Objectif Gard : Qu'avez-vous souhaité à vos concitoyens à l'occasion de votre cérémonie de vœux ?
Patrick Benezech : Je leur ai souhaité le meilleur pour l'année qui arrive. Je suis un maire qui reste dans le périmètre de la commune. C'est-à-dire que je n'évoque pas la politique nationale ou internationale. Je les ai informés des projets de l'année qui sont en cours, puisque en tant que maire, je pouvais pas me projeter sur les projets qui sont pas encore validés. Donc, un point important, c'est que sous la compétence de la communauté de communes, il y a la construction de la cantine qui est lancée à côté de l'école, pour 1,5 million d'euros. Le début du chantier se fera certainement à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine. On va aussi accueillir une belle société au sud de Mus, UNAC, c'est une bonne chose pour la commune.
Comment se déroule votre campagne ?
La campagne se déroule plutôt bien. On fait des rencontres de quartier, c'est un schéma qu'on avait déjà mis en place en 2020 et qu'on a poursuivi aussi pendant le mandat. C'est-à-dire qu'on va dans les quartiers, dans l'environnement des riverains et on leur donne la parole. On a plutôt de bons retours sur la réalisation du mandat. Il y a aussi forcément quelques attentes. Et puis après, il y a toute la communication qu'on peut faire via les réseaux sociaux, et on s'est pas cantonnés à présenter les colistiers. On fait des zooms, par exemple, sur le PLU, pour expliquer un petit peu quelle collectivité a quelles compétences, par exemple, sur les pouvoirs de police, sur les finances. Ça permet aussi de donner des infos qui ne sont pas toujours connues. Le mardi 10 mars, on fera notre réunion publique pour développer notre programme et présenter nos colistiers.
Même si le sujet principal du moment reste les municipales, comment avancent les travaux à Mus ?
Je reviendrai pas sur le projet de la place, mais juste pour dire que c'est un point central. Et en fait, il y a des connexions qui vont se faire tout autour. On a déposé de l'enrobé sur la route qui mène à Vergèze. Un bel exemple aussi des travaux qu'on peut réaliser en prenant en compte les doléances des riverains, c'est justement d'ici 15 jours, vont commencer des travaux sur le chemin du Muscat et qui se connecteront aussi aux travaux de la rue de la Montée-Rouge. Tout a été étudié en prenant en compte les demandes des riverains. On avait déjà l'idée de sécuriser les déplacements piétonniers, mais ils nous ont donné aussi quelques pistes pour la vitesse, création de stop...
Et une nouvelle boulangerie arrivera d'ici quelques mois...
Oui tout à fait, à la place de celle qui se trouve en face de la mairie, qui fermera fin mai. On perd un dépôt de pain, on le regrette. C'est quelque chose qu'on n'a pas choisi, mais que l'on a subi. C'est une boulangerie d'un village à proximité qui va ouvrir un deuxième point. Ce qui est très intéressant pour nous, c'est que le pain sera fabriqué sur place, avec des amplitudes horaires élargies par rapport à ce qu'on connaît actuellement. On a jamais eu autant de commerces à Mus. On a un magasin dépôt-vente qui a ouvert à la place de l'ancienne poste début janvier, qui vend du matériel de puériculture, des jouets et des habits pour les enfants. De même que l'on a jamais eu autant de marchands sur notre marché.
Le 25 janvier dernier, la fête de la truffe a fait son retour pour une deuxième édition. En êtes-vous satisfait ?
Ça s'est très bien passé. On a eu la chance d'éviter une grosse pluie, on a eu juste quelques gouttes. Compte tenu de ce qui était tombé la veille, on était soulagés. C'était un vrai succès, j'ai eu beaucoup de retours positifs, et beaucoup de personnes extérieures à Mus sont venues, ça commence à avoir une belle portée. C'est un événement qu'on compte inscrire dans la durée, tous les indicateurs sont au vert pour que ça continue.
Aujourd'hui, vous êtes face à une liste composée de deux anciens maires de la commune, et d'une tête de liste qui est ancien adjoint. Est-ce que quand on voit ceci, il y a une part de crainte ?
Je comprends que ça puisse impressionner deux maires, dont une devenue sénatrice. Il y a le capitaine de Nîmes Olympique aussi. Mais je suis serein parce que déjà, ce n'est pas un match de foot. Il y a les têtes d'affiche, oui, mais je suis très confiant par rapport à mon bilan. On a une belle équipe. Monsieur Duplan, il a été maire pendant deux ans et demi, donc il n'a pas eu le temps de faire de réalisation. Les administrés apprécieront, mais quelqu'un qui prend un pseudo pour dénigrer les actions de la commune... chacun appréciera cet acte à sa juste valeur. Madame la Sénatrice, qu'est-ce qu'on retient ? Surtout la dette qui a augmenté pendant ses mandats, alors qu'elle avait annoncé dans un de vos articles : "Je pense qu'après mon départ, personne ne pourra dire que la commune est ruinée par ma faute". Et pour Clément Depres, j'ai été surpris qu'il rejoigne la liste opposée. C'est certainement pour me remercier d'avoir donné son nom au city-stade.
Donc vous êtes quand même serein ?
Oui, dans mon bilan aussi, on n'a pas augmenté le taux des taxes aussi. C'est un point. On a quand même des indicateurs, comme je le disais tout à l'heure, que ce soit en termes d'événements, en termes de commerces, en termes de réalisations, en termes de finances. On n'a que des indicateurs qui nous sont favorables, je pense que le Mussois saura faire la différence. Maintenant, ça reste une élection et il ne faut pas la prendre à la légère.
La liste opposée avait pris la parole dans une publication Facebook, lors du Noël de Mus, expliquant : "À la fin de la soirée, une personne a pris la parole au micro pour inviter le public à voter pour la liste du maire sortant." Quelle est votre version des faits ?
C'est tout simplement une plaisanterie ! C'est une personne qui est sur la liste, qui, à un moment donné, a pris le micro, mais quand il n'y avait plus personne. On était en train de ranger et il a dit tout doucement quelque chose comme "Patrick président". C'était un humour qui n'avait pas lieu d'être dans cette période préélectorale, mais voilà, c'était très léger, ça n'a eu aucun impact puisqu'on était en train de plier bagage.
Une question pour parler d'intercommunalité, dont les élections arriveront très vite après celles des maires. Si vous êtes réélu, souhaiteriez-vous continuer avec Philippe Gras, ou avez-vous envie de vous tourner vers quelqu'un d'autre ?
Je me positionnerai pas tant que je ne saurai pas qui sera élu. Sur les dix communes qui constituent la communauté de communes, il y a presque la moitié qui ne repart pas, et forcément, personne n'est certain de sa réélection. Donc, c'est beaucoup trop aléatoire pour prendre position dès maintenant.
Et pourriez-vous être candidat ?
Ce n'est pas quelque chose que j'ai envisagé. Il faudrait vraiment qu'il y ait un concours de circonstances pour que ça soit le cas.
Vous n'avez pas non plus d'ambitions au Sénat ou à l'Assemblée Nationale ?
J'aime le concret, pouvoir voir le fruit du travail de l'équipe. Ça reste plus dans un périmètre commun ou intercommunalité, donc ce n'est pas d'actualité.