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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 21.06.2018 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 469 fois

LE 7H50 de Gilles Besson : « Force Ouvrière est en campagne permanente »

Fraîchement réélu secrétaire départemental du syndicat Force Ouvrière, Gilles Besson met le cap sur les élections professionnelles de décembre.
Gilles Besson a été réélu secrétaire départemental à l'unanimité, mardi, à l'occasion du congrès de l'Union départementale de Force ouvrière (Photo : Coralie Mollaret)

Objectif Gard : Vous avez été réélu secrétaire départemental. Quelle couleur allez-vous donner à votre nouveau mandat ?

Gilles Besson : Mon mandat a été renouvelé à l’unanimité pour ces trois prochaines années. Je suis en poste depuis 2009. J'étais arrivé en cours de mandat pour palier le départ à la retraite de mon prédécesseur. Alors oui, ce mandat sera particulier parce que nous allons organiser les élections professionnelles dans le secteur public et privé. Notre objectif est de progresser en terme d’adhérents et d’augmenter nos implantations dans les entreprises pour asseoir notre représentativité.

Combien de syndiqués compte l’Union départementale du Gard ?

Nous n’avons pas de chiffre exact. Toutefois, je pense ne pas travestir la réalité en disant que nous avons 3 500 adhérents. Nous sommes en très forte progression : de 2016 à 2017 nous avons eu 9% d’adhésions supplémentaires et 18% sur la période 2013 à 2017 ! Nous sommes les premiers dans la fonction publique hospitalière et d'État. Nous sommes deuxième dans la territoriale. Dans le privé, nous sommes très bien placés à Carrefour Grand Sud mais pas à Nîmes Étoile où nous sommes troisième.

Comment expliquez-vous votre progression ?

Force Ouvrière est le seul syndicat à avoir une juriste salariée, embauchée en 2012. Cela permet d’appuyer juridiquement nos équipes dans les entreprises. Le code du travail se complexifie et change sans cesse. La présence d’une juriste est capitale. Nous gagnons beaucoup de procès aux prud’hommes. Tout cela fait qu’il y a un bouche-à-oreille très important.

Ce sont bientôt les élections professionnelles. Quels sont vos objectifs dans le Gard ?

Il y aura une élection dans la fonction publique en décembre. Nous souhaitons progresser. Dans le secteur privé nous avons quelques faiblesses. Notamment à Peugeot, dans les concessions automobiles, mais aussi au Carrefour d’Uzès. Cet axe est très difficile à développer parce que se syndiquer, dans une entreprise privée, peut-être dangereux pour un salarié. En plus, il y a parfois des leaders syndicaux déjà présents et en avant.

Quelle campagne allez-vous mener ?

Nous avons fait le choix de ne pas faire de campagne électorale à proprement parler : pas d’affichage ni de publicité. En fait, nous sommes en campagne permanente. Notre juriste, nos formations sont des dispositifs qui permettent d’obtenir de nouveaux adhérents. Sur ces quatre dernières années, 960 stagiaires ont reçu une formation syndicale. Ils deviennent meilleurs pour défendre leurs collègues.

Enfin, vous avez déclaré que l’union départementale de Force ouvrière connaissait des difficultés financières. Or, vous avez un nombre croissant d’adhérents... 

On avait quelques subventions comme celle du Département qui a baissé de 10% chaque année depuis cinq ans. Elle est passée de 12 000€ à 6 000€. Notre progression en terme d'adhérent ne nous permet pas de compenser cette baisse. Nous avons aussi trois salariés. Si vous voulons les garder, il faut que chaque année ils se rendent compte que leur employeur ne se moque pas d’eux.

Propos recueillis par Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

Coralie Mollaret

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