Publié il y a 1 h - Mise à jour le 08.05.2026 - Propos recueillis par Yannick Pons - 3 min  - vu 52 fois

L'INTERVIEW Laurent Voulzy : « Quand j'étais gamin, j’achetais un 45 tours, je le regardais comme un bijou »

Laurent Voulzy

- @Philippe Abergel

Laurent Voulzy se produira le 3 juillet dans les arènes de Bouillargues. Après Véronique Sanson et Alain Souchon, le rendez-vous gardois accueille une autre figure majeure de la chanson française. Tournée acoustique, souvenirs des cathédrales et regard sur l’évolution de la musique, le chanteur revient sur son parcours, ses musiciens et sa manière intacte d’écouter les chansons.  

Depuis plusieurs années, Laurent Voulzy alterne concerts, projets acoustiques et relectures de son répertoire. Il a récemment enregistré une nouvelle version de Le soleil donne avec ses quatre fils. Après Belem, son dernier album studio paru en 2017, l’artiste a notamment proposé une tournée dans les cathédrales et partagé plusieurs scènes avec Alain Souchon. Le 3 juillet prochain, il sera dans les arènes de Bouillargues, un lieu devenu au fil des étés un rendez-vous singulier de la chanson française dans le Gard. Avant ce concert, Laurent Voulzy évoque son rapport à la musique, les plateformes, les jeunes artistes et les musiciens qui l’accompagneront sur scène.

Objectif Gard : Depuis Belem, vous n’avez pas sorti de nouvel album studio inédit. Il y a surtout eu les tournées, les cathédrales, les reprises de vos classiques… Votre carrière semble avoir pris une autre direction ?

Laurent Voulzy : Je n’ai pas l’impression d’avoir évolué. J’ai toujours la même passion de la musique, les mêmes goûts musicaux. Déjà bien avant Rockollection, j’étais passionné de musique pop, de musique classique et de musique brésilienne. Je ne cherche pas à évoluer ou quoi que ce soit. J’ai l’impression que j’ai la même passion. Après, il y a des choses nouvelles qui arrivent dans la vie, des musiques nouvelles qui nous influencent, qui sont un nouvel apport dans ce qu’on fait. Mais je n’ai pas diamétralement changé.

Vous avez pourtant proposé des projets assez différents, comme les tournées dans les cathédrales…

Oui, mais c’est une question de plaisir. J’ai fait des albums différents comme Belem, mais aussi Lys & Love, qui était inspiré de l’Angleterre, le Moyen Âge et la spiritualité. Puis, j’ai fait des chansons plus pop, un album comme Avril, et puis un album en duo avec Alain (Souchon). Je ne cherche pas une direction particulière.

Depuis Belle-Île-en-Mer ou Rockollection, le monde de la musique a complètement changé. Avant, tout passait par la radio. Aujourd’hui, ce sont les plateformes et les réseaux sociaux. Quel regard portez-vous là-dessus ?

La seule chose qu’on peut dire, c’est qu’aujourd’hui les gens écoutent beaucoup sur les plateformes. On vend moins de disques. Avant, on achetait un objet précieux. Quand j'étais gamin, j’achetais un 45 tours après avoir fait des économies. Je le regardais comme un bijou. Maintenant, ça n’a plus de valeur d’objet. C’est complètement virtuel. Après, l’émotion qu’on peut avoir en écoutant la musique est la même. Si vous aimez un morceau aujourd’hui, le frisson reste le même. Ce qui change, c’est la façon dont la musique nous est présentée.

Qu'y a-t-il dans votre playlist actuellement ?

Je suis un zappeur. J’écoute la musique complètement au hasard. J'écoute Debussy en ce moment, ça fait 150 ans qu’on l’écoute, puis je peux tomber sur un morceau électro qui me plaît. J’écoute beaucoup de classiques. J’écoute aussi des choses nouvelles. Juliette Armanet, Angèle, des groupes dont je ne connais même pas les noms parfois. Je suis très ouvert à tout. Je suis un véritable amoureux de la musique.

Le 3 juillet, vous serez donc dans les arènes de Bouillargues. À quoi peut s’attendre le public ? Qui seront les musiciens sur scène ?

Le concert est pratiquement en deux parties. Une première partie plutôt acoustique. Et puis après… c’est une surprise. Il y aura Michel Amsalem, avec qui je joue depuis longtemps. C’est un musicien formidable, mais aussi producteur, arrangeur, compositeur. Il est extrêmement agréable humainement. Il y aura Elsa Fourlon à la basse, qui chante aussi et joue plusieurs instruments. Médéric Bourgues à la batterie et au violoncelle. Il chante aussi. Et Karen Brunon, qui est violoniste, guitariste, harpiste et chanteuse. On sera cinq sur scène. Ce sont tous des musiciens extrêmement bons. Et humainement formidables. Pour moi, le côté humain est très important.

Dans le Gard, nous avons une SMAC (Paloma) qui accompagne de jeunes artistes. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un de 20 ans qui veut absolument faire de la musique ?

Ça dépend s’il est instrumentiste ou créateur. Si c’est un musicien, il faut travailler son instrument le plus possible et prendre modèle sur les plus grands. Et si c’est un créateur, il faut être exigeant avec soi-même. Ce n’est pas le tout d’aligner des accords avec une mélodie. Il faut être content de sa mélodie. Il faut qu’elle nous donne à nous-mêmes un frisson. Et puis il faut réécouter le lendemain avec froideur et objectivité.

Laurent Voulzy se produira à Bouillargues le 3 juillet
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Propos recueillis par Yannick Pons

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