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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 06.04.2018 - anthony-maurin - 2 min  - vu 440 fois

FERIA DE NÎMES Simon Casas libre, leader et bagarreur

Le directeur des arènes de Nîmes a présenté les cartels de sa feria de Pentecôte et a livré en préambule sa vision de la tauromachie.
(Photo Archives Anthony Maurin)

Simon Casas, le maire de Nîmes, Jean-Paul-Fournier, et son adjoint à la tauromachie, Frédéric Pastor (Photo Anthony Maurin).

La feria de Pentecôte se déroulera des 17 au 21 mai prochains. Avec l'annonce des cartels, Simon Casas est revenu sur la place actuelle de la tauromachie en Europe et dans le monde.

" Il ne faudrait pas qu'il y ait plus de monde en conférence de presse qu'aux arènes... ! ", attaque Simon Casas. Bon, il faut dire que les conférences de presse de Simon Casas Production concernant les ferias de Nîmes attirent les journalistes, bien sûr, mais pas que... On y voit aussi les représentants des clubs taurins, les curieux, les badauds et le reste de la troupe qui souhaite être vu et vivre une expérience. D'une simple conférence de presse, cela fait dix ans que nous sommes passés à une réunion publique.

Mais il faut aussi dire que le moment est toujours croquant, croustillant et sympathique à vivre. Prenez le dernier rendez-vous en date... " La tauromachie doit défendre ses valeurs et les protéger. Il y a lieu d'être un peu préoccupé car nous sommes constamment attaqués. Nous le voyons dans les arènes.  Ça crée une érosion du public le plus jeune. Avant, nous allions aux arènes par orgueil identitaire ", poursuit Simon Casas. Un orgueil qui s'est mué en frilosité non assumée. La tauromachie n'est pas sans sens, au contraire, elle peut en donner à la vie que nous propose aujourd'hui cette société lisse et fade.

La corrida, c'est l'histoire de la vie, l'histoire de la mort. On y véhicule les valeurs humaines de dépassement de soi, de l'amour de l'animal et de son respect, du travail et de l'humilité. Mais la tauromachie, parlons bassesses financières, c'est aussi un secteur important de la vie économique de nos régions. " Les enjeux économiques sont gros mais les lobbies de ceux qui ne mangent pas de viande sont puissants et financent les militants anti-taurins ", assure Simon Casas. Le mouvement anti-tout prend s'enracine et suggère un futur peu enclin à la tauromachie qui est si imprévisible, si humaine.

Évidemment, vu de Madrid, de Nîmes ou de Mexico, les lobbies sont les mêmes et les enjeux aussi. Bataillant sur tous les fronts, le directeur des arènes connaît mieux que quiconque les enjeux actuels. " Le cœur des Nîmois continuent à battre. Il faut que nous nous sentions responsables de la pérennité de notre culture. Je suis contre la polémique. J'ai pris de l'âge, de la bouteille et de la sagesse qui alimentent mes réflexions mais je suis le leader du marché international. Nous travaillons sur ces problématiques mais nous n'avons à recevoir de leçon de personne ! ", conclut l'empresa des arènes.

Anthony Maurin

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