Pour sa dixième édition, le Salon de la Police municipale a posé ses valises au Palais des Congrès de la Grande-Motte. Des officiers venus des quatre coins de la France ont fait le déplacement, tout comme certains venus de Madagascar ou de Mayotte, pour faire valoir leur travail et découvrir tout un arsenal d'équipement et véhicules de dernière génération. Le Salon est devenu un peu plus une référence dans le domaine.
Aujourd'hui, ils représentent 29 000 agents, auxquels s'ajoutent 7000 ASVP et 600 gardes champêtre. Chacun oeuvre au quotidien pour assurer la sécurité, la salubrité et la tranquilité publique des concitoyens français. Et à la Grande-Motte, ils sont 35, en plus des agents affectés à la vidéoprotection renforcée en saison estivale. Car ne l'oublions pas, d'environ 9000 habitants, la commune passe à plus de 100 000 lors de l'été. "Ils sont pour une ville balnéaire comme la notre, indispensables aux côtés de la gendarmerie", assure le maire Stéphan Rossignol.
Pour assurer ses arrières, la municipalité s'est dotée de 120 caméras avec un centre de supervision et un centre de commandement avec de nouvelles technologies. Dès ce vendredi, le transfert d'images de la vidéoprotection vers la gendarmerie de Montpellier a été inauguré, comme feront leurs camarades de Lunel et Mauguio-Carnon d'ici quelques temps. Et tout le mélange de ces actions a des résultats efficaces, puisque le premier édile assume que 20% de la délinquance générale a diminué.
Un peu d'histoire
Il faut remonter à 1999 et la loi Chevenement, pour que la Police municipale soit clairement reconnue en tant qu'agent de police judiciaire (APJ). Ses missions étaient clairement identifiées : prévention, surveillance du bon ordre, tranquilité, sécurité et salubrité publique. De 2003 à 2007, ses missions s'étendent : sécurité routière, fourrière animale, lutte contre les dépôts sauvages... En 2008, la professionnalisation et la formation s'intensifient, et les équipements (armes, moyens de communication, véhicules...) se développent.
De nouvelles missions sont confiées à la Police municipale dès 2012 : participation à des missions de police administrative et judiciaire élargies, développement de la mutualisation et du travail en partenariat avec la police et la gendarmerie nationale. En 2017, la police de proximité et la police de prévention s'affirment, tout comme le déploiement de la vidéoprotection. Le maire renforce ses pouvoirs en matière de prévention. Et aujourd'hui, la police municipale doit s'adapter aux changements de notre époque, face notamment aux incivilités, à l'environnement ou aux risques de salubrité publique.
L'action du procureur Grini
Très présent sur le terrain, le procureur d'Alès Abdelkrim Grini a essayé d'initier avec la municipalité alésienne et le directeur de la Police municipale, une politique proactive qui met les officiers dans un rôle plus impactant au quotidien : "Elle a un véritable rôle à jouer dans le cadre de la sécurité, et elle joue déjà un rôle très important dans la proximité", affirme-t-il. Si les forces de l'ordre alésiennes procèdent déjà à des interpellations, il pense que les placements en garde à vue constitueraient une suite logique. Une vision moderne qui pourrrait séduire d'autres communes.