Publié il y a 1 h - Mise à jour le 06.03.2026 - Propos recueillis par Yannick Pons - 3 min  - vu 35 fois

L'INTERVIEW Antoine Donneaux : « J'ai toujours été le petit comique à l'école »

Antoine Donneaux

Antoine Donneaux

- @Lyne Cobraiville

Finaliste de La France a un incroyable talent en 2023, l’imitateur et humoriste belge Antoine Donneaux, pensionnaire du Grand cactus, poursuit sa tournée en France. Il se produit à l’Atria de Nîmes le 8 mars.

Dans son spectacle Imitateur, mais pas que ! il mélange stand-up, imitations et improvisation, laissant monter sur scène les voix de Vianney, Renaud, Christophe Maé, Grand Corps Malade ou encore Jacques Brel.

Objectif Gard : Vous serez à Nîmes le 8 mars. Quel bon vent vous amène ? Vous connaissez le Nîmes Olympique ?

Antoine Donneaux : Ce n’est pas moi qui décide la tournée, sinon je ne serais jamais allé à Nîmes, évidemment (rires) ! Non, mais c’est vrai que je me laisse porter par le vent. Oui je connais le Nîmes Olympique, j’adore jouer au foot. Mais regarder les matchs, bof… Quand je regarde un match, j’ai envie de retourner sur un terrain, ça me frustre plus qu’autre chose. Avant je jouais en deuxième division provinciale de Belgique, mais avec la tournée je n’ai plus l’occasion de m’entraîner.

D’où venez-vous et comment êtes-vous arrivé sur scène ?

Mes parents ont toujours fait du théâtre, encore aujourd’hui, en langue wallonne… J'ai toujours été le petit comique à l'école. Je fais rigoler les autres, toujours avec bienveillance. J’ai grandi dans un petit village, à Izier, en campagne belge, il y avait un cabaret d’humour tous les ans. J’ai commencé par refaire des sketchs d’humoristes connus, Gad Elmaleh, Franck Dubosc… Puis la salle a été détruite dans un incendie et je n’avais plus l’occasion de monter sur scène. J’ai rencontré alors quelqu’un à Liège qui écrivait des textes humoristiques et j’ai commencé comme ça. J’ai participé à un festival d’humour local, puis le Tremplin du rire de Rochefort en 2019 où j’ai remporté le prix du public. J’ai repris vraiment en 2023 après la crise sanitaire, lorsque La France a un incroyable talent m’a proposé de participer. La tournée a pris un gros coup de fouet. En Belgique, je suis passé de petits cafés-théâtres à des salles de 500 à 1000 places en une année.

Comment choisissez-vous les voix que vous imitez ?

J’ai toujours été un peu gêné par ma voix, donc je me suis dit que j’allais utiliser la voix des autres pour me faire entendre. Les voix, je les ai trouvées par hasard en écoutant la radio. En entonnant les titres de chanteurs, j’ai remarqué que je m’alignais automatiquement sur leur voix. Plutôt que de chanter avec ma voix, je chantais avec la voix des autres.

Quel humour proposez-vous sur scène ?

J’aime toujours bien faire « la petite blague derrière ». Je n’aime pas exposer juste pour exposer. Faire une voix simplement pour dire « regardez, je sais faire la voix », ça me gêne un peu. Donc il me faut un prétexte. Et le prétexte, c’est l’humour. Souvent, ça passe par le décalage et l’autodérision. Je me moque un peu de la personne, j’accentue les traits. Mais ça reste une moquerie gentille. Et parfois, j’essaie aussi de faire passer certains messages subtilement. Quand je fais Paul Mirabel, j’essaie de me rapprocher au maximum de tout. Sa gestuelle, sa voix. Et pour le texte, on en a écrit un qui ressemble clairement à lui. Dans les chansons aussi, il y a toujours des blagues. Je ne vais pas juste faire une chanson en gardant les paroles. Je préfère que les gens se disent « il le fait bien et c’est drôle », plutôt que simplement « il le fait bien ». Et dans le spectacle, j’essaie aussi de faire passer deux ou trois messages. Par exemple sur les relations qu’on entretient avec ses parents. J’essaie de dire : soyez fiers de vos enfants et dites-leur que vous les aimez avant qu’il ne soit trop tard.

À quoi peut s’attendre le public nîmois ?

Ils doivent s’attendre à un spectacle vraiment varié. Il n’y a pas que des imitations. Il y a du stand-up, de l’absurde, du jeu avec le public, de l’improvisation. J’essaie d’être le plus vrai et sincère possible. Les imitations, c’est un gros plus, mais ce n’est pas un spectacle d’imitations pendant une heure et demie. D’où le titre : Imitateur, mais pas que.

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Propos recueillis par Yannick Pons

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