Objectif Gard : À quelques jours du premier et unique tour sur la commune, comment jugez-vous votre campagne ?
Jean-Paul Franc : J'ai une très bonne équipe très diversifiée et qui représente de nombreux quartiers du village, à la fois de la jeunesse et de l'expérience. J'ai tout ce qu'il faut pour que ce mandat se passe dans les meilleures conditions. Et le bilan de ce mandat est un des meilleurs que j'ai pu faire. On a refait totalement la mairie, ainsi que la station d'épuration. On a créé la Maison France Services, on a créé un nouveau centre de loisirs. On a fait des restructurations de voirie pour terminer toutes les entrées du village. On a aussi fait le parc du docteur Pierre Broche, où il y a des centaines d'enfants tous les jours en ce moment pendant les vacances. On a fait aussi la pelouse synthétique du stade, parce qu'il faut le dire, le sport, c'est important aussi. Les investissements ont été importants puisqu'ils ont été de 20 millions d'euros sans augmentation d'impôts ni de la dette. Ce qui démontre une bonne gestion des finances de la commune, gérées à l'euro près. Cette année, on finira avec 700 000 € d'excédent, mais avec tout ce qui a été fait, ce n'est quand même pas rien. On pourra repartir sur d'autres bases avec la nouvelle équipe, en sachant que je n'ai pas voté le budget. On laisse le soin à la nouvelle équipe, quelle qu'elle soit, de le voter.
Comment avez-vous réussi à continuer de convaincre vos habitants avec les années ?
Je pense que je suis un maire de terrain. On dit souvent que le maire dort avec son portable 24 heures sur 24 et c'est mon cas. Lors du mandat d'avant, j'étais président de la communauté de communes de Petite Camargue, ce qui n'a pas été le cas depuis 2020 et ça m'a permis de m'investir beaucoup plus pour le village. On a un village qui est propre, ordonné, mais les moyens ont été mis. Pas que financiers, mais aussi de terrain et physiques pour que ça se passe bien. Et puis, on a aussi de bonnes équipes et on a de bons agents.
Que vous reste-t-il à accomplir ?
Les projets ne sont pas terminés. Pour une commune comme Aimargues, il reste toujours des choses à faire. Nous travaillons actuellement sur la Maison de santé. Les travaux sont en cours et elle ouvrira certainement, si tout va bien, au mois de septembre de cette année. Elle se situera derrière la pharmacie, en lieu et place de la mairie provisoire. On avait acheté l'ancien site de Gaz de France et on s'était installé là-bas. On va aussi changer toutes les lampes de la commune, c'est-à-dire l'éclairage public. On a 1 200 points lumineux qui vont passer en LED. C'est un investissement d'un million d'euros financé de moitié par les subventions, le reste par les fonds propres de la commune. D'après les comptes qu'on a faits, l'amortissement sera à peu près de quatre ans, avec une économie de 70 % à peu près par an. On va s'y atteler immédiatement si les habitants nous font confiance. On a aussi un projet de salle polyvalente, le terrain a été acheté pour le compte de la commune. Et les études sont déjà réalisées.
Sur votre commune, vous possédez Royal Canin et Éminence, pour ne citer qu'eux, des entreprises qui rayonnent très largement. Mais vous avez aussi une commune à taille humaine. Quelle est votre vision pour Aimargues ?
La problématique d'Aimargues, c'est que 80 % de son territoire est inondable. Aujourd'hui au niveau économique, on ne peut pas aller plus loin. On fera un peu de pavillonnaire, mais on n'a plus la place pour développer l'industrie. On va rester à ce niveau avec des grandes entreprises, des petites, des moyennes, des pépinières, puisque le tissu économique est quand même riche sur Aimargues. C'est une question d'inondabilité et de foncier.
Concernant la communauté de communes, vos relations ne sont pas très bonnes avec André Brundu (maire d'Aubord et président de la CCPC, NDLR). Si vous êtes réélu, comptez-vous récupérer votre place ?
Tout dépendra, les cartes vont être redistribuées. Je n'ai pas l'ambition particulière sur la communauté de communes, puisque c'est quand même un investissement important. En fonction de ce qu'il se passera, je prendrai ma décision.
Vauvert est la commune centre. Si Nicolas Meizonnet devait devenir maire et siéger en tant que président, comment cela pourrait se passer ?
Je travaille avec tout le monde. Nicolas Meizonnet est quelqu'un d'ouvert à la discussion avec qui on peut travailler dans de bonnes conditions. On ne sera pas d'accord sur tout, mais on peut travailler.
Êtes-vous favorable à un élargissement de la CCPC ?
Je pense qu'il faut s'ouvrir. On va souffrir parce que finalement, les grandes collectivités ont plus de moyens et on leur donne plus de moyens sur une vision à long terme. Je crois qu'il ne faut pas qu'on reste comme ça. Il faut s'agrandir et se développer. Je pense qu'il faut se tourner notamment vers Terre de Camargue. Les discussions, je les ai eues avec le maire d'Aigues-Mortes, qui était tout à fait d'accord pour un rapprochement. Je pense que le préfet devrait y réfléchir.
Et pourriez-vous être d'accord sur un rassemblement encore plus large avec, par exemple, le Pays de l'Or ?
Je n'en suis pas là, parce que ça voudrait dire que ce serait minimum une agglomération. Mais je suis ouvert à toute discussion, à toute proposition et à tout débat.
Avez-vous des ambitions politiques plus larges, par exemple pour les législatives ou les sénatoriales ?
Je n'ai pas cette ambition. Je vais avoir 70 ans, je pense que j'aurais pu me présenter avant. On est venu taper à ma porte à un moment donné, mais je n'ai pas franchi le pas. Quand on est maire d'une commune de 6 000 habitants comme la nôtre, avec des grandes entreprises, il faut être présent tout le temps et ne pas se disperser.
Dernière réunion publique : samedi 7 mars à 18h - salle Lucien Dumas