Il affirme qu'il n'y avait "pas de mésentente particulière" entre la maire, Martine Volle-Wild, et lui, premier adjoint. Mais Jean-René Guers relève quand même qu'ils n'étaient "pas toujours d'accord sur les projets ou les dossiers". C'est l'une des raisons qui l'ont poussé à monter sa propre liste pour les élections municipales des 15 et 22 mars.
Jean-René Guers a donc réuni "une équipe entière et nouvelle, au parcours varié, qui peut apporter un regard nouveau". À sa tête, Jean-René Guers fait parler l'expérience, alors qu'il a suivi les dossiers de la mandature sortante au plus près. "Je me suis décidé tard mais j'ai rencontré beaucoup de personnes." De quoi bâtir, selon le candidat, une équipe "soudée et dynamique".
S'il est élu le 15 mars (il n'y a, pour l'instant, que deux listes qui se présentent), Jean-René Guers souhaite en premier lieu "continuer les projets en cours". Comme la "réalisation d'une petite place pour relier la Grand-Rue avec le parking, les espaces de jeux et la salle polyvalente. Pour réunir le haut et le bas du village." L'aménagement du parking "est à rendre plus efficient". Jean-René Guers imagine aussi un city-stade à proximité de l'espace de jeux.
"Il nous faut aussi continuer la rénovation de l'éclairage public, poursuit le candidat, ce qu'on fait déjà depuis trois ans, avec une baisse d'intensité de 80%. On a divisé la consommation énergétique par quatre." Chargé des questions d'urbanisme en tant que premier adjoint, Jean-René Guers se félicite qu'Avèze "ait encore des possibilités" dans un territoire "qui manque de foncier. Si notre gestion est saine et efficace, on aura la possibilité d'investir". En partant sur des projets "importants, à étaler sur plusieurs années".
Parmi ceux-ci, la création d'une "passerelle pour faire la jonction entre l'espace loisirs du pont Vieux et le village". Pour le candidat, cela inciterait plus facilement à entrer et visiter le village aux trois châteaux. "Mais la passerelle n'a de sens que si on restructure l'espace de jeux, poursuit Jean-René Guers, avec des jeux de plein air, une aire de jeu de boules et un cheminement pour les piétons et les vélos".
La tête de liste "Avèze, un regard nouveau" souhaite aussi en faire plus pour les handicapés, "car beaucoup sont en milieu ouvert dans le village", qu'ils dépendent, ou pas, de l'ESAT de la Tessonne. Et, alors que l'épicerie associative du vilage est en passe de disparaître, en raison de la vente du bâtiment, "on veut développer le commerce, relancer un point chaud et le café, actuellement fermé". Pour Jean-René Guers, la chalandise limitée du village n'est pas un problème : "Près du Vigan, il y a aussi le Troquet d'Aulas. Et ça marche !"
Avant la retraite, Jean-René Guers était chargé du rapport avec les collectivités pour Enedis. Un poste qui a sans doute développé une aptitude au dialogue, et lui a surtout permis de connaître les élus locaux qui l'entourent. "J'ai de bons rapports avec beaucoup de maires, confirme Jean-René Guers. De par mon travail, et le fait que je suis engagé dans beaucoup d'associations sportives." Des associations - sportives, culturelles ou autre - qu'il souhaite redynamiser dans son village "pour que tout ne soit pas centralisé au Vigan".
"Et, plus largement, poursuit Jean-René Guers, l'avenir du territoire va passer par une grosse réflexion. Il faut qu'il y ait une solidarité entre tous les maires pour porter les dossiers au Département ou à la Région". Comme, par exemple, celui du rond-point d'Avèze, serpent de mer attendu sur la départementale au niveau de la zone d'activités économiques. Pour Jean-René Guers, il est évident que la concertation passe aussi par la communauté de communes, en tant que deuxième cité du Pays viganais. "J'ai eu de très bons rapports avec la communauté de communes. J'y ai participé volontairement."
Mais les élections de début de mandat avaient opposé l'exécutif actuel, présidé par Régis Bayle, à la maire d'Avèze, Martine Volle-Wild. Si bien que la commune avait été écartée des vice-présidences. "Ma volonté est qu'Avèze fasse partie de l'exécutif", tranche Jean-René Guers, qui ne jouera pas les opposants, en cas d'élection, mais promet de travailler à l'oeuvre commune.
Jean-René Guers et sa liste tiendront deux réunions publiques de campagne. La première a lieu demain, vendredi 13 février, et la seconde un mois plus tard, le 13 mars, toutes les deux au foyer socio-éducatif d'Avèze.