Publié il y a 2 h - Mise à jour le 24.02.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 231 fois

JUSTICE Énervé par son fils, il le menace avec une machette

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Image d'illustration.

- R.M.

Certains parents optent pour la méthode Montessori pour élever leurs enfants, cet homme a plutôt choisi la méthode machette. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nîmes, ce mardi 24 février.

Pour le prévenu, la violence à l’encontre de son fils semble constituer une méthode éducative. Le 21 juillet 2025, l’homme d’une quarantaine d’années se serait énervé contre son fils, car le jeune homme, mineur au moment des faits, aurait eu un ton hautain avec la compagne du prévenu. « Le fait que je lui parle mal, ça n’a pas plu à mon père », relate le jeune homme auprès des enquêteurs, reconnaissant avoir eu des paroles déplacées vis-à-vis de sa belle-mère. Mais la réaction de son père semble avoir été plus que disproportionnée. « Il est venu avec une machette et me l’a posée sur la joue », explique la victime de cette scène de violence. Des sévices que le jeune homme décrit comme récurrents depuis son enfance.

Tentant de retirer la machette de son visage, le jeune homme se serait entaillé la main. Une blessure toujours visible près d’un mois après les faits, lors de son passage devant un médecin légiste, lui octroyant deux jours d’interruption totale de travail. Le père de famille, dans sa fureur, lui aurait également menacé de lui couper la main et l’aurait gracieusement insulté : « Je vais finir par exploser ta gueule », lance le père à son fils, dans un enregistrement audio versé en procédure. « J’ai une machette, mais ce n’est pas pour taper les gens, c’est pour la pêche », explique le prévenu à la barre. Il reconnaît simplement être allé chercher cette arme pour intimider son fils, qu’il décrit comme difficile.

« Huit mois après, nous avons toujours deux versions », lance la procureure de la République, faisant état d’un prévenu qui « ne sait pas gérer sa colère ». Sa dernière condamnation datant de 2015, le ministère public a jugé nécessaire de le condamner à « une peine d’avertissement ». La procureure a donc requis 6 mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre du prévenu et une année d’interdiction de détenir et de porter une arme. Après le délibéré, Édouard Le Jan, président à l’audience, a déclaré le prévenu comme étant coupable des faits de violences reprochés. En répression, il a été condamné à 6 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis simple et à 5 ans d’interdiction de détenir ou porter une arme. Il est aussi tenu d’indemniser son fils et son ex-femme pour le préjudice qu'ils ont subi. En guise de peine complémentaire, il va devoir effectuer un stage de responsabilité parentale, à ses frais et dans les six prochains mois. Ce stage coûte entre 200 et 250 €.

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