Hugo Pontvianne, 30 ans, et Caroline Rougerie, 31 ans, ont repris un magasin de fruits et légumes bien connu des habitants, ouvert depuis plus de trente ans. Rebaptisé Ô'Potager de Marius, le jeune couple a souhaité redonner ses lettres de noblesse à une adresse devenue vitale pour le cœur de ville de Clarensac.
"C’était évident pour nous de reprendre ce commerce. Ici, les gens viennent à pied, les personnes âgées, les habitués. Le commerce de proximité, ça a du sens", explique Hugo, originaire de la Vaunage. Après avoir quitté la restauration, un secteur dans lequel elle a travaillé pendant treize ans, Caroline a trouvé dans cette nouvelle aventure ce qu’elle recherchait : le contact humain. "On connaît les clients, on discute, on les aide parfois à porter leurs courses jusque chez eux. Il y a un vrai lien, et c’est ce qui me plaît le plus".
Le nom du commerce n’a bien évidemment pas été choisi au hasard. Marius, quatre ans et demi, est le fils de Caroline. "Le nom nous est venu tout de suite, ça sonnait comme une évidence", raconte-t-elle. Une attention qui touche les clients… et fait de Marius la mascotte officielle du magasin. "Il aime venir les mercredis après-midi, il a même sa petite caisse enregistreuse. Les clients adorent quand il est là", sourit Hugo.
Au Potager de Marius, on trouve bien plus que des fruits et légumes. L’accent est mis sur les produits locaux et français : fromages à la coupe, vins et bières artisanales dans un rayon de trente kilomètres, huile d’olive, jus de fruits, viande de Lozère, charcuterie, œufs, farines, bocaux et conserves. De quoi se régaler de l'apéritif jusqu'au dessert, que l'on soit à la recherche d'un plat léger ou réconfortant.
Entre les habitués de l’ancienne enseigne et les nouveaux venus, la fréquentation est au rendez-vous. "Les gens sont contents du renouveau. On a refait la boutique, la façade, l’éclairage. Ils nous remercient souvent d’avoir rendu le magasin plus clair et accueillant", confie Caroline.
Ouvert sept jours sur sept, le magasin fonctionne grâce à une organisation bien rodée. Car pendant que l’un s’occupe de la boutique, l’autre peut aller chez les fournisseurs ou s'occuper de la famille. Une souplesse qui permet aussi d’envisager de nouveaux services. Dès 2026, Hugo et Caroline souhaitent développer la livraison à domicile, notamment pour les personnes sans moyen de transport.