Publié il y a 15 h - Mise à jour le 09.01.2026 - Yannick Pons - 2 min  - vu 99 fois

CULTURE La galerie Echo prend sa source à Nîmes

Nîmoise depuis plusieurs générations, Pascale Chabanel revient toujours à la peinture. À 14 ans, elle entre en école de coiffure « par volonté et choix ». En 1986, elle ouvre à Nîmes son premier salon, Turbulence, derrière la rue du Chapitre.

La matière, elle l’a aussi travaillée autrement au fil des ans. Quand elle arrête la coiffure, enceinte de son premier enfant, elle se met à élaborer des cuisines avec son compagnon. À Nîmes, au quai de la Fontaine, leur structure reste ouverte pendant plus de 17 ans. Devenue architecte d’intérieur, Pascale livre jusqu’aux couverts, une expression qu’elle prend au mot. « Je fabriquais même des petites cuillères », se souvient la Nîmoise.

La peinture dans la peau

Dans ce parcours, la peinture a toujours été présente. « J’ai peint toute ma vie », insiste-t-elle, évoquant un « don » transmis, un père antiquaire, un grand-père « artiste-ébéniste ». Depuis plus de 30 ans, elle organise des vernissages dans ses propres lieux. « J’ai une clientèle privée. Donc, je ne dépends pas de galeristes. Je suis autonome. »

Il y a quatorze ans, elle monte alors une fabrique de nougats : 14 recettes, qu’elle décline de Nîmes à Cannes. Et elle continue à peindre. À la fin de la crise sanitaire du Covid, elle crée une collection intitulée Retour aux sources. « Là je monte mon atelier. Je fais mon premier vernissage.» Et puis cinq ans plus tard, c’est le basculement. « Les cuisines que je vendais n’étaient plus celles que je fabriquais de mes mains ». « Mon cœur ne battait plus », raconte-t-elle. C’est ainsi qu’elle décide de vivre de son art.

Galerie nomade

De cette décision naît Galerie Echo, une galerie nomade, pensée dehors, dans la rue, et à l’intérieur. Elle souhaite réunir huit talents autour d’elle, choisis dans une énergie commune. Art moderne, pop, graphisme, street art. Commandes en entreprise, façades, événementiel, et aussi location de toiles. « On veut de l’art qui bouge », martèle la gardoise.

Une inauguration est visée au printemps. Le lieu reste à trouver. Elle cherche un site à Nîmes, car c’est ici que bat son cœur, et espère être suivie par les acteurs culturels. Dans le même élan, elle ouvre Echo artist residency, une maison d’artistes où accueillir, stocker, peindre, « prendre de l’énergie, l’énergie de notre garrigue ». La première exposition. Chut. Nous le saurons bientôt.

Contact: Pascale Chabanel / +33 6 64 47 55 38 / pascalenimes@hotmail.f
(ou contact@pascalechabanel.com
www.pascalechabanel.com/linktr.ee/pascalenimes

 

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