À quelques mètres du Cratère, dont les travaux ont été officiellement lancés il y a quelques jours, c'est la place Henri-Barbusse qui est devenue cette année le quartier général du festival. Le point de rendez-vous pour de nombreux Alésiens, de départ pour les fanfares Les Grooms et SopaLoca qui ont animé les rues d’Alès dès le jeudi soir, et d'adaptation pour les restaurants et bars cévenols qui ont sorti leurs drapeaux et spécialités basques pour plonger le tout Alès dans l'ambiance Cratère Surfaces.
Mais c’est sur les berges du Gardon, au niveau du Pont Vieux, que le public a pu découvrir trois performances circassiennes exceptionnelles, signées Out of the Blue, Les Choses de Rien et Cirque Immersif. Chaque spectacle, unique en son genre, a marqué les esprits par son audace et son originalité. Naïade, spectacle de quantique, a eu de quoi captiver sur les berges du Gardon.
Parmi les temps forts, la première de la création Amin de la Cie Dyptik, issue de leur dernière résidence à L’Atelline, a confirmé l’ambition du festival : amplifier le rayonnement local tout en s’ouvrant à des projets internationaux. La culture mise à l'honneur pour cette 27ᵉ édition de l'International Outdoor Festival était celle du Pays basque, une région choisie pour sa "vitalité de création, à la croisée de la tradition et de l'innovation", avec sept compagnies invitées ce week-end. La Roue giratoire, proposée par Les Filles du Renard Pâle, a également captivé les passants, offrant un visuel saisissant au parc du Colombier. Le spectacle Clap a lui hésité entre fanfare et cinéma devant les halles de l’Abbaye.
Une programmation éclectique et fédératrice
Le festival a aussi mis en avant des spectacles cultes des arts de la rue, comme La Jurassienne de réparation dans la cour d’Urban Parc, pour la dernière tournée de ce spectacle emblématique signé Théâtre Group, ou encore Burning Scarlett, une réinterprétation visuelle et poétique d’Autant en emporte le vent. « Geure(r)a », une voltige chorégraphiée et poétique au bout d’un fil, a elle hypnotisé les spectateurs de la rue du commandant Audibert à Alès.
Cafelina, quant à elle, a plongé le public dans l’univers envoûtant des arômes du café, prouvant que Cratère Surfaces sait mêler poésie, performance et engagement.
Comme chaque année, le festival a invité les Alésiens et les visiteurs à sortir de chez eux, sortir des peurs et des replis identitaires, pour aller à la rencontre des artistes et de leurs univers. Une invitation à réenchanter le monde, ensemble, à travers des créations qui bousculent, émerveillent et rassemblent.
La carte céleste du Cratère, carte de réduction gratuite et nominative, pour la saison 2026-2027 est déjà disponible. Plus d'informations et réservations ICI.
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