"Préservation, innovation et engagement pour un territoire durable". Ce sont les missions principales du syndicat mixte des Gorges du Gardon. Jeudi 27 novembre au soir, la remise des trophées de la Réserve de biosphère 2025, a attiré les regards, à la Maison du Castor. Didier Babin, président de MAB France, a tenu à féliciter les candidats qui ont déposé un projet. Depuis 2016, 23 porteurs de projet ont été récompensés.
Des anciens lauréats témoignent
Cette année, trois d'entre eux ont su se démarquer. "Nous sommes réunis pour célébrer les dynamiques des acteurs locaux. Ces projets d'initiatives viennent compléter les actions du syndicat mixte", a introduit Dominique Andrieu-Bonnet, présidente du SMGG et Conseillère départementale. Avant de connaître les heureux élus, le mini-film "Les gardiens du Gardon" a été projeté. Puis, pour faire durer un peu le suspense, deux anciens porteurs de projets ont pris la parole : Françoise Gabella, sculptrice à Sanilhac-Sagriès, lauréate en 2018, et François Reboul de l'association J'enracine, lauréat en 2024. "Cela donne une visibilité. Le plus dur maintenant, c'est de durer", a témoigné la première.
"Nous cultivons du vivant"
Pour rappel, les gorges du Gardon représente une véritable mine d'or en termes de richesses naturelles. 45 000 hectares, c'est la surface totale sur laquelle elle s'étend. Le moment venu est arrivé : annoncer les trois lauréats. Un choix fait par cinq personnes dans le jury, qui a eu la lourde tâche de résoudre "le casse-tête", en sélectionnant les sept projets en lice. Le Jardin partagé du Pont du Gard a été le premier gagnant cité. La création d'une mare pédagogique au coeur de la Réserve de la biosphère des gorges du Gardon, a séduit. Gwenn Tastayre s'en est réjouit : "Nous cultivons du vivant. C'est un émerveillement quotidien. On va donner vie à un écosystème humide", a t-elle déclaré, au moment de recevoir un chèque de 1000 euros, aux côtés de sa trésorière.
Ce lieu naturel deviendra un "outil pédagogique, destiné à accueillir un public varié, allant des scolaires aux étudiants, en passant par les échotouristes, ou encore les résidents d'EHPAD et les patients d'hôpitaux", renseigne le communiqué de presse transmis. Celle-ci permettra également de "sensibiliser à l'importance des zones humides, de leur contribution à la qualité de l'eau, à la régulation des crues et à l'habitat de nombreuses espèces."
Mémoire Verte récompensée, la MJC d'Uzès glorifiée
Second projet auréolé : des jardins vivants pour protéger le patrimoine naturel nîmois pour un siècle. Derrière cette idée, c'est un couple qui s'est relevé les manches : Florian Messador et Manon Poitevin, créateurs de Mémoire Verte, basée à Nîmes. "Nous souhaitons préserver le patrimoine nîmois en diffusant un outil : l'Obligation Réelle Environnementale (ORE), prévu par la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature, et des paysages, du 8 août 2016. Cela permettrait de protéger la patrimoine sur une durée maximale de 99 ans.
Enfin, la MJC d'Uzès complète le top 3 des lauréats. Avec son projet "Quand la nature se rebelle", les jeunes des quartiers défavorisés et des zones rurales, ont pu réaliser un court-métrage, sur la nature sauvage. Le réalisateur était présent pour récupérer le prix.
Chaque association gagnante a pu aussi repartir avec une huile essentielle. Des projets inspirants qui témoignent de la part des organisateurs, d'une reconnaissance envers l'innovation et de l'engagement. Des projets qui symbolisentla transition écologique et sociale, sur le territoire gardois.