère chez Pat'd'Amande, a dû fermer son enseigne. La boulangère avait annoncé sur les réseaux sociaux, qu'elle mettait la clé sous la porte, le mercredi 21 janvier. Tout en remerciant sa clientèle de leur soutien, Pat' comme on la surnommait, avait adressé un message cinglant et ironique, placardée sur sa vitrine : "Fermeture définitive à regrets. Merci à mes clients pour leur fidélité. Un très grand bravo à la municipalité qui a tué le centre rendant les biens inexploitables et donc invendables".
Une aide de 2500 euros allouée
Un reproche auquel le maire a tenu à répondre : "Une affirmation pour le moins trompeuse", fustige l'édile. "Je veux bien être responsable, mais que de ce qui nous incombe", commente-t-il sur place dans une vidéo rendue publique. Le maire, candidat à sa réélection en 2026, donne des précisions sur cette affaire : "En réalité, le conseil municipal a voté en 2022 l'attribution d'une aide exceptionnelle de 2500 euros, calculée en fonction de la durée des travaux de la place Bertin-Boissin et du chiffre d'affaire, financé par l'argent public, donc celui des Bagnolais".
Une boulangerie à proximité tourne à plein régime
Pour lui, le problème est ailleurs, car une autre enseigne, située à proximité, fonctionne et attire du monde : "À quelques dizaines de mètres, une boulangerie a rouvert boulevard Théodore-Lacombe, et une autre (boulangerie-pâtisserie DIARD, NDLR), se porte très bien sans aucune aide municipale et sans parking à proximité", ajoute-t-il.
Engagé dans la course aux municipales, Jean-Yves Chapelet a décidé de durcir le ton. Face aux rumeurs qu'il estime infondée, l'élu municipal bagnolais pourrait continuer à dire d'ici le 15 mars et 22 mars, sa vérité.