Objectif Gard : Comment se passent vos premiers mois à la tête de la commune de Mus ?
Jean-Louis Blanc : Ma prise de fonction s'est faite assez facilement. Par contre, on se rend compte que le métier de "maire" est très prenant et chronophage parce que la mairie, c'est une petite partie de l'iceberg. On a aussi tous les syndicats, on a la communauté de communes de Rhôny-Vistre-Vidourle, qui demandent aussi beaucoup d'implications, parce que je suis vice-président du CIVOM, je suis vice-président du PETR, je suis au comité syndical du SCOT, au comité syndical de l'EPTB, je suis au bureau syndical du SMEG... donc tout ça nous occupe bien.
Pendant la campagne, on a pu observer que vous aviez un programme très vaste, avez-vous commencé à le mettre en place ?
On a fait un audit des finances de la commune, pour savoir ce qu'on pouvait faire cette année. Il s'avère que, comme à peu près à chaque mandat, c'est une année blanche, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'investissements qui peuvent se faire. On a un petit budget qui nous permet de faire de la maintenance ou de payer un petit peu d'enrobés pour finir le lotissement Lou Migranier on avait besoin de 30 000 euros. À partir de septembre, on va commencer à développer des projets qui sont importants pour la commune. Le premier, avec la CCRVV, c'est le développement du projet de la cantine, qui devrait sortir au premier trimestre 2027. En parallèle de ça, on a la réorganisation des parkings, que ce soit du côté du château d'eau ou de la rue du Temple. Aujourd'hui, les stationnements se font de manière anarchique, les voitures sont garées dans tous les sens. En profitant du parking du côté du château d'eau, pour mettre des places avec des panneaux photovoltaïques pour pouvoir mettre des véhicules à charge électrique et avoir des coûts réduits de charge. Et sur l'autre partie, quand le parking n'est pas utilisé, pouvoir faire des activités physiques pour les enfants. On a aussi quelques voiries en mauvais état. Toujours avec la CCRVV, on va développer la piste cyclable entre Gallargues-le-Montueux et Vestric-et-Candiac. Sans oublier la digue, qui devrait démarrer en 2027.
Comment vous imaginez le futur de votre commune ?
Je me rends compte qu'il y a des choses sur lesquelles les gens sont en attente. Par exemple, j'ai vu récemment dans le hall de la mairie des seniors qui prenaient la navette pour aller à Vergèze. Je leur ai dit, comme il fait chaud, qu'on allait mettre à disposition la salle du conseil qui est climatisée. Puis je me rends compte que ce qui les intéressait, c'était de se retrouver pour discuter. On va travailler sur ce sujet-là. Je souhaite qu'on arrive à mener au bout le fait de mettre une police municipale à Mus. On est une des seules communes de la CCRVV à ne pas avoir de police municipale de jour. C'est quelque chose qui nous paraît important, et qui a fait partie des demandes des gens. On voudrait créer une maison de santé même si ça va être difficile. Si on arrivait à regrouper les kinés, des diététiciennes, des infirmières, un docteur, peut-être deux jours par semaine, ça serait super... Ça serait le projet phare qui me ferait briller les yeux. On se rend compte aussi par les temps qui arrivent qu'on a besoin d'espaces de fraîcheur. On voudrait élaborer un parc avec des arbres qui permettent d'avoir de la fraîcheur. Et puis, on a toujours notre idée d'en créer un autre, plutôt dans le centre. Sans oublier le patrimoine, je dois voir la maire d'Aigues-Vives, Magali Pradeille, à ce sujet la semaine prochaine.
Joffrey Léon a été élu président de Rhôny-Vistre-Vidourle face au sortant Philippe Gras, est-ce une surprise pour vous ?
On pense peut-être que certaines personnes vont l'emporter, et puis ce n'est pas eux qui gagnent, et le contraire est vrai aussi. Aujourd'hui, je n'ai jamais travaillé avec Philippe Gras, donc je ne connaissais pas sa manière de procéder. Avec Joffrey Léon, ça se passe bien. C'est quelqu'un de très ouvert au dialogue, qui écoute les gens. J'ai refusé d'avoir une vice-présidence à la communauté de communes, même si je fais partie du bureau. C'est Valérie Coste, ma première adjointe, qui a pris ma place. Mais je suis quand même élue parce que je tiens à être au courant de tout ce qui se passe.
Les élections sénatoriales arrivent à grands pas, avez-vous un candidat fétiche ?
Aujourd'hui, je ne connais pas les projets. Je sais que certains sont en campagne, mais on ne les connaît pas tous encore. Pour l'instant, je n'ai rencontré qu'une seule personne : c'est Laurent Burgoa. Aujourd'hui, je n'ai pas encore fait de choix. Je ne suis pas sûr de me dévoiler sur mon étiquette politique pour les élections sénatoriales. Pour le moment, on attend de recevoir Denis Bouad, il m'a dit qu'il passerait en mairie. Les autres, je ne les connais pas et je ne sais pas encore ce qu'ils vont nous dire.