Publié il y a 26 jours - Mise à jour le 17.06.2024 - Abdel Samari - 2 min  - vu 813 fois

ÉDITORIAL La roulette russe dans le sens d'Emmanuel Macron ?

SWITZERLAND UKRAINE PEACE SUMMIT
Photo MaxPPP

Alors que depuis deux ans, il fait la quête des voix des députés hors de son camp, il pourrait devenir la variable d'ajustement...

La semaine qui s'ouvre est capitale en France. Synonyme du lancement de la campagne des législatives anticipées maintenant que tous les candidats sont connus. Trois blocs s'affrontaient jusque-là, un bloc est désormais hors de course : la majorité présidentielle. Après les résultats catastrophiques des Européennes, le président de la République a décidé de jouer à la roulette russe. Il devrait, selon toute vraisemblance, être à nouveau le grand perdant. Le match se jouera a priori entre le Rassemblement national qui veut absolument jouer la carte de la crédibilité et sortir de sa réalité depuis son origine : il s'agit bien d'un mouvement d'extrême-droite. Il suffit de voir les alliés européens et des amis de Marine le Pen pour s'en convaincre. Face à cette recomposition de la droite nationale, on retrouve la plateforme de la gauche unie. Alors qu'il y a encore une semaine, dans la dernière ligne droite pour Bruxelles, toutes les personnalités s'écharpaient sur les plateaux TV, elles ont étonnamment trouvé les moyens de se pardonner. Mais pour combien de temps ? L'unique motivation est celle de la lutte contre les frontistes. Mais si demain le danger est écarté, comment vont-ils gouverner ensemble ? Et comment faire en sorte que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas le Premier ministre alors qu'il y a de grandes chances que son groupe à l'Assemblée nationale soit le plus important de cette association ? Personne n'a la réponse aujourd'hui. Mais rien de bon en prévision, soyons honnêtes. La seule fenêtre pourrait ainsi venir du chef de l'État lui-même. Alors que depuis deux ans, il fait la quête des voix des députés hors de son camp, il pourrait devenir la variable d'ajustement en cas de désaccord avec les Insoumis. Le faiseur de roi. Ce sont désormais les autres mouvements qui devront faire les yeux doux à Macron pour obtenir une majorité de textes. Tout cela sera rendu possible à condition que l'union de la gauche ou le RN puisse passer la barre des 200 députés. Sinon, c'est vers des lendemains bien compliqués que notre pays plongerait. Et difficile de savoir quelle en serait son issue... Cette semaine est capitale, on vous dit !

Abdel Samari

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