Ce lundi, la communauté de communes Rhôny-Vistre-Vidourle a officiellement lancé les travaux de la voie verte le long du canal Philippe Lamour. Inscrite dans le cadre de la compétence mobilité, elle s'étendra d'est en ouest sur 10,86 km, en suivant le cours d'eau. Le tracé permettra de rejoindre un certain nombre de points importants du territoire, tels que la gare SNCF de Vergèze-Codognan, des collèges, le site Perrier, le lac de Vergèze ou encore la zone d'activité de Gallargues-le-Montueux. D'un coût de 2,3 millions d'euros, le projet a reçu pour l'instant une subvention de 480 000 euros, en attendant les compléments du Conseil départemental et de la région Occitanie, qui ont donné leur feu vert.
C'est un chantier qui devrait durer une année. Les diverses étapes ne sont pas encore tout à fait fixées en raison de certaines contraintes environnementales. "On ne sait pas encore si ça va commencer à l'est ou à l'ouest", explique le président Philippe Gras, qui assure tout de même qu'à la même période en 2027, les cyclistes pourront profiter de ce nouvel ouvrage. "Sur ce projet de voie verte, nous avons une vraie ambition en terme de qualité et de réponse aux besoins des concitoyens. Il ne s'agit pas uniquement de mobilité lié à des trajets du quotidien, mais aussi à des questions d'environnement et de loisirs".
"Je suis ravi que cet ouvrage puisse voir le jour avec cette pelletée de sable symbolique. C'est quelque chose d'important puisque les dix communes seront reliées entre elles mais également au département plus largement", assure Pascale Fortunat-Deschamps, conseillère départementale mais aussi vice-présidente déléguée aux mobilités à la CCRVV.
C'est également une petite révolution puisque le groupe BRL, acteur de l'aménagement de l'eau, coopère et permet la réalisation de la piste cyclable. "BRL n'a pas pour habitude de mettre à disposition ses pistes, qui servent à la technicité et à la circulation sur les besoins d'exploitation des ouvrages", explique le directeur général Jean-François Blanchet. Un pas supplémentaire a été ouvert pour ce projet, jugé structuré et amenant beaucoup de garanties en terme de sécurité. "On est très attentifs à ce que les aménagements ne puissent pas amener des pollutions additionnelles au niveau de l'eau, puisqu'on a des obligations vis-à-vis de l'Agence Régionale de Santé, qui vérifie à ce qu'il n'y ait pas de déversement dans le canal, pouvant rendre l'eau impropre à la consommation". Un travail en parfaite collaboration entre tous les acteurs du territoire, qui permet à des projets d'intérêt général de voir le jour.